<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1" ?>
<rss version="2.0">
<channel>
  <title>Le Fil Charentais-BEC16</title>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com</link>
  <description>Site sur la qualité de vie en bords de Charente et de ses affluents</description>
  <generator>Lauyan TOWeb</generator>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 10 Mar 2012 17:56:10 GMT</pubDate>
<item>
  <title>Nouveaux Textes</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Avoir très vite aux Récollets de Cognac, la nouvelle exposition du peintre Patricke Le Tuault et de ses amis verriers&#60;/b&#62; à voir en rubrique  Vie artistique&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;/i&#62;&#60;b&#62;Miracle de Noël, voici, enfin, les photos de la soirée  &#34;Origines du Couple&#34;, du 12 novembre à Mérignac&#60;i&#62;&#60;/b&#62; à voir en rubrique Mérignac, Gym Volontaire&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;/i&#62;&#60;b&#62;Le livre de Solange Tellier, Si le Theil me racontait...&#60;i&#62;&#60;/b&#62; à voir en rubrique Littérature&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;/i&#62;&#60;b&#62;Le vendanges chez Georges Pattarin/&#60;/b&#62; à voir en rubrique  Gens de Bourras&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Quelques images des nouvelles oeuvres de Pierre  Marie Tardat et Delannoy&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; à voir en rubrique vie artistique&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000014</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000014</guid>
  <category>Bienvenue sur le site du fil Charentais-BEC16</category>
</item>
<item>
  <title>Vivre la Charente</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;C&#39;est un bien joli fleuve que cette Charente qui, en peu de kilomètres à vol d&#39;oiseau (guère plus de 200 de Cheronnac en Haute - Vienne, jusqu&#39;à son embouchure), réussit à en parcourir 360.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elle commence par vouloir rejoindre la Loire, subissant comme la plupart des cours d&#39;eaux voisins, l&#39;attirance du fleuve Royal.&#60;br&#62;Mais à Civray, elle se ravise et infléchit son cours en direction d&#39;une ville très proche du pouvoir royal, Angoulême, dont elle baise humblement les pieds de sa colline. Mais comme il faut bien se résoudre à rejoindre l&#39;océan, elle le fera à sa manière, dolente, en flânant entre les côteaux de Jarnac et Cognac. Une large boucle en Saintonge la ramène par St-Savinien, jusqu&#39;aux parcs à huîtres de Marennes-Oléron qu&#39;elle contribue, par son eau douce, à faire une production d&#39;exception.&#60;br&#62;C&#39;est en face de la grande ile et des voisines, Aix, Madame, veillées par Fort Boyard, qu&#39;elle se glisse dans le lit de l&#39; Atlantique pour y couler ses eaux langoureuses.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000004</guid>
  <category>Bienvenue sur le site du fil Charentais-BEC16</category>
</item>
<item>
  <title>Communiquons Ensemble</title>
  <description> Vous souhaitez faire parler de votre TPE ou PME, de votre association, de votre collectivité locale, de vos  initiatives, de vous....&#60;br&#62;Communiquons  Ensemble&#60;br&#62;Et vous communiquerez avec les autres.&#60;br&#62;L&#39;expérience de la communication  presse, au service de tous.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour nous contacter : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%70%2E%66%6F%75%67%65%72%61%79%40%77%61%6E%61%64%6F%6F%2E%66%72&#34;&#62;p.fougeray&#38;#64;wanadoo.fr&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Membre de : %FDAE%</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000003</guid>
  <category>Bienvenue sur le site du fil Charentais-BEC16</category>
</item>
<item>
  <title>Mirat di Neride - Action Coach</title>
  <description>Neride&#39;s club&#60;br&#62;Les prochaines réunions, réservées aux créatrice et aux dirigeantes porteront sur : &#60;br&#62;&#34; la trésorerie&#34; et &#34; la niche&#34;; &#60;br&#62;Elles  auront lieu les 4 et 11 février 2011 à 9h, &#60;br&#62;salle de réunion de &#60;br&#62;l&#39;Hôtel d&#39;Entreprises Océane,&#60;br&#62; 27 rue Bachelar &#60;br&#62;à Rochefort</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000010</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000010</guid>
  <category>Bienvenue sur le site du fil Charentais-BEC16</category>
</item>
<item>
  <title>Ouest-Financement</title>
  <description>Note vocation, être votre partenaire financier</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000011</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000011</guid>
  <category>Bienvenue sur le site du fil Charentais-BEC16</category>
</item>
<item>
  <title>Mativi.fr, la télé régionale sur internet</title>
  <description>cliquez sur l&#39;image pour accéder au site mativi.fr&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/introduction/index.html#bv000002</guid>
  <category>Bienvenue sur le site du fil Charentais-BEC16</category>
</item>
<item>
  <title>Le bassin versant de la Charente en chiffres</title>
  <description>&#60;br&#62;Superficie 10.549 km ; Population 585.400 habitants&#60;br&#62;Densité 55,5 hab/km (40 à 100 hab/km)&#60;br&#62;Population saisonnière 117.445 personnes&#60;br&#62;Activité agricole&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; SAU 626.470 ha - Nombre d&#39;exploitations 14.232 -&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Surface irriguée 81.500 ha (RGA 2000)&#60;br&#62;Industrie - Etablissements industriels : 500&#60;br&#62;Volume annuel prélevé en eau (204,4 millions de m3)&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; eau potable 34 % - industrie 9 % - irrigation 57 %&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Origine de la ressource :&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; nappes d&#39;accompagnement : 43 %&#60;/li&#62;&#60;li&#62; eaux de surface : 40 % - eaux souterraines : 12 %&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Volume de stockage (en millions de m3)&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; capacité utile 29 millions de m3 &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Source : EPTB-Charente&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/mapage/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/mapage/index.html#bv000001</guid>
  <category>Vivre avec le fleuve</category>
</item>
<item>
  <title>Les crues : Un problème complexe et coûteux</title>
  <description>&#60;i&#62;Rencontre avec Dider Louis, président de l&#39;Etablissement Public de Bassin Charente&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Il siégeait depuis sept ans au sein de l&#39;Établissement Public du Territoire du Bassin de la Charente et lorsque les élections municipales de 2008 ont amené un changement de majorité politique au sein de l&#39;EPTB, c&#39;est presque naturellement que ses pairs ont élu Didier Louis Président de l&#39;Institution.&#60;br&#62;Le maire de St Saturnin, près d&#39;Angoulême en Charente, vice-président du Conseil Général, est bien décidé à voir aboutir la plupart des projets préparés de longue date par l&#39;institution même si ce ne sera pas une mission (une fois de plus) gagnée d&#39;avance.&#60;/b&#62;&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - Comment s&#39;est effectuée la transition ?&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Didier Louis&#60;/b&#62; &#60;/i&#62;: &#60;b&#62;&#60;i&#62;- Nous avons dû gérer dans l&#39;urgence un changement de directeur. Le précédent ayant choisi de changer de région nous avons procédé à son remplacement. Nous avons choisi une personne dont le parcours correspondait à nos attentes. Ayant travaillé pour le Bassin Loire et, dernièrement dans l&#39;Hérault, car elle avait particulièrement en charge le dossier des inondations, Célia Levinet nous a semblé tout à fait apte à répondre à nos attentes.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - Il est vrai que le dossier des inondations concernant la Charente est celui qui préoccupe le plus de monde. Où en est-on des différentes options ?&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Didier Louis : - La plupart des acteurs sont focalisés sur le problème du « bouchon de St-Savinien ». Mais s&#39;il est vrai que cet amas de vases en amont du barrage pose un véritable problème, sa résorption ne suffira pas seule à éliminer les risques liés aux inondations. Il s&#39;agit là d&#39;un problème plus général où se mêlent la gestion des espaces inondables, les espaces rendus cultivables, la traversée des villes et l&#39;aménagement des plans d&#39;urbanisations. Difficile de savoir qui par le passé a décidé de rendre constructibles des espaces réputés inondables.&#60;br&#62;Par exemple, le fait de supprimer certaines haies a sans doute contribué à faciliter la circulation de l&#39;eau, mais en entraînant sans doute plus de limons avec elle.&#60;/b&#62;&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - Il est question de couper certains des méandres de la Charente pour favoriser l&#39;écoulement de l&#39;eau entre Saintes et St-Savinien, afin de réduire la hauteur des inondations sur Saintes, mais comment gère-t-on le flux d&#39;eau supplémentaire apporté plus rapidement en aval ?&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;i&#62;Didier Louis : Il faudra que l&#39;on ait d&#39;abord éliminé le bouchon pour que l&#39;efficacité soit réelle. De toute façon, l&#39;impact d&#39;un tel aménagement serait minime, on ne gagnerait que quelques centimètres en cas de crue décennale. Mais les études ne sont pas tout à fait terminées et plusieurs instances, dont la DIREN (Direction Régionale de l&#39;Environnement) doivent encore se prononcer sur leur faisabilité et leur financement.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - Ces études ont été engagées voici déjà plusieurs années, elles semblent longues à aboutir.&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;i&#62;Didier Louis : - C&#39;est que le problème est complexe et coûteux,&#60;br&#62;Nous ne voulons pas faire de mauvais choix qui obérerait nos décisions à venir pour longtemps.&#60;br&#62;Nous sommes devant deux options principales : l&#39;épandage des vases sur des terres agricoles ou le rejet en mer.&#60;br&#62;La première est dépendante de la disponibilité de terres agricoles situées hors zones inondables. Nous aurions besoin de 240 ha non morcelés. Les agriculteurs sont d&#39;accord pour recevoir ces boues, car elles sont saines, sans métaux lourds et enrichiraient leurs sols organiquement. Mais les surfaces proposées sont trop dispersées et le transport des boues par camions ne serait pas sans occasionner des rejets importants en CO2. Le tout pour 48 millions d&#39;Euros plus coûts induits comme l&#39;endommagement des voies de circulation.&#60;br&#62;La seconde option suppose la création d&#39;un pipe-line d&#39;acheminement des boues vers le littoral. Mais son tracé traverserait des zones protégées classées Natura 2000. De même, le rejet en mer ne va pas sans impacter le milieu marin et les espèces qui y vivent, certains sites en mer étant également classés Natura 2000. Son coût avoisinerait les 80 à 100 millions d&#39;Euros.&#60;br&#62;D&#39;autre part, l&#39;existence du bouchon de St-Savinien depuis de nombreuses années déjà, a vu la naissance d&#39;un milieu naturel dans lequel se sont installées un certain nombre d&#39;espèces animales et végétales dont certaines sont protégées. Nous devons donc veiller à ce que la suppression de ce bouchon ne nuise pas à ces espèces. Il est donc possible que nous ne puissions pas le supprimer totalement.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - Quels sont vos rapports avec les élus et anciens responsable de l&#39;EPTB Charente ? On dit que les dissensions politiques ont bloqué un certain nombre de décisions.&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;i&#62;Didier Louis : - Le plus souvent nous travaillons en accord. Comme avec les différentes associations écologiques ou de riverains. Tout n&#39;est pas toujours facile à accorder, mais nous y arrivons.&#60;/b&#62;&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - La création d&#39;une échelle à poisson à Crouin n&#39;a pas l&#39;air d&#39;être bien comprise des riverains qui pensent d&#39;abord aux crues et trouvent qu&#39;investir 720 000 euros pour des anguilles n&#39;est pas une priorité.&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;i&#62;Didier Louis : - Il s&#39;agit d&#39;une étape dans l&#39;aménagement à venir. Les poissons ont besoin d&#39;un courant vif pour franchir un barrage, sinon ils s&#39;épuisent avant d&#39;y parvenir, quand ils y parviennent. La création de cette échelle facilitera leur migration et le courant ainsi créé entraînera une partie de limons, de feuilles, de branches qui restent bloqués actuellement au barrage. Il n&#39;y a pas de problème séparé des autres, tout est lié et lorsque l&#39;on pense un aménagement on réfléchit à son implication globale dans l&#39;ensemble des problèmes. Il ne s&#39;agit donc pas d&#39;un investissement à but unique, faciliter le passage des anguilles (entre autres), mais bien d&#39;une gestion raisonnée du phénomène des crues.&#60;/b&#62;&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - La Charente est bordée de quatre villes importantes comme Angoulême, Cognac, Saintes, Rochefort. Quels sont les risques en matière de pollution et de prélèvement d&#39;eau ?&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Didier Louis : - Angoulême tire principalement son eau de la Touvre, mais il est vrai que l&#39;on est confronté aux rejets des villes et villages, des entreprises, des agriculteurs qui bordent la Charente. Nous n&#39;avons pas constaté de vrais problèmes de pollution…&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Le Fil : - Quels sont les principaux projets pour l&#39;avenir ?&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Didier Louis : - Le Ministère de l&#39;Environnement et la DIREN nous poussent à mettre en place un Schéma d&#39;Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE), comme il en existe un pour la Boutonne. Il s&#39;agit de définir des objectifs généraux d&#39;utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. C&#39;est une opération complexe, car elle doit prendre en compte les remembrements agricoles, les plans d&#39;urbanisations, les espaces protégés et, pour ce qui nous concerne, sur plusieurs départements. Ce n&#39;est pas une mince affaire et cela prendra du temps pour décider tous les intervenants.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Entretien Patrice Fougeray&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000001</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Prévoir, gérer, atténuer</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Depuis que les eaux coulent sur Terre sous forme de rus, ruisseaux, rivières et fleuves, la nature a voulu qu&#39;ils envahissent les espaces bordant leurs cours à certaines périodes de l&#39;année. (C&#39;est général l&#39;automne et le printemps qui s&#39;avèrent les plus propices à ces phénomènes), du fait de l&#39;abondance des pluies qui y sont attachées avec, en plus pour le printemps, la fonte des neiges hivernales.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Depuis que l&#39;homme vit sur Terre, son existence est soumise à la présence ou non de ces débordements naturels. Débordements aux effets d&#39;ailleurs apparemment contradictoires. En effet, une crue lente à monter et à redescendre est bienfaitrice dans la mesure où elle amène sur les terres inondées des limons qui enrichissent les sols et favorisent les cultures. C&#39;est en quoi des fleuves comme le Nil furent divinisés, car dispensateurs de récoltes abondantes lorsque la crue venait et provoquant la disette lorsqu&#39;elle était absente. D&#39;où la fameuse parabole des « 7 vaches grasses et des 7 vaches maigres sortant du Nil », sept années de disette succédant à sept années d&#39;abondance.&#60;br&#62;Et de manière naturelle les hommes s&#39;installèrent sur les bords des cours d&#39;eau où ils trouvaient leurs sources de vie.&#60;br&#62;Le problème c&#39;est que peu à peu, ils s&#39;accommodèrent de moins en moins des crues naturelles. D&#39;autant que se produisait également le second effet naturel des crues, la dévastation. Un phénomène provoqué par une surabondance du flux d&#39;eau qui déferle en flot brutal et ravageur se frayant violemment le passage au travers des campagnes et détruisant tout obstacle. Un phénomène d&#39;autant plus violent que le passage est resserré. Ce peut-être dans une gorge naturelle, ce peut-être à cause d&#39;un aménagement humain : canal, caniveau, rue étroite, pont trop bas ou trop court, berges encombrées de quais et de maisons…&#60;br&#62;Alors, l&#39;homme a entrepris de « domestiquer » les cours d&#39;eau. C&#39;est ainsi que le Rhin n&#39;est plus canal coulant ses eaux entre des rives bétonnées. Et ce n&#39;est pas le seul grand fleuve ayant eu à subir tel avatar. Le Nil lui-même a vu construire un lac immense pour écrêter ses crues. Il en est de même au Canada et tout récemment en Chine avec le barrage des « Trois gorges » sur le Yang-Tseu-Kiang.&#60;br&#62;Mais, revers de la médaille, si l&#39;on a écrêté les crues les plus courantes, lors de crues centennales les conséquences de tels aménagements sont encore plus ravageuses puisque l&#39;eau ne trouve plus à s&#39;épancher naturellement sur de larges espaces.&#60;br&#62;Encore moins du fait que nombre de zones réputées inondables ont été bâties, malgré les interdictions qui, en principe, les frappent. Soit parce que les constructions existaient avant la mise en place de la réglementation, soit par l&#39;attribution de passe-droits lucratifs au profit de personnes, d&#39;entreprises ou de collectivités.&#60;br&#62;C&#39;est ainsi que l&#39;on vit des villes de l&#39;importance de Tours, sur la Loire, militer pour la construction de barrages sur le « Fleuve royal » afin de protéger une zone industrielle construite à la confluence de la Loire avec le Cher, zone tout naturellement inondable.&#60;br&#62;Si les différentes associations de défense du « dernier fleuve sauvage d&#39;Europe » ont réussi après de longues années de luttes à obtenir que la Loire conserve son caractère originel, c&#39;est parce que des solutions ont été trouvées qui ont permis de lui éviter la honte d&#39;une « canalisation » de son cours.&#60;br&#62;C&#39;est aussi grâce à cette mobilisation que la Loire a pu obtenir son classement au « Patrimoine de l&#39;humanité » qu&#39;un bétonnage de ses rives aurait empêché à coup sûr.&#60;br&#62;Et certaines de ces solutions seraient adaptables à la Charente.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000002</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Faire sauter le bouchon, écologiquement</title>
  <description>Comme nous le disions plus haut, le phénomène des crues de la Charente n&#39;est pas nouveau et Louis XIV lui — même avait chargé l&#39;un de ses ingénieurs, le sieur Blondel, d&#39;entreprendre des travaux afin de remédier au problème. Ce qui n&#39;a pas empêché la Charente de continuer à inonder ses riverains.&#60;br&#62;Depuis trente années déjà, « l&#39;Institution Fleuve Charente », devenue Établissement Public Territorial de Bassin (EPTB) se penche sur le problème et poursuit des études visant à trouver les meilleures options. Présidé jusque 2008 par Xavier de Roux, maire de Chaniers, l&#39;EPTB a publié quatre plaquettes destinées à mieux informer les personnes intéressées sur les solutions envisagées et les modalités de leurs mises en œuvre. L&#39;ennui c&#39;est qu&#39;aucune n&#39;est véritablement satisfaisante, tant au regard de son coût, qu&#39;à celui de son efficacité réelle, sans parler de son impact environnemental.&#60;br&#62;On a pu voir dans son entretien que l&#39;actuel président, Didier Louis, n&#39;a pas encore dans son sac de solution véritablement nouvelle à proposer. Alors quelles sont donc celles déjà envisagées ?&#60;br&#62;Tout d&#39;abord la résorption du « bouchon de St-Savinien »&#60;br&#62;« L&#39;origine tient au fait que le barrage construit pour limiter l&#39;effet des marées sur le cours du fleuve a été endommagé », explique Jean-Claude Godineau, maire de St-Savinien.&#60;br&#62;« Deux éléments mobiles ne fonctionnant plus l&#39;eau de la Charente ne pouvait plus s&#39;évacuer en entraînant les limons. Si bien que ces derniers se sont accumulés, formant peu à peu le fameux bouchon ». Un état de fait qui s&#39;est prolongé plus de trente ans, si bien que les vases accumulées s&#39;étendent sur près de 4 m de hauteur et trois kilomètres entre St-Savinien et Port d&#39;Envaux, représentant près de 2.000.000 de m3. « Avant, on pouvait pêcher sur les galets dans la traversée du village, on avait posé des chaînes pour y fixer, nos engins de pêche » se souvient Jean-Pierre Mullon. Selon spécialistes et riverains, cet amas de vase contribuerait à rendre les crues plus importantes et serait à l&#39;origine d&#39;une hauteur plus forte à Saintes en particulier.&#60;br&#62;En 2008, le Conseil Général de la Charente-Maritime a fait réparer les pelles endommagées et procéder au dragage des vases sur une largeur de 4 m sur toute la longueur de fleuve traversant le bourg. « Cette opération nous permet de préserver la circulation fluviale des pénichettes du loueur installé à St-Savinien. Sans cela, ses bateaux auraient été bloqués à quai et il aurait dû cesser son activité. » Mais il ne s&#39;agit que d&#39;une réponse à une situation d&#39;urgence et le problème reste presque entier en ce qui concerne l&#39;amont.&#60;br&#62;Évacuer le reste des vases, comme le dit Didier Louis, pose de nombreux problèmes et coûte cher.&#60;br&#62;Quelle que soit la solution choisie, le coût financier et environnemental sera conséquent.&#60;br&#62;L&#39;évacuation des vases par l&#39;épandage nécessite de larges surfaces de terres agricoles et de nombreux va-et-vient de camions sur des routes qui ne sont pas prévues pour supporter un tel trafic. Il faut également prévoir des espaces de ressuyages pour que les vases s&#39;assèchent suffisamment avant épandage. Même si elles ne contiennent aucun élément nuisible à l&#39;environnement, il faudra être capable de les traiter en toute sécurité. Ce qui suppose des installations spécifiques. Les 48 millions d&#39;euros prévus risquent fort d&#39;être insuffisants.&#60;br&#62;Un projet de production de granulés d&#39;argile à partir des vases cuites est également envisagé qui permettrait de rentabiliser en partie l&#39;opération en vendant ces granulés.&#60;br&#62;Le pompage et leur transfert à l&#39;aide de barges jusqu&#39;aux abords de l&#39;ïle d&#39;Oléron pour les rejeter en mer sont liés aux contraintes de marées et nécessaire transfert de la barge sur un bateau adapté à la navigation maritime.&#60;br&#62;Le rejet par un pipe-line dans le même secteur suppose de faire traverser des zones classées « Natura 2000 » et le rejet en mer peut également avoir des conséquences environnementales sur l&#39;équilibre naturel marin du secteur concerné. Des effets encore peu mesurables actuellement. « Son coût avoisinerait les 80 à 100 millions d&#39;Euros », déclare Didier Louis.&#60;br&#62;Les études se poursuivent donc. Et pourtant, il faudra bien prendre une décision, car l&#39;élimination du bouchon conditionne la mise en place d&#39;un système d&#39;effacement de méandres entre Saintes et Bussac afin de faciliter l&#39;écoulement des eaux de crues.&#60;br&#62;Le principe en est le suivant : un canal doté de digues effaçables, dites « fusibles » (car les eaux de crues les font disparaître) est creusé afin de créer une ligne droite de l&#39;amont vers l&#39;aval et coupant ainsi le méandre. En période normale l&#39;eau suit le lit mineur naturel de la Charente. En période de crue « ordinaire », l&#39;eau en surplus franchit les digues et s&#39;écoule directement de l&#39;amont vers l&#39;aval. Lors de crues « centennales », l&#39;eau s&#39;étend dans le lit majeur, mais moins haut.&#60;br&#62;Cette opération, qui permettrait de gagner moins de 10 cm de hauteur d&#39;eau à Saintes, pose une question importante : comment gère-t-on l&#39;afflux d&#39;eau supplémentaire vers l&#39;aval ? « Il est évident que St-Savinien souffrira d&#39;inondations plus fortes », estime Jean-Claude Godineau. Car les chenaux tracés auront pour effet d&#39;évacuer plus rapidement l&#39;eau venue de l&#39;amont certes, mais par conséquent de provoquer un apport plus important et plus rapide d&#39;eau vers l&#39;aval.&#60;br&#62;« Peut-être pourrait-on envisager de supprimer totalement le barrage de St-Savinien ? », suggère en souriant Jean-Pierre Mullon, qui voit là une opportunité de rendre à la Charente son cours naturel.&#60;br&#62;Une solution possible serait d&#39;utiliser le canal de l&#39;UNIMA (Union des Marais) comme exutoire ; mais il semblerait que le manque d&#39;entretien de l&#39;ouvrage, qui depuis l&#39;amont de St-Savinien rejoint le canal de la Seudre, destiné à l&#39;alimentation en eau des marais en période d&#39;étiage, limite ses capacités dans ce domaine.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000005</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000005</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Les projets de l&#39;Institution : « Le Fleuve Charente »,Établissement Public Territorial de Bassin</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Nous l&#39;avons évoqué dans l&#39;entretien avec Didier Louis, l&#39;Établissement Public Territorial de Bassin « Fleuve Charente »  a connu quelques changements en 2008 dans son administration. À commencer par son président. L&#39;autre changement d&#39;importance concerne sa direction puisque Rémy Filali a rejoint une autre région.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; C&#39;est donc désormais Célia Levinet qui a en charge la gestion technique de l&#39;Institution.&#60;br&#62;Originaire de l&#39;Hérault, cette ingénieure en sciences et techniques de l&#39;eau s&#39;est intéressée à la gestion des eaux de la Maine et de la Loire pour le Bassin Loire à Angers, avant de gérer le problème des inondations pour le bassin Vidourle à Montpellier. « Mais il était intéressant pour moi de pouvoir assumer la direction d&#39;un établissement aussi important que celui-ci. Un bassin versant comme celui de la Charente couvrant plus de 10.000 Km2 et intéressant plus ou moins directement 4 départements. » Et cela n&#39;aura rien d&#39;une mince affaire ; car sur les 361 km de son cours la Charente borde des villes, des syndicats de pays, des communautés de communes, des cantons, des départements aux intérêts souvent divergents. Les attentes ne sont pas les mêmes à Civray où les pêcheurs souffrent plus des étiages que des inondations, même si celles-ci ne sont pas négligeables, qu&#39;à Cognac ou à Saintes.&#60;br&#62;Même si, politiquement, Didier Louis affirme que l&#39;on travaille dans un certain consensus, il n&#39;empêche que la réalité n&#39;est pas toujours aussi simple et que bien des intérêts se confrontent.&#60;br&#62;Célia Levinet sait déjà qu&#39;elle n&#39;aura pas forcément la tâche facile dans sa gestion de l&#39;EPTB. Elle aura à gérer 30 années passées en études de faisabilité de différentes options, savoir trouver, et en une certaine mesure imposer, celles qui seront le plus à même de répondre le mieux aux attentes. Et toute son expérience de la gestion des inondations ne sera pas de trop pour arriver à gérer les conflits d&#39;intérêts.&#60;br&#62;Nous avons vu plus haut certaines des alternatives possibles, mais il en existe d&#39;autres, complémentaires, qui ne manqueront pas de créer la polémique.&#60;br&#62;La plus significative est la création de zones de « surstockages » où l&#39;eau des inondations pourrait s&#39;étendre afin de limiter les hauteurs d&#39;eau en aval.&#60;br&#62;À l&#39;origine, le lit majeur de la Charente comportait des zones marécageuses naturelles où la végétation adaptée retardait l&#39;écoulement des eaux. La mise en culture de ces zones a fait arracher cette végétation et ce ne sont pas les céréales, dormantes à l&#39;époque des crues, qui peuvent jouer ce rôle. L&#39;urbanisation des rives et le drainage des zones marécageuses contribuent également à amplifier l&#39;effet d&#39;accélération de la crue vers l&#39;aval.&#60;br&#62;Redonner certaines de ces aires d&#39;expansion à la Charente, suppose que l&#39;on adapte leur culture soit en laissant la nature retrouver ses espèces végétales originelles, soit en y adaptant les méthodes culturales. Prairies humides par exemple. Une quinzaine de ces retenues seraient créées sur la Charente et ses affluents.&#60;br&#62;« On reproche le nombre et le temps passé en études, considérées comme coûteuses, mais elles sont indispensables. Nous devons être capables d&#39;expliquer les avantages et les inconvénients de chacune des options envisagées, afin que les élus et organismes concernés, les associations de riverains tout comme le ministère de l&#39;Environnement ou la DIREN, puissent donner leur accord. L&#39;EPTB ne peut engager des fonds que sur des réalisations concrètes et réellement efficaces. »&#60;br&#62;Le Programme d&#39;Actions et de Prévention des Inondations (PAPI) établi dès 2002 avec le Ministère de l&#39;Environnement, prévoit la mise en œuvre de travaux propres à réduire les effets des crues comme le curage de la Charente, la création des chenaux et la création de sites de « surstockages » sur l&#39;Antenne, la Soloire et la Seugne. Et ce, d&#39;ici à 2012. Mais les délais seront-ils tenus ?&#60;br&#62;Car aux projets déjà élaborés vient s&#39;ajouter, sur les recommandations d&#39;une directive Européenne, la mise en place d&#39;un Schéma d&#39;Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE).&#60;br&#62;« Il s&#39;agit dans ce cadre, de réfléchir à la mise en place d&#39;actions cohérentes sur l&#39;ensemble du bassin versant de la Charente. Il en existe plusieurs en France, dont l&#39;un des plus récents concerne la vallée de la Boutonne.&#60;br&#62;Mais pour sa mise en place, comme pour l&#39;ensemble de nos actions, nous consultons régulièrement les différents intervenants et cela prend du temps. »&#60;br&#62;Et du temps, il en faudra encore, avec de la patience, car Célia Levinet sait qu&#39;en matière d&#39;inondation rien n&#39;est jamais gagné.&#60;br&#62;« On n&#39;arrête pas l&#39;eau. Elle suit son propre chemin et sa puissance est telle qu&#39;elle détruit tout obstacle sur son passage. Il est donc nécessaire de tenir compte de son cours naturel lorsque l&#39;on souhaite créer des ouvrages. »&#60;br&#62;L&#39;Homme s&#39;imagine toujours capable de dominer la Nature. Mais c&#39;est bien là fruit d&#39;une imagination parfois maladive car au final, c&#39;est la Nature qui est toujours la plus forte ; car quoi que fasse l&#39;Homme elle adapte son évolution. Il n&#39;est qu&#39;à constater combien les aménagements humains sont fragiles dès lors que la Nature se manifeste. L&#39;herbe repousse à travers ciment et goudron, les tempêtes ravages les forêts artificiellement et mal concues, l&#39;eau bouscule les obstacles créés sur cours.&#60;br&#62;Les inondations sont un phénomène naturel peu dommageable si l&#39;on respecte les épanchements naturels, elles deviennent catastrophiques dès lors que l&#39;Homme s&#39;imagine pouvoir les canaliser, et les habitants de Vaison-la-Romaine par exemple peuvent en témoigner.&#60;br&#62;Faisons que la Charente, fleuve paisible, ne se transforme pas en fleuve véritablement ravageur.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000006</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Les débordements de la Charente UN PHÉNOMÈNE SÉCULAIRE</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;Un peu d&#39;Histoire, avec Jacques Rullier&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Indolente Charente, calme Charente, immuable &#34; Carentonus &#34; des Romains ! Même lorsqu&#39;elle fait le &#34; gros dos &#34;, elle n&#39;arrive pas à causer catastrophes, deuils et peines. &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La simultanéité ou non des crues de la Charente et de ses affluents aval (Antenne, Seugne, Né) présente des conséquences importantes pour les niveaux d&#39;inondation dans le secteur Cognac - Saintes. &#60;br&#62;On peut distinguer deux types de crues : &#60;br&#62;Les crues générées par des pluviométries courtes (3 à 4 jours), mais intenses. Ce qui induit une onde de crue violente.&#60;br&#62; Deuxième cas de figure, les crues générées par des pluviométries longues (supérieures à une semaine). Le débit à Saintes peut atteindre alors des valeurs importantes, comme en janvier 1994. La Charente a toujours été navigable de son propre fonds, c&#39;est à dire par sa nature et sans le recours de travaux d&#39;art, depuis l&#39;embouchure jusqu&#39;à Saintes. Puis la navigation s&#39;est étendue jusqu&#39;à Cognac, Jarnac, Châteauneuf et Angoulême ; entraînant une succession d&#39;obstacles &#34; les aiguilles &#34; pour amener l&#39;eau jusqu&#39;aux moulins et faciliter la navigation. Jusqu&#39;à ce que Turgot en 1776 construise des écluses. &#34; - Ces retenues rendent sans doute les inondations plus promptes et plus fortes &#34; écrivait J.P. Quénot dans sa &#34; Statistique monumentale de 1818 &#34;. Mais contrairement aux autres fleuves des pays circonvoisins qui connurent de grandes inondations, en 583 à Paris, en 761 en Italie, en 808 en Hollande, en 945 et 1100 en Allemagne, la Charente n&#39;a pas eu à pâtir de grandes crues. Lente à la montée, lente à la descente, une crue de la Charente surprend rarement ses riverains. Elles se déroulent généralement en hiver et leur période de retour varie entre 5 et 10 ans. Un lit mineur de faible capacité fréquemment encombré avec des remblais des constructions, une végétation localement dense, des pentes motrices faibles en particulier après Cognac, des remontées de marée assez forte, un méandrement localement développé et allongeant les trajets hydrauliques et deux verrous topographiques (Cognac et Saintes) dus à la construction de la voie du chemin de fer, induisent un relèvement très net des lignes d&#39;eau en crue. (4)&#60;br&#62;En 1195 à Paris la montée des eaux força Philippe Auguste à abandonner son palais de la Cité et à se réfugier à l&#39;Abbaye de Ste-Geneviève. (1) En 1783, tous les pertuis et écluses depuis Baudan (près de Mansle) jusqu&#39;à Jarnac avaient été emportés et le total des dégâts était estimé à 2.249 livres or, soit environ 300 millions d&#39;euros (3)&#60;br&#62;En 1834 la France fut ravagée sur tous les points par les inondations et la Seine a débordé deux fois et dépassé un niveau de 7 mètres au-dessus des plus basses eaux. Pour ce qui est de notre &#34; Fleuve &#34;, car la Charente est bien un fleuve (&#34; - Je ressentais une sorte de vanité de savoir que la Charente était un fleuve &#34; écrit le président F. Mitterrand dans ses souvenirs d&#39;enfance), l&#39;année 1859 fut témoin de débordements assez importants.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Le 15 mars 1876, la Charente atteint le plus haut niveau de mémoire d&#39;homme &#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais cela se fit doucement sans à-coup comme à son habitude. Contrairement à quelques affluents sur lesquels quelques catastrophes sont connues, comme celle du fameux orage de la St Roch le 16 août 1768 sur le Né.&#60;br&#62; &#34; Vers les 2h00 de l&#39;après-midi s&#39;éleva un orage dont il n&#39;y a pas d&#39;exemple. En moins d&#39;une heure, les terres et les vallons furent submergés à vingt pieds de hauteur ( 6 mètres). La Charente est sortie de son lit et la chaussée de Merpins a été rompue et enlevée sur 4 à 5 toises (environ 15 mètres), la plupart des moulins sont détruits des familles ont disparu avec leurs bestiaux et leurs effets. On a retrouvé dans les chemins plusieurs charrettes chargées de gerbes, d&#39;eau de vie et chevaux et conducteurs, tous noyés.On découvre journellement des cadavres amenés d&#39;une ou deux lieues dans l&#39;intérieur des terres vers St-Fort. Les Châtellenies de Bouteville, Ambleville et de Châteauneuf composant plus de trente paroisses ont le plus souffert &#34;&#60;br&#62;D&#39;autres crues ont laissé quelques traces dans la mémoire collective comme celle du 19 février 1904, celle de mars 1923, celle du 2 avril 1962 et plus récemment le record avec la crue centennale du 23 décembre 1982. Cette crue doit son caractère exceptionnel par le fait qu&#39;elle est le résultat de l&#39;enchaînement de deux types de pluviométrie. Une pluie intense sur deux jours suivie par un épisode pluvieux exceptionnel. Durant tout le mois de décembre et à partir du 5 des dépressions atlantiques finirent leurs courses sur notre région ; En particulier le 10 avec une forte tempête. Puis les 16 et 17 et surtout le dimanche 19 et le lundi 20 ; Les précipitations atteignant plus de 400 mm (208 mm puis 260 mm) on déclencha le plan ORSEC par les préfets de la Charente et de la Charente-Maritime et Michel Crépeau maire de la Rochelle alors ministre de l&#39;Environnement. Le plan sera maintenu durant 9 jours en Charente et 17 jours en Charente-maritime. &#60;br&#62;Le fleuve Charente connaît malheureusement d&#39;autres problèmes qui sont liés à des ressources en eau devenues insuffisantes et une qualité des cours d&#39;eau parfois très inquiétante. Le bouchon de St-Savinien, le non-dragage du lit depuis de nombreuses années, avec une remontée du fond inquiétante, laissent supposer que les problèmes sont loin d&#39;être évacués ! Je laisserai le Préfet de la Charente de l&#39;époque conclure. Lors de son interview sur FR3 le 22 décembre 1982 à 19h00 au journal Il dit : &#34; - Si la Charente est montée si haut c&#39;est parce qu&#39;il a beaucoup plu ! &#34; (sic). Inquiétant n&#39;est-ce pas !&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Jacques Rullier&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                                &#60;br&#62;&#60;b&#62;Sources :                 (1) Chroniques, faits historiques et traditions de l&#39;Angoumois Occidental par P.Lacroix (1876)&#60;br&#62;                                (2) Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac Abbé Cousin (1882)&#60;br&#62;                                (3) À la recherche des gabarriers de la Charente Bruno Sepulchre (1978)&#60;br&#62;(4) Le Bassin versant de la Charente aménagement et gestion de l&#39;eau Emmanuelle Tur G.R.E.H. (1998)&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossiercrues/index.html#bv000003</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Etiages de la Charente, deux lacs en soutiens</title>
  <description>Chaque année et de plus en plus tôt dans le printemps, les préfets de Charente et Charente - Maritime sont amenés à prendre des arrêtés de restriction de prélèvements d&#39;eau dans les cours de la Charente et de ses affluents. Ces mesures destinées à préserver la ressource en eau sont généralement difficiles à faire appliquer par des professions pour lesquelles l&#39;eau est un élément indispensable de leur activité. Agriculteurs, ostréiculteurs, bien sur, mais ils ne sont pas les seuls concernés. Les usagers particuliers ne sont pas forcément des modèles de vertu dans ce domaine et les industriels n&#39;ont pas toujours les équipements qui limiteraient consommation et pollution.&#60;br&#62;Et pourtant, ce sont très souvent des mesures qui pourraient être au moins différées dans le temps, si chacun se montrait responsable. Mais on le constate, chaque acteur de la vie commune renvoie la responsabilité sur son voisin, arguant que, lui ne fait que répondre à un usage nécessaire au bon fonctionnement de son activité. &#60;br&#62;Dans l&#39;attente d&#39;une réglementation véritablement contraignante envers les secteurs économiques les plus dangereux pour la réserve en eau, secteurs généralement puissants dans la défense de leurs intérêts, c&#39;est l&#39;ensemble des populations qui en subissent les conséquences. Au nom du pragmatisme économique, on autorise certains pays et certaines industries à acheter des « droits à polluer » leur permettant de poursuivre leur activité sans contrainte de protection. Cette politique mondiale mène la planète à son épuisement et ce ne sont pas les films d&#39;Al Gore, Nicolas Hulot et Yann Arthus Bertrand, si dénonciateurs, si généreux dans leurs intentions soient-ils, qui changeront les choses. Monsanto  ne bouge pas d&#39;un iota sur la production d&#39;OGM et continue de contraindre les exploitants à lui acheter chaque année de nouvelles semences, punissant ceux qui replantent celles de leurs récoltes. Bayer continue à produire des pesticides dangereux pour les abeilles et les grands laboratoires déposent des brevets sur des molécules naturelles qu&#39;ils « recréent ». C&#39;est ainsi que l&#39;on vous vend très des produits soi-disant enrichis en « Omega 3 », une molécule que l&#39;on trouve en abondance à l&#39;état naturel, par exemple dans le poisson.&#60;br&#62;La politique environnementale, s&#39;accommode facilement de passe-droits, au nom du profit immédiat, au détriment de l&#39;intérêt général. Et ce ne sont pas les organisations écologiques, qui pour certaines ne sont que des faux nez de l&#39;industrie,   qui changeront forcément les choses.&#60;br&#62;Cela est vrai pour les industriels qui prélèvent l&#39;eau pour leurs besoins  technique et la restituent plus ou moins bien dépolluée au fleuve. &#60;br&#62;C&#39;est vrai également pour nos agriculteurs régionaux, victimes comme d&#39;autres d&#39;une agriculture intensive immodérée. Ils pompent pour arroser des cultures gourmandes en eau, en engrais ( les sols sont épuisés par la surexploitation  et ne peuvent plus apporter seuls les besoins alimentaires aux plantes), en pesticides de toutes sortes puisque les plantes fragilisées par le productivisme sont moins résistantes aux attaques des maladies et parasites. Et ce, bien que l&#39;on développe des OGM spécifiques censés palier ces manques, qui se trouvent eux-mêmes confrontés  rapidement à des attaques parasitaires également spécifiques. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais c&#39;est vrai également des particuliers et de leurs jardins avec leurs assainissement mal entretenus; des villes, dont la population en constante évolution oblige à trouver des forages de plus en plus profonds et à créer des stations d&#39;épuration de plus en plus gourmandes en eau, plus ou moins bien recyclée à la sortie; des bords de mer qui attirent une manne touristique bienfaitrice de l&#39;économie locale et voient leur demande multipliée par dix en été, période de fragilité des cours d&#39;eau et des nappes phréatiques. Et l&#39;on hésite à se réjouir de jours de soleil et de chaleur qui renforcent l&#39;afflux touristique, mais nous privent d&#39;une eau de pluie indispensable à la préservation de nos réserves en eau.&#60;br&#62;Certes ce ne sont pas les pluies d&#39;été qui alimentent les nappes, mais elles permettent aux plantes de pourvoir à leur  besoin, en limitant les apports par arrosages. &#60;br&#62;Situation d&#39;autant plus sensible que le lit de la Charente tend à s&#39;assécher naturellement.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossieretiages/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossieretiages/index.html#bv000002</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Un fleuve naturellement fragile</title>
  <description>La Charente, dont la source se situe à quelques kilomètres de Chéronnac (87), reçoit son eau d&#39;un bassin versant alimenté en partie par des sources issues des premiers contreforts du Massif  Central. Taillé entre roche calcaire et roche karstique, son lit et ceux de plusieurs de ses affluents voient une partie de leurs eaux s&#39;infiltrer  et  rejoindre des nappes à de grandes profondeurs. C&#39;est pour cette raison qu&#39;elle peut subir des étiages précoces dans l&#39;été, surtout sur la partie haute de son cours. Les affluents qui le jalonnent et l&#39;alimentent, se tarissant rapidement de façon naturelle. Au fur et à mesure de l&#39;avancement dans la saison, les pertes se font ressentir de plus en plus bas sur le cours. Ce qui ne va pas sans inconvénients pour la pêche et la navigation, comme pour l&#39;alimentation humaine.&#60;br&#62; &#60;br&#62;Lors de sa création, l&#39;Institution &#34; Fleuve Charente &#34; (Etablissement Public de Bassin Charente) se vit attribuer la compétence de gestion des étiages. Pour ce faire elle créa un barrage destiné à rendre la régulation des fournitures en eau plus efficace. Ce fut le barrage de Lavaud, d&#39;une capacité de 10 millions de m3, il est fonctionnel depuis 1989. Quelques années plus tard, le conseil général de la Charente entrepris celui de  Mas-Chaban, mis en eau en 2000, d&#39;un capacité de 14 millions de m3.&#60;br&#62;  Mais même ces deux réserves peuvent s&#39;avérer insuffisantes lors de grandes sécheresses&#60;br&#62;Plusieurs solutions de substitution ont donc été envisagées plus ou moins bonnes naturellement. D&#39;autant que celles prévues pour limiter le niveau des crues risquent de compliquer encore la tâche des aménageurs. Car, qui dit évacuation plus rapide des eaux lors des débordements, dit qu&#39;il en manquera autant ou presque dans les nappes, puisque l&#39;on aura empêché l&#39;infiltration. Ce processus demande du temps. Empêcher l&#39;eau de stagner sur « les prées », ses aires naturelles de débordement, c&#39;est se priver de sa mise en réserve dans les nappes naturelles.  Pas seulement les nappes de surfaces, rapidement rechargées en général (quelques semaines, voire quelques mois), mais tout aussi rapidement épuisées. En fait, ce sont les nappes de profondeur moyenne ou grande qui constituent les vrais réservoirs durables. Des réserves elles aussi menacées.&#60;br&#62;Déjà l&#39;on pompe dans les nappes de moyenne profondeur pour alimenter les stations d&#39;eau potable destinées à l&#39;usage quotidien des populations, car moins sensibles à la pollution de surface. L&#39;eau s&#39;y infiltre en quelques années ou dizaines d&#39;années, se débarrassant durant ce temps d&#39;une grande partie des éléments nocifs. &#60;br&#62;Quant aux nappes de grande profondeur, c&#39;est en centaines, voire en milliers d&#39;années qu&#39;il faut mesurer le temps d&#39;infiltration.&#60;br&#62;On mesure donc l&#39;impact que peuvent avoir les prélèvements intensifs sur un bassin aussi fragile dans son alimentation, que celui de la Charente.&#60;br&#62;Car ce ne sont pas les apports d&#39;une année fortement pluvieuse qui suffisent à compenser les prélèvements. Les interdictions et les limitations d&#39;arrosages émis par les préfectures se comprennent dès lors mieux, même si l&#39;on a le sentiment qu&#39;elles peuvent parfois être exagérées lorsque le printemps et l&#39;été sont « pourris ».&#60;br&#62;Si l&#39;industrie, l&#39;agriculture, les villes consomment beaucoup d&#39;eau, une autre activité demande également que l&#39;on laisse l&#39;eau douce arriver jusqu&#39;à elle.&#60;br&#62;Il s&#39;agit des ostréiculteurs, les huîtres ont des besoins très importants.  Installés dans l&#39;estuaire et sa proximité ils bénéficient d&#39;un apport naturel qui fait la qualité de leurs coquillages. Les prélèvements en amont réduisent considérablement cet apport indispensable à la maturité des huîtres. Or, les naissains demandent un apport en éléments nutritifs important, que la Charente leur fournit naturellement dans son estuaire. Si l&#39;eau n&#39;arrive plus en quantité suffisante pour y subvenir, il devient nécessaire de procéder à des lâchers d&#39;eau depuis les deux lacs de haute Charente .&#60;br&#62;On envisage donc, à défaut d&#39;avoir pu réaliser le barrage de la Trézence qui aurait renforcé les lacs de Haute Charente, mais posait d&#39;autres problèmes environnementaux, de créer des « bassines ». Des réserves plus petites, réparties en divers points et dans lesquelles les agriculteurs pompent pour l&#39;arrosage des cultures. Toutefois comme toute « bonne solution », celle-ci ne va pas sans inconvénient. Leur approvisionnement est censé se faire uniquement de façon naturelle, par les pluies. Mais, outre qu&#39;elles privent les nappes d&#39;une grande partie de leur apport nécessaire à leur reconstitution, les précipitations ne sont pas forcément suffisantes pour les remplir et engendrent la tentation de pomper dans les nappes pour compenser.&#60;br&#62;Et il ne suffit pas de remplacer les cultures exotiques, comme le maïs, très gourmandes en eau, par des cultures moins exigeantes pour résoudre le problème. (Certes, ce serait déjà une excellente décision que de laisser la culture d&#39;une plante d&#39;origine tropicale aux pays où elle pousse naturellement. On pourrait ainsi non seulement se contenter de compléter les manques de l&#39;arrosage naturel pour leur production, mais elles constitueraient une ressource agricole indispensable à leur équilibre économique. Encore faudrait-il pour cela que les pays occidentaux y voient un intérêt économique pour leurs agricultures et leurs entreprises agro-alimentaires.)&#60;br&#62;On le constate, comme pour les crues, le problème des étiages est complexe et coûteux à mettre en place.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossieretiages/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossieretiages/index.html#bv000001</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Gérer les réserves des Lacs de Haute Charente</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Le choix de créer des retenues sur le haut cours de la Charente et sur la Moulde, son affluent le plus important de ce secteur, répond à la nécessité de bénéficier de l&#39;apport de nombreux cours secondaires alimentant les premiers kilomètres du fleuve.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans un espace peu habité, avec des encaissements naturels, il était facile de barrer les petites vallées tout en préservant l&#39;environnement naturel. Les digues s&#39;inscrivent dans le paysage sans constituer ces balafres bétonnées qui défigurent tant d&#39;autres paysages. Assez hautes pour constituer une réserve totale de 24 millions de m3, sans pour autant constituer un obstacle pour la vue, elles offrent un versant paysager abritant le déversoir et les écluses. &#60;br&#62;Les deux lacs (185 ha pour Lavaud et 174 Ha pour Mas-Chaban) comprennent dans leur aménagement des zones naturelles pour l&#39;accueil des espèces sauvages ; des aménagements touristiques toujours en eau pour la baignade, la pêche, la navigation ;  de vastes zones interdites aux autres activités, destinées à être vidées partiellement ou en totalité lors des périodes d&#39;étiages prolongés.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Côté lac, des abris en béton constituent les postes de commande des vannes. Ils sont gérés, d&#39;où qu&#39;il se trouve, par Olivier Auriol. Même s&#39;il ne peut être présent en permanence sur le site des lacs, depuis son bureau de l&#39;Etablissement Public de Territoire de Bassin de Saintes, ou d&#39;ailleurs, l&#39;ingénieur hydraulicien veille en permanence à la bonne marche des installations, par Internet depuis son ordinateur portable. &#60;br&#62;Sur son écran apparaissent les statistiques en temps réel concernant le débit de la Charente et le niveau des lacs. Des points de captage, répartis tout au long du cours sont déterminant et décident du niveau d&#39;intervention. Et ce, à tout moment de la journée. Ces mesures et ces analyses permettent de connaître précisément les besoins et d&#39;adapter l&#39;intervention. il peut donc décider, même éloigné de la Charente, d&#39;un ajustement du débit. Un ajustement nécessaire également afin d&#39;éviter les débordements éventuels des lacs si les « trop-pleins » aménagés s&#39;avèrent insuffisants.&#60;br&#62; Cette surveillance, renforcée par des alarmes, veille également à la sécurité des installations et détermine si le déplacement d&#39;une équipe sur le site est nécessaire, hors des contrôles réguliers habituels. &#60;br&#62;&#60;br&#62;A plusieurs reprises au cours de l&#39;été, des lâchers de soutien de 3 m3/seconde ont permis d&#39;assurer la fourniture d&#39;eau nécessaire, entre autres, aux ostréiculteurs. Dans le même temps, plusieurs arrêtés de limitations des prélèvements d&#39;eau dans les affluents du cours supérieur (Bandiat, Touvre, Tardoire...) ont été publiés.  &#60;br&#62;Une mesure prise, chaque fois que l&#39;observatoire de l&#39;eau, réunissant sous l&#39;autorité des préfets, ingénieurs et représentants des professionnels (agriculteurs, ostréiculteurs) et des élus, l&#39;a juger nécessaire. Les relevés effectués sur le terrain et les conseils avisés d&#39;Olivier Auriol et de ses confrères qui en découlent, sont alors pris en compte pour maintenir un niveau de fourniture suffisant afin que chacun soit le moins possible pénalisé dans son activité.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/dossieretiages/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/dossieretiages/index.html#bv000003</guid>
  <category>Dossier</category>
</item>
<item>
  <title>Chassenon, aux sources du thermalisme</title>
  <description>Les Romains ont été un peuple de bâtisseurs et de découvreurs. Peuple de conquérants, ils ne se contentaient pas de réduire les populations conquises en esclavage ou d&#39;en exploiter les richesses ; ils savaient également les intégrer à leur mode de vie, tout en respectant le plus souvent les leurs. C&#39;est ainsi que l&#39;on peut parler de civilisation gallo-romaine puisque les échanges mutuels entre les deux entités gauloises et romaines ont été si intenses que l&#39;on peut presque parler d&#39;osmose. Les Gaulois n&#39;étaient pas un peuple inculte et barbare bien qu&#39;il ne pratiquât pas l&#39;écriture. La tradition orale savait transmettre ses connaissances et les faire progresser. Si bien que l&#39;assimilation a été réciproque et que nos mémoires conservent encore par-delà les siècles bien des us de nos ancêtres celtes. Le brassage des peuples, loin de faire perdre leur identité à chacun, comme voudraient le faire croire certaines factions d&#39;aujourd&#39;hui, n&#39;a fait que les enrichir et les faire progresser.&#60;br&#62;Si Jules César, comme nombre de ses suivants, à su profiter des divisions entre tribus gauloises pour prendre Alésia et asseoir l&#39;hégémonie Romaine sur la Gaule, il n&#39;en a pas moins été battu à plusieurs reprises et la plus mémorable de ces défaites fut subie à Gergovie face à Vercingétorix.&#60;br&#62;La force de la civilisation romaine a donc été de savoir prendre chez les peuples vaincus les apports culturels lui permettant d&#39;enrichir sa propre culture et de ne rien imposer de ses traditions. Les Gaulois continuaient d&#39;honorer leurs Dieux et les Romains les leurs. La décadence de l&#39;Empire Romain n&#39;intervenant qu&#39;à partir du moment où une secte monothéiste se mêla d&#39;imposer sa croyance à tous les peuples.&#60;br&#62;Et il est intéressant de constater que c&#39;est alors que cette secte commença de s&#39;ériger en Église religieuse que s&#39;étendit l&#39;obscurantisme Moyen-Âgeux.&#60;br&#62;Heureusement, de superbes vestiges de la civilisation romaine ont été préservés par le temps et l&#39;on en redécouvre de grands témoignages.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000002</guid>
  <category>Thermes de Cassinomagus</category>
</item>
<item>
  <title>Une lente redécouverte</title>
  <description>À Chassenon, l&#39;on avait pour habitude de se servir en pierres pour bâtir ses maisons dans un tas de vieux éboulis et d&#39;aller s&#39;amuser dans de vieilles galeries dont on ne connaissait pas trop l&#39;usage.&#60;br&#62;À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, des archéologues ont travaillé quelque peu sur le site et c&#39;est l&#39;important théâtre qui servit par la suite principalement de carrière pour les maisons en construction.&#60;br&#62;En 1957 un passionné d&#39;archéologie, J.H. Moreau créa l&#39;association « Les amis de Chassenon » qui se donna pour but de mettre en valeur la richesse archéologique du site. Et de fouille en fouille l&#39;on s&#39;aperçut qu&#39;il s&#39;agissait de thermes romains. Conservés dans un état idéal, ces thermes ont révélé au fil des ans, toute leur importance et l&#39;ingéniosité des concepteurs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Alors que notre époque redécouvre avec scepticisme les vertus des énergies naturelles, on s&#39;aperçoit que les Romains pratiquaient le chauffage par le sol en disposant de tout un réseau de canalisations et de bouches, apportant leur chaleur aux piscines chaudes et saunas de l&#39;époque. Construits sur vide sanitaire, alimenté par des canaux et aqueducs apportant l&#39;eau nécessaire (700 M3 trois fois par jour) depuis plusieurs sources, parfois très lointaines, des environs, les thermes de Chassenon constituent en fait un ensemble véritablement monumental d&#39;une superficie de 25 ha, comprenant temple et théâtre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Cassinomagus&#60;/i&#62; (de son nom romain) se trouvait sur la voie reliant Lyon à Saintes (voie Agrippa) et constituait une étape importante pour les voyageurs. Si importante que l&#39;agglomération compta jusqu&#39;à 10.000 personnes. La taille des thermes, la présence d&#39;un temple, celle d&#39;un théâtre le confirment.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Du Ier au Ve siècle de notre ère, Cassinomagus connût une réelle prospérité grâce à son ensemble thermal. Composés de trois grandes salles de chauffe, de piscines couvertes, de bassin d&#39;eau froide telles que l&#39;on peut en voir actuellement dans les hammams et les saunas, les thermes de Cassinomagus pouvaient accueillir plusieurs centaines de curistes à la fois. Et l&#39;on parle bien de curistes puisque l&#39;on y venait non seulement pour se détendre, mais également pour s&#39;y soigner. Car, comme toutes les sources naturelles, celles alimentant les thermes possédaient des vertus bienfaisantes du fait même de la nature des sols traversés, pour une grande partie d&#39;origine volcanique… ou issus de l&#39;impact phénoménal d&#39;une météorite ayant percuté la Terre dans la région de Rochechouart voici plus de 200 millions d&#39;années. On retrouve d&#39;ailleurs des pierres tirées de roches caractéristiques de cette collision dans la construction des thermes.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000001</guid>
  <category>Thermes de Cassinomagus</category>
</item>
<item>
  <title>Vers un ensemble archéologique cohérent</title>
  <description>Les fouilles en cours depuis plus de 50 ans grâce à M. Moreau et ses successeurs (l&#39;association est actuellement présidée par J.-M. Teillon, autre passionné d&#39;histoire) ont déjà permis de mettre au jour l&#39;ensemble des thermes et de les restituer, sinon dans leur état originel, du moins dans une structure permettant d&#39;en comprendre l&#39;entière conception et les modes de fonctionnement. Année après année elles se poursuivent et ce qu&#39;elles révèlent fait de Cassinomagus un ensemble d&#39;une envergure peu courante.&#60;br&#62;Face à la dimension prise par le chantier de fouilles, l&#39;association s&#39;est tournée vers des partenariats publics pour l&#39;aider à supporter les frais du chantier et pouvoir en poursuivre l&#39;étude. C&#39;est donc le Conseil Général de la Charente qui préside désormais aux destinées de Cassinomagus.&#60;br&#62;La gestion administrative est assurée depuis deux ans par J.F. Feunteun, soutenu dans son action par des archéologues spécialisés, placés sous la responsabilité de David Hourcade.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Nous travaillons au développement du site en aménageant des salles d&#39;expositions grand public, des salles de travail pour les archéologues et un grand jardin que nous cultivons comme à l&#39;époque romaine en y aménageant des espaces avec les espèces cultivées par les jardiniers romains. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;C&#39;est qu&#39;en effet une partie du site est livrée aux constructeurs et aux aménageurs dans l&#39;intérêt de sa préservation. Des parcours sont tracés qui permettent de se rendre aux abords du temple, avec des espaces thématiques. Une aire de pique-nique ombragée permet d&#39;avoir une vue d&#39;ensemble des thermes et un nouvel accès avec parking rendra l&#39;arrivée du visiteur encore plus simple.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Nous devons penser tout autant à la sécurité de nos visiteurs qu&#39;à celle du site lui-même, qui ne doit pas souffrir de sa fréquentation. Tout en préparant de nouvelles campagnes de fouilles, car il reste beaucoup à découvrir. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Avec un budget de 400 000 euros à l&#39;année Cassinomagus se doit de trouver des compléments financiers pour assurer sa survie. C&#39;est aussi le rôle de l&#39;association « Les Amis de Chassenon ». C&#39;est elle qui emploie les personnes chargées de l&#39;accueil et des visites et aide à l&#39;organisation des différentes animations de l&#39;été. C&#39;est ainsi que l&#39;on peut assister aux beaux jours, à des démonstrations de lutte gréco-romaine, des concerts de musique et à des retrouvailles avec le peuple gaulois.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000003</guid>
  <category>Thermes de Cassinomagus</category>
</item>
<item>
  <title>Les apports des Gaulois </title>
  <description>&#60;br&#62;Esse, village situé à quelques kilomètres de Confolens, recrée un véritable village gaulois où les habitants, pendant les mois d&#39;été au cours de soirés et journées à thème, reconstituent toute l&#39;ambiance de l&#39;époque. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Rien à voir avec Astérix, ici tout est réellement historique. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; explique Patrick Boos, le chef de village. Il est dès lors parfaitement naturel que le peuple gaulois investisse Chassenon pour des présentations et démonstrations d&#39;utilisations d&#39;ustensiles et outils et de maniement d&#39;armes, au cours d&#39;échanges avec un public toujours très intéressé.&#60;br&#62;Cassinomagus se veut un parc où l&#39;ensemble historico-culturel d&#39;une époque est présent dans son ensemble. Coller au plus près de la vérité historique, telle est la philosophie de tous ses acteurs et animateurs, c&#39;est sans aucun doute ce qui explique sa fréquentation en constante progression.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;P. Fougeray.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/chassenon/index.html#bv000004</guid>
  <category>Thermes de Cassinomagus</category>
</item>
<item>
  <title>Naissance de la ville arsenal</title>
  <description>Ville éminemment stratégique, Rochefort se devait d&#39;avoir une défense maritime particulièrement efficace. Dès sa création, Vauban a voulu pour l&#39;arsenal royal un dispositif qui empêche l&#39;ennemi de remonter le cours de la Charente. À l&#39;époque, l&#39;ennemi était, soit anglais, soit espagnol, deux nations aux marines de guerre fortes et quasi invincibles.&#60;br&#62;Colbert et Louis XIV souhaitaient voir la France se doter d&#39;une marine pouvant rivaliser avec les deux autres. C&#39;est ainsi que l&#39;on planta la grande forêt de chênes de Tronçais, dans l&#39;Allier, destinée à fournir le bois de construction pour les générations futures. C&#39;est également la raison de la création au cœur d&#39;un vaste marais entre Charente et océan,  d&#39;une ville-arsenal. Bâtie sur le seul espace rocheux du secteur, elle s&#39;appellera Rochefort. À défaut d&#39;avoir pu construire aux abords de Soubise, fief tenu par un ami puissant du Roi, on expropria un moins redoutable adversaire, huguenot de surcroît.&#60;br&#62;Afin de rappeler cette histoire édifiante, l&#39;office de tourisme du Pays Rochefortais propose enpériode estivale, avec la sté des Croisières Fourassines, de passer une journée par semaine à la redécouverte de ces différents sites. Chaque dimanche matin, une vedette vient chercher les passagers au ponton de la Corderie Royale pour une remontée de la Charente, un cercle autour de Fort Boyard et une visite de l&#39;île d&#39;Aix.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000002</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Où l&#39;on comprend pourquoi Rochefort ne fut jamais attaquée.</title>
  <description>Les fosses de la Gardette et leurs bassins où les mâts s&#39;imbibaient d&#39;eau lentement, le Pont transbordeur, le pont routier assez haut pour laisser passer les mâts du « Belem » à mi-marée, la zone de lagunage, le port à sec de Soubise, la fontaine et le fort Lubin où s&#39;effectuait le chargement des tonneaux d&#39;eau douce, le fort de la Pointe (Fort Vasoux) défendant l&#39;entrée de l&#39;estuaire, Port des Barques ainsi nommée car c&#39;est là que les barques légères chargeaient ou déchargeaient les navires trop gros pour remonter la Charente, le fort de l&#39;île Madame, Fort de l&#39;Eguille, Fort Enet, Fort Vauban, construits sur des îlots, jalonnent le parcours de la vedette jusqu&#39;à l&#39;île d&#39;AIx… Ponctuée par les commentaires empreints d&#39;humour d&#39;Olivier, la descente du fleuve dure un peu moins de deux heures. L&#39;heure de départ tient compte de la marée, mais l&#39;arrivée a lieu en fin de matinée, le temps d&#39;une première prise de contact avec l&#39;île, avant de s&#39;offrir un repas dans un restaurant ou un pique-nique sur la plage ou à l&#39;ombre de la forêt.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000001</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Découvrir l&#39;ïle forteresse</title>
  <description>Après avoir été la forteresse en mer défendant la rade, connu un déclin à la fin du XIXe siècle,l&#39;ïle d&#39;Aix a été sauvée et remise à la mode au début du Xe par un couple de passionnés, le Baron et la Baronne Gourgaud dont l&#39;un des ancêtres fut compagnon d&#39;exil à Ste-Hélène, de Napoléon Ier. Le « Club Méditerranée » voulait en faire un grand village de vacances, amis ses habitants ont défendu leur environnement privilégié et l&#39;île d&#39;Aix, classée par les monuments historiques, conserve son statut naturel et ne se visite qu&#39;à pied ou à vélo. Les autos y sont interdites (sauf pour des besoins précis). Mais il est vrai qu&#39;avec ses 7 kilomètres de périmètre et ses 700 m de largeur maximums, la traverse ne demande que quelques dizaines de minutes. En un après-midi, la visite s&#39;effectue tranquillement pour un retour en début de soirée.&#60;br&#62;Au bout de cette journée de détente, où Aix vous aura dévoilé derrière ses roses trémières et ses façades roses (la couleur arborée en toute circonstance par la Baronne de Gourgaud), ses cours intérieures, son village que protègent le Fort de la Rade et le fort Liédot, son église du XIIe siècle, ses deux phares, vous retrouverez « La fée des îles II » pour une remontée de la Charente vers Rochefort. Peut-être alors direz-vous comme « Binuche », le leader des « Binuchards », « Tu resteras mon île »..</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000003</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Musée Africain</title>
  <description>Trois musées se partagent essentiellement l&#39;attention des visiteurs. Pour chacun il faut compter au moins une heure de visite&#60;br&#62;Musée Africain : conçu par le Baron de Gourgaud, grand passionné de l&#39;Afrique, il présente ce continent tel qu&#39;on le concevait à l&#39;époque. Animaux exotiques naturalisés, objets traditionnels, armes, il offre, à travers la vision colonialiste du temps, empreinte de paternalisme et de profond racisme, une approche de l&#39;Histoire africaine d&#39;avant le modernisme.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000004</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Musée Napoléon </title>
  <description> On sait que l&#39;Empereur passa là les derniers jours de sa vie sur le sol français, avant que le « Bellérophon » ne l&#39;emporte vers St Hélène. Au-delà des chapeaux, que l&#39;on ne trouve d&#39;ailleurs qu&#39;en gravure, les souvenirs y sont nombreux et parfois curieux. Les donateurs ont amené dans cette « dernière demeure » française de Napoléon Ier, des objets qui ont jalonné sa vie ou celle de son entourage et de certains de ses généraux. Des reproductions du fils de Mme Laetitia peintes, sculptées ou gravées de Joséphine, Marie-Louise ou le « Roi de Rome », occupent une large place des trois étages de l&#39;ancienne maison du gouverneur.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000005</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000005</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Musée de la Nacre </title>
  <description>L&#39;île d&#39;Aix abrite une plage où l&#39;on ramasse des coquillages en grande quantité. Ces petits coquillages comme leurs cousins des antipodes sont producteurs de nacre. Matière naturelle d&#39;une consistance voisine de celle de nos ongles, elle est travaillée depuis les années 1950 par la famille Gallet. Seuls représentants d&#39;une activité exigeante, les Gallet ont constitué un musée montrant dans un parcours alliant vitrines d&#39;exposition et commentaires vidéo toutes les variétés de coquillages producteurs de nacres, ainsi que des objets réalisés dans cette matière.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000006</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Renseignements :</title>
  <description> Office de Tourisme du pays Rochefortais&#60;br&#62;Tél. : 05 46 99 08 60&#60;br&#62;E-mail &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%72%6F%63%68%65%66%6F%72%74%40%70%61%79%73%72%6F%63%68%65%66%6F%72%74%61%69%73%2D%74%6F%75%69%73%6D%65%2E%63%6F%6D&#34;&#62;rochefort&#38;#64;paysrochefortais-touisme.com&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000007</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/iledaix/index.html#bv000007</guid>
  <category>Croisière découverte, de Rochefort à l&#39;Ile d&#39;Aix</category>
</item>
<item>
  <title>Pierre Loti et La Rochecourbon, Premiers émois</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Reconnaîtrait-il les lieux mystérieux où il aimait à venir se perdre durant son enfance et son adolescence ? &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;A l&#39;âge où l&#39;on rêve de jeunes filles en fleurs comme à d&#39;évanescentes images que l&#39;imagination seule vous permet d&#39;atteindre, le jeune Julien Viaud ne rêvait pas encore aux aventures de ce « Grand Meaulne » qui habitera les pensées de générations d&#39;adolescents. Et pour cause, Alain Fournier n&#39;avait pas encore écrit son chef-d&#39;oeuvre.&#60;br&#62;Mais le jeune aventurier aimait à venir traîner au coeur d&#39;une forêt, là où une rivière laisse ses méandres s&#39;alanguir aux alentours de grottes où déjà, les hommes des époques préhistoriques avaient établi leurs lieux de vie. « Bouil bleu », havre de paix, calme, discret, propice à laisser vagabonder l&#39;âme romantique d&#39;un gamin venu passer un été de vacances chez sa soeur Marie. C&#39;est là que l&#39;adolescent rencontre celle qui « a fait de moi un homme », dit-il dans l&#39;un de ses romans.&#60;br&#62;Un campement de bohémiens, des grottes aux entrées évocatrices, comme des invites à la découverte de l&#39;intimité féminine, un vagabondage à deux dans l&#39;ombre complice des galeries souterraines où l&#39;on se perd aux regards des adultes, l&#39;on comprend que le jeune Julien ne se préoccupe guère tout d&#39;abord de ce vieux château perdu dans la forêt, mais dont la décrépitude abrite peut-être la « Belle au Bois dormant » des contes de son enfance.&#60;br&#62;Ce n&#39;est que beaucoup plus tard que, devenu Pierre Loti, auteur à succès, diplomate féru de civilisations asiatiques, il mettra son nom au service de la sauvegarde de cette forêt de Saint-Porchaire qui fut son espace imaginaire. Car c&#39;est d&#39;abord la forêt qu&#39;il a voulu préserver des charbonniers qui en abattaient les arbres comme matière première de leur industrie. &#60;br&#62;C&#39;est grâce à l&#39;un de ses amis, Paul Chénereau, qu&#39;il persuade en 1922 de racheter le domaine, que l&#39;ensemble sera sauvé.&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui le château et le parc ont retrouvé leur lustre passé, lorsqu&#39;en 1475 Jehan II de Latour commença de l&#39;ériger.  Au XVIIe siècle, Jean-Louis Courbon, dont la famille avait acquis le domaine, en fit un château d&#39;une grande élégance dont les jardins seraient l&#39;oeuvre, bien avant Versailles, de Le Nôtre ou, tout au moins, de l&#39;un de ses élèves.  &#60;br&#62;Passé ensuite dans les mains de propriétaires qui ne s&#39;intéressaient plus à lui, le château tomba en décrépitude jusqu&#39;en 1785 où il revient dans la famille Courbon et retrouve une nouvelle jeunesse. En 1817, il est à nouveau mis en vente, racheté par deux négociants en eau de vie dont les descendants mettront en vente leur héritage en 1907. C&#39;est alors que Pierre Loti, âgé de 57 ans lancera un appel dans « Le Figaro » pour la sauvegarde se son « château de la Belle au bois dormant »... et sans doute de ses premiers émois de jeunesse.&#60;br&#62;Aujourd&#39;hui, le château est toujours dans la famille de Paul Chénereau. Jacques, Marie-Jeanne Badois d&#39;abord puis Christine et son mari Phlippe Sébert. &#60;br&#62;Une association, créée à la suite de l&#39;ouragan de décembre 1999 pour la reconstitution du parc fortement endommagé, aide à sa valorisation. &#60;br&#62;Un musée archéologique présente des collections relatives aux fouilles menées dans les grottes, et aux alentours, ainsi que des objets issus de l&#39;histoire du lieu.&#60;br&#62;Le château de La Roche Courbon, qui fut un gardien vigilant de la Saintonge durant les guerres de Religion, reste l&#39;un de ses phares les plus brillants. &#60;br&#62;Grâce sans doute à ce gamin qui n&#39;avait de cesse d&#39;en parcourir les sous-bois, les futaies et les tendres sentiers.Un petit aventurier qui ne voulait pas voir disparaître ses rêves.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Julien Ertveld&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;« Amicour » (Association des amis de La Roche Courbon)&#60;br&#62; Château de La Roche Courbon - 17250 St Porchaire - Tél. : 05 46 95 60 10&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Web : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.t3a.com/larochecourbon&#34;&#62;www.t3a.com/larochecourbon&#60;/a&#62;&#60;br&#62;E-mail : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%6C%61%72%6F%63%68%65%63%6F%75%72%62%6F%6E%40%74%33%2E%63%6F%6D&#34;&#62;larochecourbon&#38;#64;t3.com&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/adecouvrir/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/adecouvrir/index.html#bv000002</guid>
  <category>La Rochecourbon</category>
</item>
<item>
  <title>A St Simon, le tourisme gabarier, soutien la vie du village</title>
  <description>Il fallait vraiment y croire !&#60;br&#62;L&#39;agonie du transport fluvial, provoquée par le développement du chemin de fer et des routiers sympas avait fini par triompher d&#39;un mode de transport, certes écologique, mais, en ces temps où l&#39;on se souciait peu d&#39;écologie, jugé trop lent et trop aléatoire. On n&#39;avait donc pas hésité à sacrifier l&#39;emploi de tout un village au nom de la rentabilité, un politique financière toujours d&#39;actualité si l&#39;on en juge par les vagues de fermetures d&#39;entreprises de ces derniers mois.&#60;br&#62;&#60;br&#62;St-Simon comptait alors un millier d&#39;âmes se partageant les durs métiers de la construction navale, du charpentier au calfat, du forgeron au voilier. On ne voyait pas ou peu d&#39;architecte naval, les plans étaient tracés sur les murs des bordant les chantiers et les quais de Juac et St-Simon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Une gabare vous transportait ses 30 à 40 tonnes, autant qu&#39;un semi d&#39;aujourd&#39;hui, mais il fallait ensuite transborder la marchandise, alors qu&#39;un camion peut vous livrer sur place. Et même la propulsion était parfaitement écologique. Le courant, le vent dans les voiles, la gaffe, un bœuf ou un mulet à la descente et, quand tout cela ne suffisait pas, les femmes, les enfants, les hommes. Ils travaillaient aux champs en bords de Charente et lorsqu&#39;une gabare remontait le courant, saisissaient les cordages et vous halaient l&#39;embarcation sur un kilomètre, puis revenaient à leurs champs après avoir passé le cordon aux suivants. On imagine mal de nos jours voir les haleurs tirer les camions et les trains, pas même une péniche, sauf pour un film ou une reconstitution, lors d&#39;une fête de village, même par souci de protection de la planète. Mais sommes-nous surs que l&#39;équivalent carbone d&#39;une cinquantaine de personnes tirant un bateau de 30 à 40 T. sur un kilomètre soit moins fort que celui d&#39;un camion de tonnage équivalent sur la même distance ? Je laisse le plaisir du calcul aux spécialistes.&#60;br&#62;Loin de ces considérations, les ouvriers de l&#39;époque ne ménageaient pas leur peine pour faire vivre une tradition vieille de près d&#39;un demi- millénaire puisque l&#39;origine des chantiers à cet endroit remonterait aux environ de 1602.&#60;br&#62;Situé entre deux forêts aux essences très différentes, mais complémentaires dans la conception et la construction d&#39;un bateau ; l&#39;une de chêne français autour de St-Simon, fournissant les bois droits pour les mâts et les planches, l&#39;autre de chêne-vert sur St-Amand et Bouteville, les bois courbes pour la charpente d&#39;ossature de la coque. St-Simon n&#39;a vraiment pas été choisi au hasard. Et la courbe que dessine la Charente à cet endroit ralentit le courant et favorise la mise à l&#39;eau et l&#39;échouage des bateaux en construction ou en réparation.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/stsimon/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/stsimon/index.html#bv000002</guid>
  <category>St Simon, village gabarier</category>
</item>
<item>
  <title>La Renaissance</title>
  <description>C&#39;est en 1980, avec le développement du tourisme fluvial, que l&#39;on commence à envisager de faire retrouver ses racines à St-Simon. Les opérations de nettoyage des berges et du lit du fleuve, la remise en état des écluses (il y en 19 d&#39;Angoulême à Cognac) permettent aux plaisanciers de remonter la Charente sur toute sa partie navigable, de Port-des-Barques à Angoulême. Cette réappropriation touristique suscite l&#39;envie de retrouver également certaines des activités liées à la vie du fleuve.&#60;br&#62;À la même époque des associations font renaître la marine fluviale sur la Loire et la Dordogne et l&#39;on voit, sur ces deux cours voisins apparaître des chantiers de reconstruction de toues, fûtreaux, flûtes et gabarres. À Châteauneuf-sur-Loire le musée de la marine de Loire présente les outils, les maquettes, les photos permettant de mieux connaître ce que fut la vie des mariniers. Une vie très semblable d&#39;un fleuve à l&#39;autre.&#60;br&#62;À l&#39;instigation de Jean-Jacques Delage, qui se passionne pour l&#39;ancienne activité de son village, l&#39;association « St-Simon, village gabarrier » voit le jour en 1990.&#60;br&#62;L&#39;ancienne épicerie du bourg a fermé ses portes, mais son immeuble est disponible, on y aménage ce qui deviendra « La maison des gabarriers », avec son musée dédié. Maquettes de bateaux, matériel d&#39;accastillage, outils, photos, vidéo, portent la mémoire des chantiers disparus.&#60;br&#62;Pourtant, l&#39;idée de faire renaître la construction dans le village est là. C&#39;est chose faite avec l&#39;installation en 1998 dans les locaux de l&#39;ancienne usine Gondeau, d&#39;un chantier de construction. Situé à Juac, à deux pas de la Charente, le chantier va permettre à des équipes de jeunes gens venus de plusieurs pays d&#39;Europe de participer à la naissance de cette belle « Renaissance » tant attendue. Une réplique des bateaux construits au 19e siècle, de 19,5 m de longueur et 7 m de largeur, avec un nez plat pour faciliter l&#39;accostage contre les berges sans ponton et rendre plus accessibles les transbordements, qui occupe 15 personnes pendant un an.&#60;br&#62;En juillet 1999, la gabarre mouille sa coque dans la Charente et c&#39;est un succès. Dès la première année, 5.000 visiteurs s&#39;embarqueront à son bord. En 2008, ils ont été environ 9.000 et 2009 débute sous de bons auspices avec plusieurs centaines de réservations déjà enregistrées. « On vient maintenant de régions assez éloignées de la nôtre » remarque J.-J. Delage, toujours à la tête de l&#39;association après sa récente élection comme maire de St-Simon. En fait, il semblerait que la crise financière incite les touristes à fréquenter les sites les plus abordables pour leurs budgets et une visite de musée avec promenade en gabarre revient à moins de 10 euros par personne.&#60;br&#62;Le gros chantier s&#39;est achevé voici maintenant 10 ans, mais d&#39;autres projets se sont fait jours dans l&#39;esprit des gestionnaires de l&#39;association. Parrainée par le Conseil Général de la Charente qui prend en charge les frais de carburant de la gabarre et une partie de frais de fonctionnement, « St-Simon, village gabarier » organise au mois de juillet une fête des gabariers en costumes d&#39;époque. Rassemblement de vieilles coques, expositions, marché, animations diverses mettent en valeur la vie de ceux qui construisirent si bien leurs bateaux, qu&#39;ils devinrent une référence auprès des armateurs et des autres chantiers.&#60;br&#62;Mais l&#39;idée principale serait de remettre en route le chantier en ouvrant un espace d&#39;exposition de bateaux traditionnels et, pourquoi pas, de pouvoir effectuer quelques nécessaires remises en état. « Nous ne construirons plus de bateaux aussi grands que la gabarre » dit J.-J. Delage.&#60;br&#62;Les gabariers de Saint-Simon ont démontré qu&#39;ils n&#39;ont pas perdu la main en matière de construction navale. Leur bateau navigue tous les ans du 15 avril au 15 octobre de Vibrac à Saintonge, franchissant deux fois une écluse. Il participe également, tous les deux ans en septembre, à la « Route des tonneaux et des canons » avec ses petites sœurs de Cognac et de Saintes.&#60;br&#62;La promenade sur la Charente est l&#39;occasion d&#39;en découvrir l&#39;histoire, la faune et la flore, le tout sur des eaux paisibles au milieu d&#39;une nature reposante. Un voyage au joli cours pour des retrouvailles en douceur avec un passé encore vivant à Saint-Simon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Patrice Fougeray&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour tout renseignement complémentaire ou réservation :&#60;br&#62;Association Saint-Simon-village gabarrier&#60;br&#62;16120 SAINT SIMON&#60;br&#62;Tél. - fax : 05.45.97.33.40&#60;br&#62;E-mail : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%76%69%6C%6C%61%67%65%2D%67%61%62%61%72%72%69%65%72%40%77%61%6E%61%64%6F%6F%2E%66%72&#34;&#62;village-gabarrier&#38;#64;wanadoo.fr&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/stsimon/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/stsimon/index.html#bv000001</guid>
  <category>St Simon, village gabarier</category>
</item>
<item>
  <title>Le service départemental du fleuve Charente fait escale à Saint-Simon, jusqu&#39; au 15 février 2010.</title>
  <description>Le domaine public fluvial Charentais est composé de 400 km de berges, 19 écluses en service, 26 retenues principales, 9 barrages automatisés et d&#39;un linéaire de cours d&#39;eau principal de la partie domaniale de 93 km. Le Département est en charge de l&#39;entretien et de la gestion du fleuve dans ses composantes hydrauliques, patrimoniales, environnementales et touristiques.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Durant quelques mois, le service du fleuve Charente vous invite à découvrir la vie du fleuve au travers d&#39;une exposition. Mise en place par les agents départementaux cette exposition retrace la faune, la flore et les activités d&#39;antan développées sur le fleuve. Elle présente également le travail d&#39;entretien du fleuve effectué sur le terrain par les agents départementaux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cette exposition est proposée à Saint-Simon, situé à mi-chemin entre la ville d&#39;Angoulême et la ville de Cognac.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Visites :&#60;br&#62;Les mercredi, samedi et dimanche de 14h à 18h&#60;br&#62;Visites commentées du village, de la maison des Gabarriers et de l&#39;exposition&#60;br&#62;3&#8364;50 / 1&#8364;80&#60;br&#62;Informations : 05 45 97 33 40&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour tout renseignement complémentaire ou réservation :&#60;br&#62;Association Saint Simon-village gabarrier&#60;br&#62;16120 Sant-Simon&#60;br&#62;Tél/fax : 05 45 97 33 40&#60;br&#62;Courriel : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%76%69%6C%6C%61%67%65%2D%67%61%62%61%72%69%65%72%40%77%61%6E%61%64%6F%6F%2E%66%72&#34;&#62;village-gabarier&#38;#64;wanadoo.fr&#60;/a&#62;&#60;br&#62;Site internet : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.village-gabarrier.com&#34;&#62;www.village-gabarrier.com&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/stsimon/index.html#bv000007</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/stsimon/index.html#bv000007</guid>
  <category>St Simon, village gabarier</category>
</item>
<item>
  <title>Rencontre avec Rochefort : Une ville, deux maires</title>
  <description>/&#60;br&#62;/&#60;b&#62;Une ville, on l&#39;aime ou on la déteste, mais il ne suffit pas d&#39;y être né pour en ressentir l&#39;âme. pour Jean-Louis Frot, arrivé à l&#39;âge de deux ans à Rochefort, la question de la naissance ne se pose qu&#39;à peine. “Je suis né à Soisson, dans l&#39;Aisne, mais mes parents ayant acheté une boutique à Rochefort, ils s&#39;y sont installés en 1933.”&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;/i&#62;Tout jeune Jean Louis Frot connais l&#39;inquiétude pour sa ville &#60;i&#62;&#60;b&#62;“j&#39;ai vu monter le drapeau allemand au fronton de la mairie alors que je n&#39;avais que 9 ans. Et lorsque le drapeau Français a été hissé à lalibération, j&#39;y étais également.”&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En 1951 il reprend la boutique d&#39;optique familiale et s&#39;investit dans la vie locale en animant le cinéclub de la ville. &#60;i&#62;&#60;b&#62;“Je n&#39;avais pas envisagé d&#39;entrer en politique, mais j&#39;avais envie de voir se réveiller Rochefort.”&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;A l&#39;époque Rochefort est une ville atteinte par une certaine décrépitude. L&#39;arsenal après son déclin du XIXe siècle, son agonie du début du XXe, est mort depuis les années 1930. Cette disparition a entrainé  la ville dans sa déchéance. Taux de chaux chômage deux fois plus élevé que le taux national de l&#39;époque, celui des “ trente glorieuses” (7% au lieu de 3.5%); bâtiments historiques pour la plupart en ruines; bassins envasés; façades noircies... Si la ville n&#39;a pas connu le sort douloureux de sa voisine, Royan, lors des bombardements massifs de la fin de la seconde guerre mondiale, c&#39;est peut-être à cet état de quasi-abandon qu&#39;elle le doit, elle n&#39;avait plus alors d&#39;intérêt stratégique pour aucune armée.&#60;br&#62;Et si, en 1965, le tournage du film de Jacques Demy &#60;i&#62;«Les demoiselles de Rochefort»&#60;/i&#62; apporte une certaine animation, la prise de conscience relative à l&#39;existence d&#39;atouts touristique de la ville ne s&#39;est faite que lentement, tout comme le succès du film. Il a fallut que les américains souhaitent venir voir cette place où dansaient Gene Kelly et Georges Chakiris, deux gloires des comédies musicales de l&#39;époque, pour qu&#39; enfin la princesse endormie mette en valeur ses charmes. &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;«Lorsque nous avons été élus en 1971, nos prédécesseurs avaient engagé le redressement économique de la ville, en sortant de cette mono-activité qui lui avait été fatale. Mais il fallait élargir et nous avons décidé de mettre en valeur notre patrimoine historique dont la richesse est incontestable. &#60;br&#62;Il nous a fallut désenvaser les anciens bassins ( dans lesquels on nous avait prédit la découverte d&#39;un avion abattu pendant la guerre, pur fantasme); Ce sont aujourd&#39;hui les bassins du port de plaisance. Nous avons sortis de leurs ruines la Corderie royale, les formes de radoub, les poudrières, les fonderies entre autres. &#60;br&#62;Nous avons favorisé la création d&#39;un véritable pôle nature avec la réalisation de la station de lagunage, l&#39;installation du conservatoire du littoral, du siège de la Ligue de protection des oiseaux, la zone horticole de la Prée.. Fait que notre cité soit fière de son passé et s&#39;attache à en faire un atout.»&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Et de fait, si Rochefort garde sont statut de ville industrieuse, malgré de récents déboires concernant l&#39;usine Zodiac, elle démontre qu&#39;elle sait tirer partie de son passé et de sa situation si particulière. &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;«Nous avons voulu transformer le handicap en avantage. Notre tradition militaire a été préservée et EADS-Airbus a succédé à Sud-Aviation. Quant aux marais sur lesquels ont été bâtis l&#39;Arsenal et le Corderie Royale, nous y avons créé cette station de lagunage unique en son genre, tournant la ville, avec plus de 20 ans d&#39;avance, vers  la gestion intelligente de l&#39;environnement. Même si la conjoncture actuelle est peu favorable, Rochefort doit contiuera de progesser.  J&#39;en suis persuadé.»&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;A près de 80 ans, Jean-Louis Frot n&#39;en finit pas de rêver sa ville dans le futur.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Entretien réalisé en juillet 2009&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000007</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000007</guid>
  <category>Entre histoire et environnement</category>
</item>
<item>
  <title>Bernard Grasset, Maire de Rochefort depuis 2001</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;L&#39;actuel maire de Rochefort envisage une ville tournée le développement durable et qui sache rebondir sur les aléas de l&#39;économie. Après avoir participé à son renouveau, aux côtés de J.L. Frot, Bernard Grasset souhaite que sa cité s&#39;inscrive en positif dans son siècle.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Fil charentais : Quelles sont les perspectives économiques pour la ville ? &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Bernard Grasset : « Nous devons tenir compte du passé de la ville. Elle garde d&#39;une longue tradition d&#39;arsenal, un esprit de travailleur d&#39;État. Le travail était assuré et l&#39;on se succédait de père en fils dans les métiers. Avec la disparition de l&#39;arsenal, ce sont les techniques de l&#39;aéronautique qui lui ont succédé. Ce furent d&#39;abord Lioré-Ollivier, puis Bloch-aviation (nom de Marcel Dassault avant la seconde Guerre mondiale), puis Sud-Aviation qui a été remplacée par EADS-Airbus, représenté par la SOGERMA. N&#39;oublions pas que Zodiac, à l&#39;origine, construisait des ballons dirigeables avec de se tourner vers bateaux pneumatiques.&#60;br&#62;Il a fallu que Rochefort se détache de cet esprit d&#39;entreprise d&#39;État pour s&#39;engager dans de nouvelles voies.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nous voulons développer notre excellence dans ces domaines. Sogerma fournit des portes d&#39;A350, des fauteuils d&#39;A400M, version militaire d&#39;Airbus, même si le projet tarde à se mettre en place. Elle fournit des pales de turbines pour les moteurs d&#39;Airbus, mais également pour d&#39;autres constructeurs comme Boeing.&#60;br&#62;Pour dommageable qu&#39;elle soit au niveau des pertes d&#39;emplois, la défection de Zodiac offre de nouvelles perspectives. SOGERMA s&#39;étendra sur les terrains laissés libres par Zodiac afin de développer au mieux ses activités et à terme ce sont des emplois nouveaux qui seront créés sur le site ainsi réhabilité. Nous avons plusieurs autres projets d&#39;arrivée d&#39;entreprises. Pas de grandes, mais plusieurs petites dont une qui construirait des éoliennes pour les pays du Sud. Nous avons généralement vu se créer plus d&#39;emplois que nous n&#39;en perdions. »&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Fil charentais : la ville est fortement impliquée dans tout ce qui concerne l&#39;environnement et le développement durable, allez-vous poursuivre dans cette voie ?&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Bernard Grasset : « C&#39;est une évidence. Rochefort est un port réputé pour ses importations de bois et dans un passé encore récent, nous avions une entreprise dans le bois déroulé, c&#39;est à dire le contreplaqué. Nous allons continuer à développer la filière des constructions en bois.&#60;br&#62;D&#39;autre part, nous venons de fêter les 20 ans de notre station de lagunage et d&#39;inaugurer les nouveaux locaux de la Ligue de Protection des Oiseaux dans les anciennes fonderies, le Conservatoire du Littoral et le Forum des Marais ont leurs bases à Rochefort et une maison construite par un spécialiste du solaire est entièrement tournée vers les énergies renouvelables et durables, alors, oui, nous allons continuer à oeuvrer dans ce sens. La situation de Rochefort fait que la ville a depuis longtemps intégré l&#39;idée même d&#39;environnement. Nous limitons la plantation de plantes annuelles dans nos plates-bandes et nos jardinières, afin de limiter les arrosages et réaliser des économies d&#39;eau. Ce n&#39;est pas toujours bien compris de certaines personnes, mais dans l&#39;ensemble la population nous suit.&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Fil charentais : Le point fort touristique s&#39;appuie sur l&#39;Hermione, mais ensuite ?&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Bernard Grasset : « Effectivement, sa construction s&#39;achèvera vers 2011, mais là aussi nous avons quelques pistes pour continuer à faire vivre ce chantier, entre autres la reconstitution de la flottille en bois qui naviguait sur les bassins de Versailles. pourquoi ne pas la construire à Rochefort ? C&#39;est une question de capacité de financement de la part du château de Versailles.&#60;br&#62;Il faudra aussi entretenir l&#39;Hermione qui ne naviguera que trois mois pare an et restera à quai les autres moments de l&#39;année.  Nous devons donner la possibilité aux gens de continuer à respirer l&#39;odeur du bois et celle du fer forgé.&#60;br&#62;Nous venons de redonner à la place Colbert son caractère de place d&#39;armes avec son axe en diagonale, mettant en valeur sa fontaine. Elle retrouve ainsi son statut de véritable coeur de ville.&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Entretien réalisé en juillet 2009&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000009</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000009</guid>
  <category>Entre histoire et environnement</category>
</item>
<item>
  <title>La plus grande station de lagunage d&#39;Europe</title>
  <description>&#60;br&#62;Installée au coeur de 20 000 ha de marais, la ville de Rochefort ne pouvait installer une station d&#39;épuration « classique », trop polluante. Il lui a donc fallu innover et se tourner vers une solution peu courante à l&#39;époque : le lagunage.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La station de lagunage de Rochefort vient de fêter ses 20 ans. Elle reste toujours la plus grande en Europe de ce type, alors que l&#39;ère est, paraît-il, au « développement durable ». Une expression vide de sens, mais qui fait plaisir aux technocrates de tous poils qui font ainsi semblant de s&#39;intéresser aux problèmes d&#39;environnement.   Mais alors que l&#39;on nous annonce que les bovins menacent l&#39;atmosphère terrestre par leurs émanations flatulentes de méthane (plus nocifs que la multiplication des émanations de soufre, co2, dioxine et autres joyeux gaz à effets de serre émis par les usines et les transports), Rochefort devra peut-être fermer sa station et combler ses marais. En effet, mares, marais, étangs et... cimetières, entre autres, sont également producteurs de méthane en grande quantité. Exagération provocatrice ? À voir, au vu des décisions tout aussi incongrues que l&#39;on semble vouloir imposer aux bons peuples, avant de mettre en application les règlements internationaux visant à limiter la pollution industrielle.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000002</guid>
  <category>Entre histoire et environnement</category>
</item>
<item>
  <title>Jean-Louis FROT</title>
  <description>Vice-président du Conseil général, &#60;br&#62;maire adjoint de Rochefort de 1971 à 1977&#60;br&#62;maire de Rochefort de 1977 à 2001&#60;br&#62;Président-fondateur du réseau “Optique 2000”</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000008</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000008</guid>
  <category>Entre histoire et environnement</category>
</item>
<item>
  <title>Traiter et rejeter sans polluer</title>
  <description>&#60;br&#62;Inaugurée en 1989 la station de lagunage de Rochefort s&#39;appuie sur six bassins couvrant ensemble 35 Ha. Les eaux usées de la ville arrivent dans des bacs de décantation où elles sont débarrassées de la plus grande partie des graisses, des sables et graviers. Leurs boues sont ensuite traitées dans un « digesteur », dont les gaz sont utilisés pour fournir l&#39;énergie nécessaire à son propre fonctionnement, ainsi qu&#39;à l&#39;ensemble de la station. Elles sont ensuite utilisées dans des composts.  .  &#60;br&#62;Le reste des eaux est envoyé vers les bassins où elle séjournera plusieurs semaines. Le temps pour le phytoplancton et le zooplancton de digérer toutes les molécules biodégradables, avant de rendre à l&#39;estuaire des eaux dites de qualité « eaux de baignade ».&#60;br&#62;On estime qu&#39;il convient de prévoir une surface de lagune de 1 Ha pour 1000 habitants pour obtenir une bonne qualité de traitement des eaux. Ce qui explique que l&#39;on trouve de préférence ces systèmes en espace rural. Rochefort reste donc, et sans doute pour longtemps, la seule ville de son importance à disposer d&#39;une station de lagunage pour le traitement de ses eaux usées.&#60;br&#62;Elle constitue également un refuge pour les migrateurs.&#60;br&#62;La conception d&#39;une station de lagunage se prête naturellement à l&#39;accueil des oiseaux de marais. Constituées de bassins peu profonds pour faciliter l&#39;action des micro-organismes, chargés de digérer les polluants contenus dans les eaux en conjuguant celle du vent et du soleil, elles constituent un refuge particulièrement adapté. Les plantes, comme les iris jaunes aquatiques ou les roseaux ont le double avantage d&#39;aider à l&#39;assainissement des lagunes et de constituer un abri pour une faune animale diversifiée. A Rochefort, c&#39;est la Ligue de Protection des Oiseaux qui est chargée de la gestion de cet espace naturel et d&#39;accueillir les visiteurs. Par des chemins tracés au travers des roseaux, ils peuvent gagner un observatoire et admirer le ballet des échassiers et palmipèdes, venus se poser sur ces eaux calmes et saines pour quelques heures, quelques jours ou pour l&#39;hiver sur le chemin de la migration qui les mène à quitter des zones moins hospitalières que l&#39;estuaire de la Charente. ils y trouvent tout ce qui est nécessaire à leur alimentation, quelque soit leur régime. Ce qui démontre par la pratique, la qualité des eaux des 300 ha de marais confiés à la LPO, y compris ceux des lagunages, placés sous le contrôle du Conservatoire du Littoral.&#60;br&#62;La station de Rochefort sert de modèle à de nombreux projets du même type à travers le Monde et 10 000 visiteurs viennent chaque année en parcourir les espaces, accompagnés par les spécialistes du service de l&#39;assainissement de la ville, en ce qui concerne la station par elle-même, comme de la LPO en ce qui concerne l&#39;espace naturel.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/rochefort/index.html#bv000003</guid>
  <category>Entre histoire et environnement</category>
</item>
<item>
  <title>Ruffec : Vers le désert hospitalier</title>
  <description>Ceux qui s&#39;imaginent que les Agences Régionales de l&#39;Hospitalisation ont été créées pour favoriser la bonne organisation des soins en milieu rural, apparemment  se trompent. Les ARH  semblent essentiellement être là pour favoriser la privatisation de la santé.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans toutes les régions de France, les exemples ne manquent pas où les rapprochements entre centres hospitaliers publics et cliniques privées se font presque systématiquement au détriment du public. &#60;br&#62;La raison en est simple, les actes chirurgicaux « rentables » sont confiés aux cliniques, les actes médicaux lourds, de longue durée et coûteux dans leur gestion, reviennent aux CH publics. Lorsqu&#39;une clinique est tenue d&#39;accueillir des urgences médicales, le plus souvent le patient, après les premiers soins, est renvoyé chez lui, convoqué à un nouvel examen, puis réadmis en clinique, sous régime privé cette fois. Un tour de passe-passe qui permet ainsi de priver le public de ses patients les plus susceptibles de réduire ses charges. Pas celles de la Sécurité Sociale dont le déficit chronique (qui ne représente guère plus de 3 à 4 jours de son fonctionnement par année), est également dû à cette organisation entre santé publique et santé privée.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000002</guid>
  <category>Hôpital</category>
</item>
<item>
  <title>À Ruffec, le cas est différent, mais tout aussi pervers.</title>
  <description>On ne sait pourquoi, l&#39;actuelle directrice de l&#39;ARH Poitou-Charentes semble s&#39;être fixé comme mission, de mettre fin à son activité de proximité. Tout est mis en oeuvre obtenir la fermeture de services aussi essentiels que la chirurgie d&#39;urgence et orthopédique.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« L&#39;hôpital de Ruffec assure la sécurité médicale d&#39;un bassin de 60 000 personnes,&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; explique Bernard Charbonneau, maire de Ruffec. &#60;i&#62;&#60;b&#62;Nous sommes situés à 55 km d&#39;Angoulême, 75 km de Poitiers, soit plus d&#39;une demi-heure en voiture. Les derniers événements climatiques avec la neige et le verglas présents sur les routes pendant plus de dix jours, ont considérablement allongé ces temps de transports. En cas d&#39;urgence, c&#39;est mettre en danger la vie des gens. Sans compter le prix des transports en ambulance. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;De fait des villes comme Mansle, Civray, Sauzé-Vaussay, Chef-Boutonne, importants chefs-lieux de cantons de Charente, sud Vienne et Deux-Sèvres dépendent de Ruffec dans l&#39;accès à la santé d&#39;urgence. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Nous connaissons des cas où les patients de Ruffec, envoyés à Angoulême reviennent à Ruffec par manque de possibilité d&#39;accueil à l&#39;hôpital de Girac. Où est le gain dans ce cas, pour la santé publique et pour le patient ? »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; &#60;br&#62;Le paradoxe est que Ruffec a été assez récemment doté d&#39;un plateau chirurgical moderne, que des chirurgiens compétents y ont exercé jusqu&#39;à ce l&#39;ARH les dissuade de poursuivre leur activité dans l&#39;hôpital local. &#60;br&#62;Début janvier 2010, après avoir vu son arrêté de fermeture du bloc retoqué par le tribunal administratif en septembre 2009 pour cause &#60;i&#62;«  d&#39;atteinte grave et immédiate aux intérêts de la santé publique et à la sécurité des patients »&#60;/i&#62;, la directrice de l&#39;ARH en a promulgué un second.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62; « Nous sommes en train de monter un nouveau dossier de recours auprès du tribunal avec nos avocats ; Ce second arrêté devrait logiquement être également recalé puisque les arguments qui ont prévalu à la première abrogation restent valables, à savoir : la création d&#39;un désert médical dans ce secteur si l&#39;on ferme Ruffec. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000006</guid>
  <category>Hôpital</category>
</item>
<item>
  <title>Au nom du profit immédiat</title>
  <description>L&#39;éventuelle fermeture du plateau chirurgical d&#39;urgence de Ruffec ne correspond à aucune logique, que ce soit en matière d&#39;organisation sanitaire territoriale, comme en matière d&#39;économie financière. Mais faut-il chercher une logique dans des décisions purement administratives, voire politiques ? &#60;br&#62;&#60;br&#62;Au moment où l&#39;on dérembourse des médicaments présentés comme non efficaces, alors qu&#39;ils faisaient partie des recommandations médicales depuis plusieurs décennies, simplement parce que leurs brevets sont tombés dans le domaine public et ne rapportent plus suffisamment aux laboratoires qui les fabriquent, avec pour seul objectif la mise sur le marché de nouvelles molécules bénéficiant d&#39;un nouveau brevet et donc beaucoup plus rentables, au détriment de l&#39;équilibre de la Sécu, on ne s&#39;étonne pas de voir les ARH créer une désertification médicale dans des régions déjà très atteintes économiquement. &#60;br&#62;Il est d&#39;ailleurs intéressant de consulter la liste des structures ainsi menacée à travers la France, Paris n&#39;en étant pas exempt, sur le site de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.coordination-nationale.org/index.htm&#34;&#62;http://www.coordination-nationale.org/index.htm&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce n&#39;est pas en fermant des structures pourtant réputées performantes que l&#39;on incitera les gens à venir s&#39;installer dans des espaces de plus en plus délaissés. Le prétexte du nombre d&#39;actes réalisés dans l&#39;année n&#39;est qu&#39;un faux problème, car il suffirait de favoriser les implantations nouvelles dans ces secteurs pour redonner de l&#39;activité aux petits plateaux. Mais là encore il s&#39;agit de volonté sociale, économique et politique dans le plus mauvais sens du terme.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il est évident qu&#39;un hôpital comme celui de Ruffec a sa place pleine et entière dans le tissu sanitaire régional, au même titre que tous les autres. Encore faut-il que la politique politicienne laisse la place au réel souci de l&#39;intérêt commun. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Après tout, le public comprendra mieux que l&#39;on aide des petites structures de proximité, mêmes sans doute moins rentables sur le plan financier, plutôt que des entreprises privées dont les intérêts ne sont mutualisés que lorsqu&#39;elles perdent de l&#39;argent. &#60;br&#62;Malheureusement le profit immédiat est toujours favorisé aux dépends d&#39;une rentabilité à moyen ou long terme et, encore plus dommageable, de la protection sociale générale. Et ce ne sont pas les rodomontades  présidentielles et gouvernementales qui changeront les choses.&#60;br&#62;&#60;br&#62;P.F.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000007</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000007</guid>
  <category>Hôpital</category>
</item>
<item>
  <title>  Association de défense de l&#39;Hôpital de Ruffec:</title>
  <description>Le Collectif&#60;br&#62;Siège: Centre Social ,place aristide briand, 16700 Ruffec&#60;br&#62;        E/mail : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%61%73%73%64%65%66%5F%68%6F%70%69%74%61%6C%72%75%66%66%65%63%40%79%61%68%6F%6F%2E%66%72&#34;&#62;assdef_hopitalruffec&#38;#64;yahoo.fr&#60;/a&#62;             &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/ruffec/index.html#bv000001</guid>
  <category>Hôpital</category>
</item>
<item>
  <title>Une aide précieuse, celle du travail</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62; S&#39;il est vrai que certains handicaps moteurs interdisent à la personne atteinte de pouvoir prétendre à un emploi quel qu&#39;il soit,  dans la plupart des cas il suffit d&#39;une adaptation du poste de travail pour le rendre aussi productif qu&#39;un autre. &#60;br&#62;Les Centres d&#39;Aide par le Travail le démontrent quotidiennement.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Courbillac, à quelques kilomètres de Sigogne, en Charente. Dans une ancienne propriété agricole, L&#39;Arche la Merci, née en 1970,  association à but non lucratif (loi 1901), gère deux établissements :    &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Un E.S.A.T. (Etablissements et Services d&#39;Aide par le Travail - anciennement CAT, Centre d&#39;Aide par le Travail) dépendant de la D.D.A.S.S qui accueille 61 personnes avec un handicap mental.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Une S.A.J. (Section d&#39;Activité de Jour) - ou atelier occupationnel - ,dépendante du Conseil Général de la Charente, qui accueille 19 personnes avec un handicap mental.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Un S.A.V.S. (Service d&#39;Accompagnement à la Vie Sociale).&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;35 des 81 personnes accueillies sont hébergées dans 5 petits foyers, répartis entre Courbillac et Jarnac, qui fonctionnent grâce aux prix de journées versés par le département.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;encadrement est assuré par des &#34;assistants&#34;, sous le statut de volontaires ou de salariés.  </description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000002</guid>
  <category>ESAT l&#39;Arche, &#34; la Merci&#34;</category>
</item>
<item>
  <title>Partenaires du cognac</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34;Nous sommes une entreprise comme les autres, nous répondons aux appels d&#39;offre en respectant les lois et les prix du marché.&#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Roger Lefort, directeur de l&#39;Arche La Merci de Courbillac depuis près de 30 ans, tient à cette mise au point, ce n&#39;est pas parce qu&#39;il dirige une structure bénéficiant de certaines aides publiques, que celle-ci  doit fausser la concurrence. &#60;br&#62;Plusieurs des ateliers sont des sous-traitants d&#39;entreprises agissant pour le cognac. &#60;br&#62;L&#39;atelier bois réalise les planchettes qui, plongées dans les cuves inox, donneront goût et couleur à l&#39;eau de vie, comme s&#39;il s&#39;agissait de barriques traditionnelles en chêne. De petits carrés seront, eux, plongés dans les barriques en bois ayant perdu leur tanin afin de les régénérer.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans un autre secteur, ont assemble les éléments des bouchons de carafes, à côté de la ligne de collage des &#34;gueilles de bondes&#34; comme le disent les charentais. Ces tissus chargés d&#39;assurer l&#39;étanchéité des bondes sont réunis avec soin sur leurs supports.&#60;br&#62;&#60;br&#62; A ces  ateliers s&#39;ajoutent la fabrication de sièges d&#39;enfants, une section espaces verts et une section viticole.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000004</guid>
  <category>ESAT l&#39;Arche, &#34; la Merci&#34;</category>
</item>
<item>
  <title>Un encadrement volontaire</title>
  <description>L&#39;accompagnement des personnes handicapées constitue un engagement de tous les instants. Il faut être apte à en porter le poids à tout moment de la journée, voire de la nuit pour les résidents des foyers.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34;Nous faisons appel à des professionnels formés à cela, mais également à des bénévoles. ce sont des accompagnants qui souhaitent s&#39;engager auprès de personnes en difficulté, soit par conviction, soit pour envisager une carrière, soit en stages de formation ou pour toute autre motivation personnelle. &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; Il faut être soi-même assez fort psychologiquement pour supporter cette confrontation aux réalités de la vie avec des personnes plus ou moins dépendantes, mentalement. Et ce n&#39;est pas toujours très facile.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Arche La Merci est donc très souvent à la recherche de bonnes volontés pouvant aider les permanents dans leurs tâches, tant dans certains travaux, en particulier dans la section d&#39;accueil de jour où les personnes reçues sont dans l&#39;incapacité totale de se prendre en charge mentalement,  que dans la vie dans les foyers ou  lors de sorties pour ce qui concerne l&#39;accompagnement à la vie sociale.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Fondée en 1964 par Jean Vanier, la communauté de l&#39;Arche, est une institution, certes religieuse où l&#39;on peut pratiquer sa foi, mais qui ne se pose pas en préalable dans l&#39;accueil des personnes en difficulté. </description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000009</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000009</guid>
  <category>ESAT l&#39;Arche, &#34; la Merci&#34;</category>
</item>
<item>
  <title>Contacts</title>
  <description>&#60;br&#62; ASSOCIATION L&#39;ARCHE LA MERCI&#60;br&#62;Rue de l&#39;Arche&#60;br&#62;Bel Air&#60;br&#62;16200 COURBILLAC&#60;br&#62;&#60;br&#62;Tél : 05.45.21.74.16&#60;br&#62;Fax : 05.45.96.50.85&#60;br&#62;&#60;br&#62;E-mail : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%61%73%73%69%73%74%61%6E%74%73%40%6C%61%72%63%68%65%2D%6C%61%6D%65%72%63%69%2E%63%6F%6D&#34;&#62;assistants&#38;#64;larche-lamerci.com&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Site Internet : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.larche-lamerci.com&#34;&#62;www.larche-lamerci.com&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000010</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/handicaps/index.html#bv000010</guid>
  <category>ESAT l&#39;Arche, &#34; la Merci&#34;</category>
</item>
<item>
  <title>Maison Familiale Rurale</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;h3&#62;Devenir un pôle d&#39;excellence en formation horticole&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Avec la mise en place d&#39;une serre de 200 m2, l&#39;établissement de formation par alternance est le seul en Charente à proposer une formation horticole complète. En attendant la création d&#39;une pépinière-école.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les Maisons Familiale Rurales sont l&#39;une des alternatives proposées pour une formation en alternance dans des métiers visant à la proximité. Agriculture, vigne, métiers forestiers, services à la personne, horticulture figurent aux programmes des différentes MFR de la région. &#60;br&#62;Celle de Triac -Lautrait se consacre, pour sa part, à la vigne et aux quatre branches de l&#39;horticulture : florale, maraîchère, pépinière fruitière, pépinière ornementale. La section travaux paysagers constituant en quelque sorte l&#39;organisation dans un espace donné des quatre spécialités.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Longtemps, l&#39;enseignement horticole de la MFR de Triac s&#39;est réduit à une approche théorique, la pratique devant être le fait des maîtres d&#39;apprentissage. Mais avec une spécialisation de plus en plus marquée des professionnels, certaines techniques pouvaient échapper à l&#39;apprenti au cours de sa formation en entreprise. C&#39;est pourquoi depuis son arrivée à Triac comme responsable de la section horticole, Ludovic Lambot s&#39;est attaché à mieux préparer la montée en puissance de l&#39;enseignement horticole dispensé ici.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Depuis quatre années le jeune homme titulaire de BPA, BEP, Bac Pro et BTS en horticulture quatre branches, et nanti d&#39;une forte expérience commerciale, s&#39;attache à mener à bien un projet pédagogique visant conduire la MFR de Triac -Lautrait vers l&#39;obtention de sa reconnaissance comme pôle d&#39;excellence professionnel.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62; &#34; Nous sommes le seul établissement de Charente à proposer ce type de formation et nous voulons que nos apprentis sortent de chez nous avec un bagage professionnel reconnu &#34;, &#60;/i&#62;&#60;/b&#62; explique Christophe Bonafous, le directeur de la MFR. &#60;i&#62;&#60;b&#62; &#34; Certes il a fallu convaincre le conseil d&#39;administration du bien-fondé de cette démarche, mais nous avons obtenu le feu vert et Ludovic Lambot s&#39;est révélé un pilote de projet exemplaire. &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Et ce dernier de préciser : /&#60;b&#62;&#34; Il faut que nous puissions disposer des moyens de nos ambitions. C&#39;est pourquoi il était indispensable de se doter d&#39;une serre véritablement performante. Sur 200 m2, nous disposons d&#39;une serre froide et d&#39;une serre chaude. Elle est actuellement chauffée par une chaudière au gaz, mais nous menons des études (financières en particulier) pour utiliser la géothermie. De même, nous récupérons les eaux de pluie dans une citerne de 6000 litres afin de recourir le moins possible à l&#39;eau communale. &#34;&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;/i&#62;Construite par la Ste TPSB de Cerisay (79), en verre sécurisé en vue de l&#39;accueil du public lors de manisfestations organisées au sein de la MFR, cette serre modèle dispose de la gestion  automatique de l&#39;aération et de l&#39;arrosage.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans le projet de la Maison Familiale Rurale de Triac -Lautrait, une large place est faite à l&#39;environnement.&#60;br&#62; Dédiée aux métiers de la terre et de la nature l&#39;école joue sur les circuits courts et le recyclage des déchets verts pour sensibiliser ses élèves au respect de l&#39;environnement naturel. &#60;br&#62;Les espaces verts et paysagers créés par les élèves, aussi bien en interne que dans une ou deux communes des environs qui le souhaiteraient, utiliseront essentiellement les plantes produites par les apprentis horticulteurs. Les cuisines emploieront les fruits et légumes issus des planches maraîchères et des espaces fruitiers lorsque ceux-ci entreront en production. &#34; Toutes nos productions seront biologiques, sans produits phytosanitaires chimiques. Les déchets seront transformés en compost. &#34;. Un compost provenant actuellement de la déchetterie de Ste Sévère qui revalorise ainsi les déchets végétaux des particuliers.&#60;br&#62;&#60;br&#62;On le voit, la volonté des responsables de l&#39;enseignement est d&#39;amener les 150 élèves de l&#39;établissement (dont la moitié dans les sections horticoles et paysagères) à mieux prendre en compte la conception naturelle de leurs professions. Et l&#39;on sait que c&#39;est lors de ces années de formation, entre 14 et 20 ans, que les gestes professionnels s&#39;acquièrent. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les diplômes intermédiaires que sont les brevets d&#39;apprentissage agricole (BAA) et le brevet professionnel agricole (BPA) sont appelés à disparaître au profit du bac professionnel. Dans cette optique et afin d&#39;offrir un accès optimal au Brevet de Technicien Supérieur et autres diplômes supérieurs, la MFR de Triac -Lautrait s&#39;est donc engagée dans une politique de mise à niveau de ses moyens techniques (installations et matériel professionnel) qui nécessite un soutien financier important. &#60;br&#62;D&#39;ores et déjà, la réalisation de la serre a fait l&#39;objet de subventions ; de la part du Conseil Général (43 690 euros) et du Conseil Régional (28 249 euros), le reste des 120 000 euros de la facture globale étant supporté par la MFR elle-même (48 061 euros).  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34; Les brevets BAA-BPA sanctionnent la bonne connaissance des gestes professionnels&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;, précise Ludovic Lambot, &#60;i&#62;&#60;b&#62;le Bac Pro certifie que l&#39;on est apte à mener à bien la gestion technique d&#39;une serre dans la culture des plantes, dans son approvisionnement, dans son utilisation générale. Ainsi que, éventuellement, dans une gestion financière simple via la gestion des stocks de plantes et de produits. &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34; Notre reconnaissance comme pôle d&#39;excellence,&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; renchérit Christophe Bonafous, &#60;i&#62;&#60;b&#62;passe par la mise à disposition des élèves de ce niveau d&#39;enseignement exigeant. C&#39;est à quoi nous nous employons avec la forte conviction que nous sommes sur la bonne voie. &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Article paru dans : &#34;La Vie Charentaise&#34; du 12 novembre 2009&#60;/i&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/triac-lautrait/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/triac-lautrait/index.html#bv000002</guid>
  <category>Triac-Lautrait</category>
</item>
<item>
  <title>Contacter la MFR de Triac-Lautrait</title>
  <description>Maison Familiale de Triac Lautrait&#60;br&#62;16 rue de Cognac&#60;br&#62;16200 Lautrait&#60;br&#62; &#60;br&#62;Téléphone : 05-45-35-37-71&#60;br&#62; &#60;br&#62;Fax : 05-45-35-39-34 &#60;br&#62;Messagerie éléctronique :&#60;br&#62; &#60;br&#62;&#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%6D%66%72%2E%74%72%69%61%63%2D%6C%61%75%74%72%61%69%74%40%6D%66%72%2E%61%73%73%6F%2E%66%72&#34;&#62;mfr.triac-lautrait&#38;#64;mfr.asso.fr&#60;/a&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;Directeur de la structure : Mr BONAFOUS Christophe&#60;br&#62;&#60;br&#62;Site Internet : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.mfrtriac-lautrait.fr/accueil_020.htm&#34;&#62;http://www.mfrtriac-lautrait.fr/accueil_020.htm&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/triac-lautrait/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/triac-lautrait/index.html#bv000006</guid>
  <category>Triac-Lautrait</category>
</item>
<item>
  <title>Télédiagnostic entre Confolens et Poitiers</title>
  <description>&#60;br&#62;De plus en plus, la notion de « service public » cède la place à celle de « service au public », ce qui n&#39;est plus du tout la même chose. Lorsque La Poste ferme ses bureaux ruraux en les transformant en « agences postales » tenues par des personnes certes accueillantes et aimables, mais ne pouvant apporter les mêmes services qu&#39;un vrai bureau, c&#39;est au nom de la rentabilité. Lorsque la SNCF transfère ses lignes régionales sur le dos des Régions, c&#39;est au nom de la rentabilité. Et s&#39;il ne s&#39;agissait que d&#39;être rentable, le mal serait moindre puisque l&#39;on conçoit bien qu&#39;il soit nécessaire pour une entreprise publique ou privée d&#39;équilibrer ses comptes. Mais là où le bât blesse, c&#39;est lorsque l&#39;entreprise, dite de service au public, cherche à réaliser des profits financiers pour rémunérer grassement ses actionnaires et non pour améliorer le service offert. Il est logique qu&#39;un actionnaire perçoive un retour sur investissement, pour autant est-il raisonnable d&#39;exiger des taux supérieurs à 12 — 15 %, alors que le « Livret A » n&#39;est rémunéré qu&#39;à 0.5 % ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et l&#39;on constate que la politique de santé s&#39;appuie sur la même logique. Le fameux « trou de la Sécu » dont on nous rebat les oreilles correspond à moins d&#39;une semaine de fonctionnement (3 ou 4 jours) dans l&#39;année. S&#39;agissant d&#39;un service aussi important que la santé publique, n&#39;est-il pas possible que l&#39;État, si prompt à accorder des milliards aux banques et aux grandes entreprises, éponge ce déficit ? Voilà une contribution qui ne rencontrerait sans doute guère d&#39;opposants. Car en fait des citoyens qui ne peuvent se soigner régulièrement finissent par devoir être pris en charge plus lourdement par la collectivité, où est le gain d&#39;argent dans ce cas ?&#60;br&#62;&#60;br&#62;La fermeture des services d&#39;urgence et de maternité dans les hôpitaux locaux (de proximité en politiquement correct) répond à des motifs économiques immédiats, mais oublie que, sur le long terme, ils reviennent finalement moins cher qu&#39;un transfert en ambulance sur de longues distances, ou en hélicoptère.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et les différents « classements » publiés par la presse n&#39;ont pas d&#39;autres buts que de jeter le discrédit sur des services que l&#39;on souhaite à terme voir disparaître. Comment peut-on comparer un grand centre hospitalier avec un hôpital local ? Comment peut-on faire des comparatifs entre des services dont les besoins et les activités diffèrent ? Une récente « étude » mettait en cause le taux de maladies nosocomiales de l&#39;hôpital de Confolens dont le service de chirurgie est fermé. Il faut croire que l&#39;enquêteur n&#39;a pas cru bon de réactualiser son rapport en fonction des réalités. C&#39;est d&#39;ailleurs ce qui fait que ces « enquêtes » sont sujettes à caution. Elles ne prennent en compte que des données partielles, sur de courtes périodes et publiées plusieurs mois après, sans réactualisation. Un service peut avoir connu un problème spécifique et ponctuel qui aura été rapidement corrigé et se voir pénalisé par la publication d&#39;une « étude » alors que le problème n&#39;existe plus depuis longtemps.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et quant au taux de mortalité, il faut savoir que les établissements privés transfèrent sur le public ou renvoient chez eux des malades en phase terminale qui ainsi ne plombent pas leurs propres statistiques.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il est donc prudent de relativiser la réalité de ces fameux « classements » qui, en dehors d&#39;un coup médiatique, n&#39;ont guère de valeur d&#39;exemple.&#60;br&#62;L&#39;autre cause de remise en question du service public de santé est le « rapprochement » entre cliniques privées et hôpital public. Dans la très grande majorité des cas, ce sont les cliniques privées qui bénéficient des actes « rentables » ; ces opérations chirurgicales intégralement remboursées, ne nécessitant pas d&#39;hospitalisation de longue durée. L&#39;hôpital public se voyant uniquement confier les pathologies lourdes, les hospitalisations de longue durée, les malades en fin de vie. Et lorsque la clinique à la charge d&#39;assurer les urgences, service public, un petit tour de passe-passe lui permet de réadmettre certains patients en hospitalisation privée sans qu&#39;ils passent par la case hôpital public, comme elle devrait normalement le faire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Alors que la Charente connaît la fermeture du service de chirurgie d&#39;urgence de l&#39;hôpital de Ruffec et des restrictions de fonctionnement de l&#39;hôpital de Cognac, suite à son rapprochement avec la clinique « Arc-en-ciel » (vendue au groupe « Kapa santé » en 2008), la Région vient d&#39;investir dans la mise en place d&#39;un service de télédiagnostic entre l&#39;hôpital de Confolens et le Centre hospitalier universitaire de Poitiers.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Les petits hôpitaux ont beaucoup de mal à recruter des radiologues, explique Mme Robic, directrice du CH de Confolens. Nous en avons engagé un, M. Bratu, mais il ne peut être présent 24 h sur 24 et prend parfois des congés. Il fallait donc pallier ces moments d&#39;absences et sans second radiologue, nous ne pouvions plus assurer correctement les urgences. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La solution a donc été trouvée auprès du CHU de Poitiers avec la mise en place de télédiagnostic.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le service de radiologie de Confolens, via une connexion sécurisée Internet entre en contact avec la radiologie de Poitiers où, en permanence, des spécialistes peuvent répondre à tout appel.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le manipulateur radio de Confolens réalise en direct la radio du malade qu&#39;il transmet en temps réel à Poitiers. Instantanément, le service poitevin analyse les radios, peut demander d&#39;autres clichés et toujours en temps réel, affine son diagnostic.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« On sait alors si le cas en question peut être traité à Confolens ou doit être hospitalisé à Poitiers. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La mise en place de ce service revient à 89.000 euros, pris en charge par la Région. L&#39;Agence Régionale de l&#39;Hospitalisation finançant certains investissements techniques.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce sont en tout sept établissements qui seront dotés d&#39;un service identique. Outre Confolens, Poitiers prendra en charge Montmorillon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Hôpital de Girac à Angoulême se chargera de Ruffec et Barbezieux.&#60;br&#62;La Rochelle aura des liens avec St-Jean- d&#39;Angély, Jonzac et Rochefort.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au total, ce sont plus de deux millions d&#39;euros qui seront investis dans ces services de télémédecine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;P.F.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Article paru en mars 2009&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/confolens/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/confolens/index.html#bv000002</guid>
  <category>Confolens</category>
</item>
<item>
  <title>Marché aux truffes Régional, de Jarnac</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Depuis 2004, Jarnac est devenue le centre Régional du marché aux truffes. &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Tous les mardis, du 1er décembre à la fin février, les producteurs se retrouvent sous les voûtes de l&#39;Hôtel Renard, dans les parfums de &#60;i&#62;Tuber Melanosporum&#60;/i&#62;, pour une vente entre professionnels. &#60;br&#62;Cette année voit apparaître la vente du vendredi, ouverte aux particuliers.&#60;br&#62;Après avoir connu une record de poids avec une truffe de plus d&#39;1 Kg en 2008-2009, les producteurs espèrent cette fois battre des records de vente.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Marchés aux truffes de Jarnac (16)&#60;br&#62;Hôtel Renard&#60;br&#62;12, quai de l&#39;Orangerie&#60;br&#62;Le mardi à 9h30&#60;br&#62;le vendredi à 17 h&#60;br&#62;&#39;sauf le 4 décembre et les jours fériés).&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/viesociale/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/viesociale/index.html#bv000002</guid>
  <category>Jarnac</category>
</item>
<item>
  <title>Marché du vendredi</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Depuis le 11 décembre et jusqu&#39;à la fin février, les particuliers peuvent acheter leurs truffes en direct au marché de Jarnac.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le marché du mardi, ouvert   aux professionnels, voit souvent les diamants noirs présentés se vendre en quelques dizaines de minutes. Les courtiers des restaurants et traiteurs achetant en grandes quantités les truffes des producteurs régionaux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le marché du vendredi est donc réservé aux particuliers qui peuvent dès lors trouver des truffes de bonne qualité à des prix raisonnables.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le 11 décembre, pour le 1er marché du vendredi, quatre producteurs ont présenté leurs récoltes à des prix de 55 à 65 euros les cent grammes.&#60;br&#62;Peu de vendeurs, une quarantaine d&#39;acheteurs, une première en demi-teinte donc. Mais nul doute que ce second marché aux truffes hebdomadaire de Jarnac trouvera rapidement sa clientèle.&#60;br&#62;&#60;br&#62;//&#60;b&#62;Tous les vendredis à partir de 17H, hôtel Renard, quai de l&#39;Orangerie à Jarnac./&#60;/b&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/viesociale/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/viesociale/index.html#bv000004</guid>
  <category>Jarnac</category>
</item>
<item>
  <title>Les soliloques du pauvre</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Jehan Rictus (1867-1933) est l&#39;anti Jean Richepin. Poête de la rue et des gens qui y vivent, il connaît son sujet pour l&#39;avoir vécu et  met en scène dans les &#34;Soliloques du pauvre&#34;&#60;br&#62;Le texte ci-dessous, publié en 1895 reste en 2009 d&#39;une actualité criante et, hormis quelques références politiques et littéraires de l&#39;époque, son texte est d&#39;aujourd&#39;hui.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Vous pouvez retrouver l&#39;intégrale de ses textes et des illustrations de Steinlen sur le site suivant : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.florilege.free.fr/jehan-rictus&#34;&#62;http://www.florilege.free.fr/jehan-rictus&#60;/a&#62;&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;L&#39;Hiver&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Merd&#39; ! V&#39;là l&#39;Hiver et ses dur&#39;tés,&#60;br&#62;V&#39;là l&#39; moment de n&#39; pus s&#39; mettre à poils :&#60;br&#62;V&#39;là qu&#39; ceuss&#39; qui tienn&#39;nt la queue d&#39; la poêle&#60;br&#62;Dans l&#39; Midi vont s&#39; carapater !&#60;br&#62;&#60;br&#62;V&#39;là l&#39; temps ousque jusqu&#39;en Hanovre&#60;br&#62;Et d&#39; Gibraltar au cap Gris-Nez,&#60;br&#62;Les Borgeois, l&#39; soir, vont plaind&#39; les Pauvres&#60;br&#62;Au coin du feu... après dîner !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et v&#39;là l&#39; temps ousque dans la Presse,&#60;br&#62;Entre un ou deux lanc&#39;ments d&#39; putains,&#60;br&#62;On va r&#39;découvrir la Détresse,&#60;br&#62;La Purée et les Purotains !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les jornaux, mêm&#39; ceuss&#39; qu&#39;a d&#39; la guigne,&#60;br&#62;À côté d&#39;artiqu&#39;s festoyants&#60;br&#62;Vont êt&#39; pleins d&#39;appels larmoyants,&#60;br&#62;Pleins d&#39; sanglots... à trois sous la ligne !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Merd&#39;, v&#39;là l&#39;Hiver, l&#39;Emp&#39;reur de Chine &#60;br&#62;S&#39; fait flauper par les Japonais !&#60;br&#62;Merd&#39; ! v&#39;là l&#39;Hiver ! Maam&#39; Sév&#39;rine&#60;br&#62;Va rouvrir tous ses robinets !&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39; qui va s&#39;en évader des larmes !&#60;br&#62;C&#39; qui va en couler d&#39; la piquié !&#60;br&#62;Plaind&#39; les Pauvr&#39;s c&#39;est comm&#39; vendr&#39; ses charmes&#60;br&#62;C&#39;est un vrai commerce, un méquier !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ah ! c&#39;est qu&#39;on est pas muff en France,&#60;br&#62;On n&#39; s&#39;occupe que des malheureux ;&#60;br&#62;Et dzimm et boum ! la Bienfaisance&#60;br&#62;Bat l&#39; tambour su&#39; les Ventres creux !&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Hiver, les murs sont pleins d&#39;affiches&#60;br&#62;Pour Fêt&#39;s et Bals de charité,&#60;br&#62;Car pour nous s&#39;courir, eul&#39; mond&#39; riche&#60;br&#62;Faut qu&#39;y gambille à not&#39; santé !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Sûr que c&#39;est grâce à la Misère&#60;br&#62;Qu&#39;on rigol&#39; pendant la saison ;&#60;br&#62;Dam&#39; ! Faut qu&#39;y viv&#39;nt les rastaqoères&#60;br&#62;Et faut ben qu&#39;y r&#39;dor&#39;nt leurs blasons !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et faut ben qu&#39; ceux d&#39; la Politique&#60;br&#62;Y s&#39; gagn&#39;nt eun&#39; popularité !&#60;br&#62;Or, pour ça, l&#39; moyen l&#39; pus pratique&#60;br&#62;C&#39;est d&#39; chialer su&#39; la Pauvreté.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Moi, je m&#39; dirai : « Quiens, gn&#39;a du bon ! »&#60;br&#62;L&#39; jour où j&#39; verrai les Socialisses&#60;br&#62;Avec leurs z&#39;amis Royalisses&#60;br&#62;Tomber d&#39; faim dans l&#39; Palais-Bourbon.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Car tout l&#39; mond&#39; parl&#39; de Pauvreté&#60;br&#62;D&#39;eun&#39; magnèr&#39; magnifique et ample,&#60;br&#62;Vrai de vrai y a d&#39; quoi en roter,              &#60;br&#62;Mais personn&#39; veut prêcher d&#39;exemple !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ainsi, r&#39;gardez les Empoyés&#60;br&#62;(Ceux d&#39; l&#39;Assistance évidemment)&#60;br&#62;Qui n&#39;assistent qu&#39;aux enterr&#39;ments&#60;br&#62;Des Pauvr&#39;s qui paient pas leur loyer !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et pis contemplons les Artisses,&#60;br&#62;Peint&#39;s, poèt&#39;s ou écrivains,&#60;br&#62;Car ceuss qui font des sujets trisses&#60;br&#62;Nag&#39;nt dans la gloire et les bons vins !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pour euss, les Pauvr&#39;s, c&#39;est eun&#39; bath chose,&#60;br&#62;Un filon, eun&#39; mine à boulots ;&#60;br&#62;Ça s&#39; met en dram&#39;s, en vers, en prose,&#60;br&#62;Et ça fait fair&#39; de chouett&#39;s tableaux !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Oui, j&#39;ai r&#39;marqué, mais j&#39;ai p&#39;têt&#39; tort,&#60;br&#62;Qu&#39; les ceuss qui s&#39; font « nos interprètes »&#60;br&#62;En geignant su&#39; not&#39; triste sort&#60;br&#62;S&#39;arr&#39;tir&#39;nt tous après fortun&#39; faite !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ainsi, t&#39;nez, en littérature&#60;br&#62;Nous avons not&#39; Victor Hugo&#60;br&#62;Qui a tiré des mendigots&#60;br&#62;D&#39; quoi caser sa progéniture !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Oh ! c&#39;lui-là, vrai, à lui l&#39; pompon !&#60;br&#62;Quand j&#39; pens&#39; que, malgré ses meillons,&#60;br&#62;Y s&#39; fit ballader les rognons&#60;br&#62;Du Bois d&#39; Boulogn&#39; au Panthéon&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans l&#39; corbillard des « Misérables »&#60;br&#62;Enguirlandé d&#39; Beni-Bouff&#39;-Tout&#60;br&#62;Et d&#39; vieux birb&#39;s à barb&#39;s vénérables...&#60;br&#62;J&#39;ai idée qu&#39;y s&#39;a foutu d&#39; nous.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et gn&#39;a pas qu&#39; lui ; t&#39;nez Jean Rich&#39;pin&#60;br&#62;En plaignant les « Gueux » fit fortune.&#60;br&#62;F&#39;ra rien chaud quand j&#39; bouffrai d&#39; son pain&#60;br&#62;Ou qu&#39;y m&#39; laiss&#39;ra l&#39; taper d&#39;eun&#39; thune.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ben pis Mirbeau et pis Zola&#60;br&#62;Y z&#39;ont « plaint les Pauvres » dans des livres,&#60;br&#62;Aussi, c&#39; que ça les aide à vivre&#60;br&#62;De l&#39;une à l&#39;aute Saint-Nicolas !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Même qu&#39;Émile avait eun&#39; bedaine&#60;br&#62;À décourager les cochons&#60;br&#62;Et qu&#39; lui, son ventre et ses nichons&#60;br&#62;N&#39; passaient pus par l&#39;av&#39;nue Trudaine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Alorss, honteux, qu&#39;a fait Zola ?&#60;br&#62;Pour continuer à plaindr&#39; not&#39; sort&#60;br&#62;Y s&#39;a changé en harang-saur&#60;br&#62;Et déguisé en échalas*.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ben en peintur&#39;, gn&#39;y a z&#39;un troupeau&#60;br&#62;De peintr&#39;s qui gagn&#39;nt la forte somme&#60;br&#62;À nous peind&#39; pus tocs que nous sommes :&#60;br&#62;Les poux aussi viv&#39;nt de not&#39; peau !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Allez ! tout c&#39; mond&#39; là s&#39; fait pas d&#39; bile,&#60;br&#62;C&#39;est des bons typ&#39;s, des rigolos,&#60;br&#62;Qui pinc&#39;nt eun&#39; lyre à crocodiles&#60;br&#62;Faite ed&#39; nos trip&#39;s et d&#39; nos boïaux !&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;en faut, des Pauvr&#39;s, c&#39;est nécessaire,&#60;br&#62;Afin qu&#39; tout un chacun s&#39;exerce,&#60;br&#62;Car si y gn&#39; aurait pus d&#39; misère&#60;br&#62;Ça pourrait ben ruiner l&#39; Commerce.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ben, j&#39; vas vous dir&#39; mon sentiment :&#60;br&#62;C&#39;est un peu trop d&#39;hypocrisie,&#60;br&#62;Et plaindr&#39; les Pauvr&#39;s, assurément&#60;br&#62;Ça rapport&#39; pus qu&#39; la Poésie :&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je l&#39; prouv&#39;, c&#39;est du pain assuré ;&#60;br&#62;Et quant aux Pauvr&#39;s, y n&#39;ont qu&#39;à s&#39; taire.&#60;br&#62;L&#39; jour où gn&#39; en aurait pus su&#39; Terre,&#60;br&#62;Bien des gens s&#39;raient dans la Purée !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais Jésus mêm&#39; l&#39;a promulgué,&#60;br&#62;Paraît qu&#39;y aura toujours d&#39; la dèche&#60;br&#62;Et paraît qu&#39;y a quèt&#39; chos&#39; qu&#39; empêche&#60;br&#62;Qu&#39;un jour la Vie a soye pus gaie.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Soit ! — Mais, moi, j&#39; vas sortir d&#39; mon antre&#60;br&#62;Avec le Cœur et l&#39;Estomac&#60;br&#62;Pleins d&#39; soupirs... et d&#39; fumée d&#39; tabac.&#60;br&#62;(Gn&#39;a pas d&#39; quoi fair&#39; la dans&#39; du ventre !)&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;en ai ma claqu&#39;, moi, à la fin,&#60;br&#62;Des « P&#39;tits carnets » et des chroniques&#60;br&#62;Qu&#39;on r&#39;trouv&#39; dans les poch&#39;s ironiques&#60;br&#62;Des gas qui s&#39; laiss&#39;nt mourir de faim !&#60;br&#62;&#60;br&#62;J&#39;en ai soupé de n&#39; pas briffer&#60;br&#62;Et d&#39;êt&#39; de ceuss&#39; assez... pantoufles&#60;br&#62;Pour infuser dans la mistoufle&#60;br&#62;Quand... gn&#39;a des moyens d&#39; s&#39;arrbiffer.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Gn&#39;a trop longtemps que j&#39; me balade&#60;br&#62;La nuit, le jour, sans toit, sans rien ;&#60;br&#62;(L&#39;excès même ed&#39; ma marmelade&#60;br&#62;A fait s&#39; trotter mon Ang&#39; gardien !)&#60;br&#62;&#60;br&#62;(Oh ! il a bien fait d&#39; me plaquer :&#60;br&#62;Toujours d&#39; la faim, du froid, d&#39; la fange,&#60;br&#62;Toujours dehors, gn&#39;a d&#39; quoi claquer ;&#60;br&#62;Faut pas y en vouloir à c&#39;t&#39; Ange !)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Eh donc ! tout seul, j&#39; lèv&#39; mon drapeau ;&#60;br&#62;Va falloir tâcher d&#39;êt&#39; sincère&#60;br&#62;En disant l&#39; vrai coup d&#39; la Misère,&#60;br&#62;Au moins, j&#39;aurai payé d&#39; ma peau !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et souffrant pis qu&#39; les malheureux&#60;br&#62;Parc&#39; que pus sensible et nerveux&#60;br&#62;Je peux pas m&#39; faire à supporter&#60;br&#62;Mes douleurs et ma Pauvreté.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au lieu de plaind&#39; les Purotains&#60;br&#62;J&#39; m&#39;en vas m&#39; foute à les engueuler,&#60;br&#62;Ou mieux les fair&#39; débagouler,&#60;br&#62;Histoir&#39; d&#39;embêter les Rupins.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Oh ! ça n&#39; s&#39;ra pas comm&#39; les vidés&#60;br&#62;Qui, bien nourris, parl&#39;nt de nos loques,&#60;br&#62;Ah ! faut qu&#39; j&#39;écriv&#39; mes « Soliloques » ;&#60;br&#62;Moi aussi, j&#39;en ai des Idées !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Je veux pus êt&#39; des Écrasés,&#60;br&#62;D&#39; la Mufflerie contemporaine ;&#60;br&#62;J&#39; vas dir&#39; les maux, les pleurs, les haines&#60;br&#62;D&#39; ceuss&#39; qui s&#39;appell&#39;nt « Civilisés » !&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et au milieu d&#39; leur balthasar&#60;br&#62;J&#39; vas surgir, moi (comm&#39; par hasard),&#60;br&#62;Et fair&#39; luire aux yeux effarés&#60;br&#62;Mon p&#39;tit « Mané, Thécel, Pharès ! »&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et qu&#39;on m&#39; tue ou qu&#39; j&#39;aille en prison,&#60;br&#62;J&#39; m&#39;en fous, j&#39; n&#39; connais pus d&#39; contraintes :&#60;br&#62;J&#39; suis l&#39;Homme Modern&#39;, qui pouss&#39; sa plainte,&#60;br&#62;Et vous savez ben qu&#39; j&#39;ai raison !&#60;br&#62;&#60;br&#62;                            &#60;br&#62;&#60;i&#62;1894-1895&#60;/i&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/airepoetique/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/airepoetique/index.html#bv000002</guid>
  <category>Quelques vers pour la route</category>
</item>
<item>
  <title>Pendant qu&#39;ils se gobergent</title>
  <description>&#60;br&#62;Ombre&#60;br&#62;Nuits de la douleur&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Déchirures&#60;br&#62;Plaies sanguinolentes&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Eclats&#60;br&#62;Enfoncés dans la chair&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Peurs&#60;br&#62;A chaque instant contrôlées&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Nuit&#60;br&#62;Nuit&#60;br&#62;Nuit&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et dans les ténèbres&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;De partout jaillis&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;Douleurs&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;Peurs&#60;br&#62;Cris&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et sur la honte?&#60;br&#62;&#60;br&#62;Silences&#60;br&#62;Silences&#60;br&#62;Silences.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/airepoetique/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/airepoetique/index.html#bv000001</guid>
  <category>Quelques vers pour la route</category>
</item>
<item>
  <title>Le conte du chien noir aux pattes et oreilles blanches</title>
  <description>Ce matin-là, Martin, le fermier, labourait son champ quand il aperçut, couché dans un sillon, un très gros chien noir avec les pattes et les oreilles blanches. Il n&#39;avait jamais vu ce chien auparavant et cria &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Va-t-en, tu me gènes dans mon travail, allez, ouste, fiche-le camp d&#39;ici, allez, vas retrouver tes maîtres »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; pour le faire fuir, mais le chien ne bougea pas. Martin qui passait à sa hauteur tout en labourant, le frappa de son fouet. Alors, le chien se dressa, se planta sur ses pattes devant le cheval qui s&#39;arrêta net et dit : &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Tu m&#39;as manqué de respect, et si tu veux que je te laisse la vie sauve tu dois me donner l&#39;une de tes filles en mariage. Je reviendrai dans trois jours pour avoir ta réponse. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; Et sur ces mots, le chien disparut.&#60;br&#62;Martin se frotta les yeux, pensant qu&#39;il venait d&#39;être victime d&#39;un enchantement. Lorsqu&#39;il rentra le midi, il avait le coeur si gros, qu&#39;il ne mangea presque pas. Sa femme et ses filles lui demandèrent ce qu&#39;il avait et Martin leur parla de sa rencontre avec le chien et de l&#39;ultimatum que ce dernier lui avait posé. Naturellement, aucune de ses trois filles n&#39;accepta d&#39;épouser un chien, même capable de parler et d&#39;apparaître et de disparaître à volonté. Deux jours passèrent dans la tristesse et le désespoir. Et l&#39;on ne trouva aucune solution capable de mettre fin à cette situation.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Au matin du troisième jour, Fanny, la plus jeune des trois filles de Martin vint trouver son père et lui dit, &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Père, j&#39;ai décidé, que je serai celle que le chien épousera. Je ne veux pas que tu sacrifies ta vie, ma mère et mes soeurs ont besoin de toi. Moi, je serai vivante malgré tout. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; La mort dans l&#39;âme, Martin accepta que la plus jeune et la plus belle de ses filles l&#39;accompagne jusqu&#39;au champ qu&#39;il finissait de labourer. Couché au milieu d&#39;un sillon, le grand chien noir aux pattes et aux oreilles blanches l&#39;attendait. Martin le supplia de lui pardonner, mais le chien resta inflexible et s&#39;en alla avec Fanny. Martin pleura beaucoup en les regardant s&#39;éloigner, la jeune fille suivant le chien.&#60;br&#62;Tous deux marchèrent ainsi longtemps. Fanny soupirait beaucoup, laissant couler ses larmes ; Le chien lui parlant avec douceur pour la rassurer. Plusieurs jours se passèrent ainsi. Enfin, ils arrivèrent en vue d&#39;un grand château aux hautes tours, bordés de douves profondes, planté au milieu d&#39;un grand parc aux parterres soigneusement entretenus, entouré d&#39;une forêt vaste et sombre. &#60;br&#62;&#60;br&#62;En haut du perron aux 31 marches des servantes très âgées vinrent les accueillir. Le chien leur recommanda de mener Fanny jusqu&#39;à la plus belle des chambres. Là, on lui recommanda de n&#39;en sortir que lorsque le chien viendrait la chercher. La chambre était vaste, avec un cabinet de toilette et une garde-robe digne des plus nobles dames. Fanny, éblouie, en oublia un temps sa curieuse situation. Dans la chambre elle trouva une large bibliothèque garnie de livres précieux et rares qu&#39;elle ouvrit avec d&#39;infinies précautions, tournant les pages sans les lire, car elle n&#39;avait pas appris à lire.&#60;br&#62;Plusieurs jours passèrent sans qu&#39;elle sorte de sa chambre, obéissant aux ordres donnés, et sans voir le chien. Un après-midi, alors que le soleil baignait le parc et inondait la pièce en traversant les vitres de la haute croisée, le chien entra dans la chambre et l&#39;invita à visiter le domaine. Elle accepta avec plaisir trouvant une occasion de sortir enfin de cet appartement où elle finissait par se sentir prisonnière. Ce furent alors dans les jours qui suivirent, de longues promenades à travers le parc. Un jour, elle aperçut une tour isolée et couverte de lierre. Curieuse, elle demanda à la visiter. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Ne t&#39;approche jamais de cette tour et n&#39;y entre pas car tu risquerais ta vie et mettrais la mienne en grand danger »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; lui dit le chien.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pourtant, un jour qu&#39;elle se promenait seule dans le parc, Fanny ne résista pas à la curiosité et, armée d&#39;une faucille pour se protéger du danger elle se glissa par une étroite fenêtre mal fermée à l&#39;intérieur de la tour.  La pièce du bas était vide et tout y était délabré. Elle emprunta un escalier aux marches de pierre usées et monta, ouvrant les portes des pièces successives. Ce n&#39;est que tout en haut, dans la dernière des pièces qu&#39;elle sursauta de frayeur. Un énorme serpent était dressé au milieu de la pièce, prêt à frapper. Mais Fanny, enfant de paysan, avait déjà eu à faire en ramassant l&#39;herbe pour ses lapins ou en moissonnant avec son père à des vipères prêtes à mordre ses mains. D&#39;un coup de sa faucille, elle coupa la tête du serpent.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Alors, par une fenêtre, elle vit entrer une colombe.  &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Tu viens de tuer un sorcier qui avait été puni pour avoir transformé un jeune prince en chien par jalousie. Car sa mère refusait de l&#39;épouser. Ce jeune prince ne retrouvera sa forme humaine que si une jeune fille l&#39;aime et accepte de l&#39;épouser alors qu&#39;il est encore un chien, ou si le serpent mourait.&#60;br&#62;Mais tu as désobéi. Il a repris sa forme sans rien savoir de son passé. Tu dois réparer ta faute. Il te faut le retrouver pour tout lui dire.&#60;br&#62;Je te donne une noisette, une amande et une noix. Elles te serviront lorsque tu l&#39;auras retrouvé. Tu les casseras dans l&#39;ordre où je te les ai données en faisant un voeu. Va et cherche bien. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Fanny descendit, chagrinée d&#39;avoir causé du tort à ce jeune prince par sa curiosité. Elle gagna sa chambre, réunit des vêtements et se mit en route, à la recherche de ce prince qu&#39;elle ne connaissait pas en tant qu&#39;homme. Elle s&#39;arrêta dans la maison de son père qu&#39;elle n&#39;avait pas vu depuis si longtemps. Non sans rendre un peu jalouses ses soeurs à la vue de ses beaux atours. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Où est le chien ? »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; lui demandèrent-elles. Fanny leur expliqua pourquoi elle le recherchait et demanda s&#39;il était revenu dans les parages, mais personne dans la maison n&#39;avait revu le chien. Alors, la jeune fille s&#39;en alla et continua sa longue quête.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Elle marcha, marcha, marcha tout en fredonnant un petit air de son invention &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Marchons aujourd&#39;hui, marchons demain, si je ne tombe pas le nez dans la boue, je n&#39;aurai pas besoin de me laver demain »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;. Le temps passa. Le printemps laissa la place à l&#39;été, Fanny s&#39;arrêtait de ferme en ferme, de maison en maison posant toujours la même question : &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Avez-vous vu un grand chien noir aux pattes et aux oreilles blanches ? »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; Et chaque fois la réponse était la même : &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Marchez, marchez babillarde, dans un château vous trouverez. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; Inlassablement, elle poursuivait sa route et puis un jour on lui répondit &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Marchez, marchez babillarde, au premier château vous trouverez. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; Fanny pensa qu&#39;elle touchait au but. Dans une proche vallée, près d&#39;une rivière elle aperçut un château dépassant de grands arbres.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Elle s&#39;approcha de la grille et le garde lui demanda ce qu&#39;elle voulait. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Avez-vous vu un grand chien noir aux pattes et aux oreilles blanches ? »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; demanda-t-elle. Il lui répondit qu&#39;il était venu, mais que la fille du comte son maître l&#39;avait fait chasser. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Il boitait en partant, je crains qu&#39;il n&#39;ait une patte cassée »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;.&#60;br&#62;De beaux équipages, des dames des messieurs en grande toilette parcouraient les allées, Fanny demanda ce qu&#39;il se passait. Ils sont venus pour le mariage de notre demoiselle.  &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Qui épouse-t-elle ? »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; demanda Fanny ? &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Un jeune homme que l&#39;on a trouvé le long de la rivière &#39;. Il avait dû tomber de cheval car il avait une jambe cassée. Comme il portait de beaux habits et de beaux bijoux, monsieur le comte a pensé qu&#39;il devait être de bonne famille et lui a fait prodiguer tous les soins nécessaires à son rétablissement. Notre demoiselle l&#39;ayant trouvé à son goût a voulu en faire son mari. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; Fanny lui demanda le nom de ce jeune homme, mais le garde lui répondit qu&#39;il avait sans doute perdu la mémoire et qu&#39;il n&#39;en avait pas et que le comte lui ferait porter celui du domaine qu&#39;il lui offrirait à l&#39;occasion de son mariage.&#60;br&#62;La jeune fille comprit alors qu&#39;elle était arrivée au bout de ses recherches et qu&#39;il lui fallait trouver le moyen de parler au prince. Pour cela elle devait entrer au château. Elle s&#39;enquit donc si elle pouvait y avoir un travail. Le garde l&#39;envoya à la gouvernante qui lui demanda ce qu&#39;elle savait faire. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Je sais coudre »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;, dit-elle. La gouvernante lui fit rejoindre l&#39;ouvroir où l&#39;on cousait les robes pour la demoiselle.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Tout en regardant les couturières s&#39;activer, Fanny réfléchissait à la manière de rencontrer le prince. Elle se souvint des cadeaux de la colombe et mit son projet au point. Mais la gouvernante la voyant inactive lui en demanda la raison et Fanny lui répondit qu&#39;elle pensait à la robe qu&#39;elle allait faire. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Allons, ma fille, dit la gouvernante, tournez-vous donc, virez-vous dons, faites quelque chose enfin ! »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;  Et Fanny se mit à virevolter sur elle-même disant &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Eh bien je m&#39;tourne, eh bien je m&#39;vire, en êtes-vous plus avancée ? Vous aurez une robe ce soir, mettez-moi seule dans une pièce et ce sera chose faite. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; Lorsqu&#39;elle fut seule, Fanny cassa la noisette et lui demanda de réaliser une belle robe rose. Aussitôt apparut une magnifique robe rose. Et lorsque la fille du comte vint voir les robes crées pour elle, elle la trouva si belle qu&#39;elle n&#39;en voulut pas d&#39;autre. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Combien la vendez-vous ? »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; demanda-t-elle à Fanny &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Je vous la donnerai si vous me permettez de passer la nuit dans la chambre de votre fiancé. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; La fiancée accepta le marché et Fanny, s&#39;asseyant sur le lit, raconta toute son histoire au jeune prince. Mais la fiancée, méfiante, avait fait verser un somnifère dans le verre d&#39;hydromel que le jeune prince buvait avant de s&#39;endormir. Si bien qu&#39;il n&#39;entendit rien de ce que lui contait Fanny. Au matin, celle-ci se rendit compte qu&#39;elle devrait recommencer la nuit suivante.&#60;br&#62;La seconde journée passa comme la première et Fanny cassa l&#39;amande pour lui demander une robe bleue, encore plus belle. En la voyant, la fille du comte n&#39;en voulut pas d&#39;autre et accepta le même marché que la veille et prit la même précaution, faisant verser du somnifère dans l&#39;hydromel. Si bien que, une nouvelle fois, le prince n&#39;entendit rien de l&#39;histoire de Fanny, qui pleura beaucoup en regagnant sa pièce de travail. Elle se disait que le mariage aurait lieu le lendemain et que sa cause était perdue. Mais ce matin-là était voué à la chasse.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Dites-moi mon ami, qui est cette jolie fille qui vient la nuit parler dans votre chambre ? C&#39;est une curieuse façon de passer la nuit avec une jeune beauté ! »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; demanda l&#39;un des invités alors qu&#39;il se trouvait seul avec le prince. Le jeune homme fut surpris, mais comprit qu&#39;on le droguait et décida de ne rien boire la prochaine nuit afin de tirer au clair le mystère d&#39;une telle visite nocturne.&#60;br&#62;Dans sa pièce, Fanny cassa la noix désirant une robe de mariée. Ce fut une merveille brodée d&#39;or et de perles, à la dentelle arachnéenne, nouée de soie et de satin. La jeune fiancée s&#39;écria devant tant de merveilles qu&#39;elle donnerait la dernière nuit d&#39;avant mariage avec son fiancé à Fanny. Celle-ci s&#39;assit sur le lit et narra pour la troisième fois toute son histoire. Mais, cette fois, le prince écoutait. Mais il fit celui qui dormait et Fanny, au matin, quitta tristement la chambre et s&#39;en fut s&#39;asseoir sur une grosse pierre à la sortie du château, car elle voulait voir passer le cortège. C&#39;est là qu&#39;une servante vint la retrouver. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Lui prenant la main, elle l&#39;emmena dans une grande chambre où, après l&#39;avoir baignée, lavée, et coiffé ses longs cheveux, elle lui fit revêtir une belle robe blanche. Elle conduisit ensuite Fanny jusqu&#39;à un salon où le prince l&#39;attendait. Lui prenant la main, il fit ouvrir en grand les lourdes portes et la présenta aux invités réunis &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Voici celle que j&#39;ai choisie.  Depuis très longtemps elle m&#39;a aimé, alors que j&#39;étais misérable ; elle m&#39;a cherché pendant de longs jours pour me rendre ma vraie place puis, elle s&#39;est humblement retirée sans rien demander. Moi, en ce jour où grâce à elle, je redeviens riche et puissant, je veux la prendre pour femme et je jure de l&#39;aimer tendrement toute notre vie. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62; Bien sûr, le comte et sa fille furent d&#39;abord déçus et fâchés de sa décision, mais le prince se montra généreux avec ceux qui l&#39;avaient recueilli... après l&#39;avoir chassé. &#60;br&#62;Après le mariage, les jeunes époux allèrent retrouver la famille de Fanny et le prince demanda pardon au père de sa jeune épouse de s&#39;être mal conduis avec lui. Il les fit venir au château où tous, vécurent très heureux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000005</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000005</guid>
  <category>Contes de ma mère à moi</category>
</item>
<item>
  <title>Le conte du malin petit lapin</title>
  <description>&#60;br&#62;Au coeur de la forêt de Bois-Joli, vivait une famille de lapins. Dans le terrier, bien abrité sous la mousse et les fougères, maman lapin veillait sur sa portée de sept lapereaux, d&#39;un gris tendre. Maman avait fort affaire avec ses sept petits, filles et garçons, qui n&#39;arrêtaient pas de jouer ou de se chamailler dans la grande salle du terrier. Et qui ne rêvaient que d&#39;une chose, s&#39;aventurer loin des proches abords du terrier que leur maman leur interdisait de franchir .&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Si vous vous éloignez trop, prenez garde au renard qui cherchera à vous attraper. Car lui aussi a des petits à nourrir, et je ne vous pas que l&#39;un d&#39;entre vous leur serve de repas. Restez toujours près de notre entrée afin de pouvoir vous réfugier à toute vitesse dans nos galeries trop étroites pour le renard. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Naturellement, tous les petits lui affirmèrent qu&#39;ils seraient très prudents. Même Minilap, le plus petit de la portée, mais le plus intrépide aussi. Toujours à mettre sa tête et ses pattes, dans les endroits plus dangereux et les moins accessibles.&#60;br&#62;Un soir, maman sortit au crépuscule, alors que la rosée commence à se déposer sur les herbes et les rafraîchit en les rendant plus douces et plus tendres à déguster. Mais ce soir-là, bien que, une fois de plus leur maman leur eut prodigué des conseils de prudence, les frères et soeurs de Minilap lui dirent, &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Toi qui n&#39;a peur de rien, serais-tu capable de sortir à la nuit tombante ?&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Bien sûr que j&#39;en suis capable. Et ce n&#39;est pas le renard qui me fait peur. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et Minilap sortit. Prudent, quand même, il se contenta d&#39;abord de rester tout près de l&#39;entrée du terrier.Peu à peu, il se rassura, malgré les ombres inquiétantes que la nuit tombante et la Lune montant dans le ciel faisaient naître autour de lui. &#60;br&#62;Tout à coup, il aperçut une ombre dont la forme dessinait un long nez effilé et des oreilles pointues.  Il pensa que le buisson voisin lui jouait un tour en projetant la silhouette d&#39;une tête de renard sur la sente. Mais le souffle qui venait lui donner des frissons sur l&#39;échine, le fit se jeter de côté et la gueule du renard claqua dans le vide.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Eh.  Fais attention, s&#39;écria Minilap, tu aurais pu me faire mal avec grandes dents.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Mais c&#39;était bien mon intention, lui répondit le renard. J&#39;ai grand faim et tu feras un bon amuse-gueule en attendant d&#39;attraper quelqu&#39;un de plus consistant.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Écoute, je suis tout petit, et tu ne comblerais pas même une dent creuse, alors ton estomac... Mais si tu me laisses la vie sauve, je te montrerai l&#39;endroit où tu pourras te rassasier jusqu&#39;à plus faim.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Bien, mais si tu me trompes, gare à toi, je ne ferai de toi qu&#39;une bouchée.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Marché conclu, maintenant suis-moi en silence. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et le renard suivit Minilap à travers le bois. Arrivés à l&#39;orée, ils virent une ferme et, près de la grange, une cour fermée par un grillage haut et bien tendu.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Tu te moques de moi, dit le renard, je connais bien cette ferme, le grillage est infranchissable et trois gros gros chiens gardent la cour. Je vais te manger pour m&#39;avoir fait marcher pour rien.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Attends, dit Minilap, je sais comment entrer. Je vais creuser une galerie sous le grillage et nous pourrons entrer. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et le jeune lapin creusa une galerie sous le grillage et déboucha dans l&#39;enclos des volailles. Le renard le suivit en agrandissant le passage pour pouvoir s&#39;y glisser. Arrivé dans l&#39;enclos, il commença de dévorer poules, poulets, coqs, pintades, oies, dindons, jusqu&#39;à en avoir le ventre distendu.&#60;br&#62;C&#39;est le moment que le rusé petit lapin attendait. Il se mit à pousser de glapissements de détresse, si forts, qu&#39;il réveilla les trois gros chiens qui se mirent à aboyer et réveillèrent à leur tour les fermiers.&#60;br&#62;En pyjamas et chemises de nuit ils accoururent, armés de leurs fusils et commencèrent de tirer à travers le grillage. Le renard, affolé, tenta de ressortir par la galerie mais, alourdit par son trop gros ventre il ne put s&#39;y glisser qu&#39;à grand&#39; peine, harcelé par les chiens qui le mordaient, du plomb des chasseurs dans l&#39;arrière-train, la peau arrachée par l&#39;étroit goulet, il était en piteux état en arrivant hors de l&#39;enclos. Pendant ce temps, Minilap s&#39;était réfugié derrière une grosse taupinière et riait de voir le renard ainsi maltraité et se moquait de lui en lui disant &#60;i&#62;&#60;b&#62;« je t&#39;ai bien eu, monsieur le rusé, mais je suis encore plus malin que toi et tu ne m&#39;attraperas jamais.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; En tout cas, gare à toi la prochaine fois, lui répondit le renard, car je te mangerais avant toute chose. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et le renard rentra auprès de sa renarde soigner ses plaies. Mais plus jamais on ne le vit dans le bois car les chiens avaient suivi sa trace et l&#39;obligèrent à fuir dans une autre forêt.&#60;br&#62;Quand Minilap, le malin petit lapin, rentra au terrier retrouver sa mère, ses frères et ses soeurs, tous étaient très inquiets de cette longue nuit d&#39;absence. Il leur raconta son aventure et sa ruse, ce qui fit rire tout le monde de bon coeur. Mais depuis ce jour, plus personne ne se moque de lui et de sa petite taille car il avait montré que savoir se servir de sa tête est très important lorsque l&#39;on doit se sortir d&#39;un danger. Mais, surtout, il est désormais très prudent et suit les sages conseils de sa maman car tout de même, il avait eu très peur de ne pas la revoir, si le renard l&#39;avait mangé.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000004</guid>
  <category>Contes de ma mère à moi</category>
</item>
<item>
  <title>Le conte du Demi-Poulet</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;C&#39;était à l&#39;époque où les rois ne possédaient pas forcément de grands royaumes. Celui-là vivait dans un tout petit royaume entouré par de puissants voisins. Il avait une fille en âge d&#39;être mariée. Elle était très belle, mais lui était très pauvre et les prétendants ne se pressaient pas pour épouser une princesse sans dot, ou presque. Car cette princesse avait hérité à sa naissance d&#39;une bague magique qui avait le pouvoir de rétrécir à volonté tout ce qu&#39;elle touchait. Ce pouvoir ne permettait pas de glaner de grandes richesses, mais était bien pratique lorsque l&#39;on voulait transporter de lourdes charges, comme on le faisait chaque fois que le roi voulait se déplacer dans l&#39;un de ses châteaux. Or, un jour, le roi envoya ses hérauts proclamer qu&#39;il donnerait sa fille en mariage et la moitié de son royaume à qui retrouverait la bague perdue par la princesse au cours d&#39;un voyage. L&#39;un des hérauts passant devant une ferme lança son appel à l&#39;entrée de la cour puis s&#39;en alla.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était une ferme où vivait toute une basse-cour de canards, d&#39;oies, de dindons et de poules, tous biens en chair et promis à devenir des mets de choix pour le roi et sa cour de seigneurs et de dames.&#60;br&#62;Cependant, un peu à l&#39;écart, grattait un poulet si petit malgré son âge que les autres le mettaient de côté et que les fermiers se demandaient bien quant il deviendrait assez gros pour être servit tout doré et entouré de légumes frais à la table du roi. En attendant, on l&#39;appelait, le &#34; demi-poulet &#34;.&#60;br&#62; Demi-poulet grattait donc à l&#39;écart, en bas du gros tas de fumier qui trônait dans la cour. C&#39;est là que, donnant un coup de patte dans un petit tas de pailles encore sèches, il trouva la bague. Et comme il l&#39;avait frottée de son ergot, il devint encore plus petit. Aussitôt, il demanda à la bague de le faire redevenir à sa taille et mit la pierre sous son aile. Naturellement, pour lui, il n&#39;était pas question d&#39;épouser la princesse, mais la moitié du royaume promis lui suffisait. &#60;br&#62;Si le roi tenait tant à récupérer la bague de sa fille, c&#39;est que le bijou lui permettait, en devenant tout petit d&#39;espionner ses courtisans et de déjouer les complots que l&#39;on tramait contre lui.&#60;br&#62;Demi-poulet se mit donc en route pour gagner le château royal. Mais ce château était loin et avec ses petites pattes, il se fatiguait vite et devait s&#39;arrêter souvent. Pendant son voyage, il réfléchissait donc à la manière dont il pourrait s&#39;introduire au château et auprès du roi, soupçonnant que les courtisans feraient tout pour l&#39;en empêcher. À d&#39;autres moments, il se disait que personne ne se méfierait d&#39;un si petit poulet. Il en était ainsi de ses pensées lorsqu&#39;il entendit les cors et les aboiements d&#39;une chasse à courre. Il aperçut, jaillissant d&#39;un fourré, un renard filant ventre à terre, poursuivi par les chiens et les chasseurs.&#60;i&#62; &#34; Aide-moi, à me cacher, dit le renard, et je te le rendrai. &#34;&#60;/i&#62; Demi-poulet le toucha de la bague et le renard devint aussi petit qu&#39;une puce et se cacha dans les plumes du poulet.&#60;br&#62;Et Demi-poulet poursuivi son chemin.&#60;br&#62;Une charrette arriva, bringuebalante, sur laquelle était posée une cage dans laquelle était enfermé un loup . Blessé, maigre, il supplia le poulet qui s&#39;était perché sur la charrette pour se reposer et avancer plus vite vers le château royal, de l&#39;aider à sortir. &#60;i&#62;&#34; Je te rendrai le service que tu voudras dès que tu le demanderas. &#34;&#60;/i&#62; Demi-poulet toucha le loup avec sa bague et lui dit de cacher dans ses plumes.&#60;br&#62;La charrette passant au-dessus d&#39;un pont il entendit la rivière pleurer. Il sauta de la charrette et s&#39;enquit auprès de la rivière des raisons de son chagrin.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#34; J&#39;étais une belle rivière avec des poissons argentés, des algues nourricières, des galets, de petites îles et des oiseaux. La fille du roi a pris toute mon eau pour faire un lac. À présent, je suis à peine un ru. L&#39;été arrive, le soleil va faire s&#39;évaporer le peu d&#39;eau qui me reste et je vais disparaître. &#34;&#60;/i&#62;&#60;br&#62;Touchant la rivière de sa bague Demi-poulet lui dit : &#60;i&#62;&#34; Rentre dans mon derrière et nous verrons quand tu pourras sortir &#34;&#60;/i&#62;.&#60;br&#62;C&#39;est ainsi que tous quatre arrivèrent au château.&#60;br&#62;Demi-poulet dit qu&#39;il voulait voir le roi pour lui remettre la bague qu&#39;il avait trouvée. Les courtisans l&#39;amenèrent devant &#34; Sa Majesté &#34;, mais la princesse déclara que jamais elle n&#39;épouserait une moitié de poulet, même au prix d&#39;une couronne. À quoi Demi-poulet répondit que &#60;i&#62; &#34; Si le roi veut sa bague, il doit tenir ses promesses. Je lui donnerai cette bague au soir de notre mariage.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Je n&#39;ai qu&#39;une parole, répondit le roi, tu épouseras ma fille. &#34;&#60;/i&#62; Et il ordonna que l&#39;on conduise Demi-poulet à sa chambre. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;La princesse s&#39;adressa à voix basse à ses suivantes, demandant que l&#39;on se débarrase de ce mini coq.&#60;br&#62;Les courtisans menèrent Demi-poulet au poulailler, espérant que les autres volailles tueraient cet intrus. Et c&#39;est bien ce qui faillit arriver. Car poules, canards, pintades, dindons, à peine la porte refermée se jetèrent sur cet avorton qui venait les déranger dans leurs habitudes. Mais Demi-poulet s&#39;écria &#60;i&#62;&#34; Renard, renard, reprend ta taille et sauve-moi comme je t&#39;ai sauvé. &#34;&#60;/i&#62; Et le renard reprit sa taille normale et tua toute la basse-cour, puis disparut dans la nuit. Au matin, les gens du château trouvèrent Demi-poulet perché et les volailles mortes autour de lui.&#60;br&#62;La nuit suivante, comme les préparatifs de la noce tardaient, on le mit dans la bergerie où, pensait-on, les moutons ne manqueraient pas l&#39;étouffer. En effet, béliers et brebis, agneaux et agnelles se tassèrent autour de ce poulet qui venait les déranger dans leur domaine et Demi-poulet s&#39;écria : &#60;i&#62;&#34; Loup, loup, reprend ta taille et sauve-moi comme je t&#39;ai sauvé. &#34;&#60;/i&#62; Et le loup reprit sa taille normale et tua tous les moutons de la bergerie, puis se sauva dans la nuit. Au matin les gens trouvèrent Demi-poulet perché, dormant la tête sous son aile et toutes les bêtes mortes autour de lui.&#60;br&#62;Le soir suivant, sous le prétexte qu&#39;il puisse dormir seul et au chaud, on l&#39;invita à passer la nuit dans un four.&#60;i&#62; &#34; Ne crains rien, ce four ne sera allumé que demain matin. &#34;&#60;/i&#62; Mais au cœur de la nuit on fit un grand feu sous le four, si bien que Demi-poulet pensa mourir rôti. Mais il s&#39;écria &#60;i&#62;&#34; Rivière, rivière, sort de mon derrière et sauve-moi comme je t&#39;ai sauvé.  &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;  D&#39;accord, répondit la rivière, mais auparavant monte avec le roi en haut de la plus haute tour, car je vais rejoindre mes eaux du lac et inonder tout le château.&#60;/li&#62;&#60;li&#62;                Et la princesse ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62;                Laisse-la avec les autres courtisans, car si tu la sauves, elle te fera encore du mal. Je ne peux rien pour elle, tu ne peux la sauver. Une dernière chose, frotte la bague lui demandant de reprendre ta taille normale, car je sais que tu as été victime d&#39;une sorcière, jalouse de ta mère.&#60;/li&#62;&#60;li&#62;                Comment le sais-tu ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62;                Elle a fait cette invocation sous un saule de ma rive. Mais va, dépêche-toi, mes eaux commencent à monter &#34;.&#60;/i&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Demi-poulet frotta la bague, lui demanda de reprendre sa taille normale, et se transforma en un jeune prince, fort élégant et fort sage. Si sage, qu&#39;il devint le premier ministre du Roi. Et souvent, le soir, il retrouvait à l&#39;ombre d&#39;un saule, au bord de la rivière, le renard et le loup, devenus ses amis. Et tous vécurent de longues années, sages et heureux.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000003</guid>
  <category>Contes de ma mère à moi</category>
</item>
<item>
  <title>Une histoire (vraie), de Jean de la Vielle</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;Préambule : &#60;br&#62;&#60;br&#62;Ma mère, âgée aujourd&#39;hui de 97 ans, a rencontré dans un village du Morvan où elle vivait enfant, un vielleux. C&#39;était un musicien ambulant qui se rendait de fêtes (les &#34; assemblées &#34;), en noces, en célébrations, pour y jouer, sur sa vielle (ou vielle) des airs traditionnels ou religieux. Il était né vers 1830 et l&#39;histoire qu&#39;il raconte se déroule vers 1860. À cette époque, il y avait encore des loups dans le Morvan.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;Histoire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était l&#39;année de mes quatorze ans ; Cet après-midi-là, j&#39;accompagnais Jean de la Vielle dans sa promenade. il avait quatre-vingt-seize ans et sa fille, ma nourrice, avait peur qu&#39;il ne se perdit ou qu&#39;un malheur ne le frappa. &#60;br&#62;Nous nous étions assis au bord de l&#39;Yonne pour qu&#39;il se repose. Cet endroit formait un port où le bois des forêts du Morvan séchait, avant son dernier voyage vers la Capitale ; Les flotteurs l&#39;assembleraient plus tard en radeaux formant des trains et, juchés sur les billes, le guideraient de leurs perches jusqu&#39;à Paris. De nombreux accidents survenaient au cours du voyage et beaucoup en revenaient estropiés à vie, lorsqu&#39;ils n&#39;en mouraient pas. Mais revenons à notre histoire. &#60;br&#62;Quelques maisons, un café entouraient le port du bois. Assis sur un tronc couché dans l&#39;herbe, il se reposait. &#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34;Écoute, petiote,&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; me dit-il,&#60;i&#62;&#60;b&#62;je vais te raconter ce qui m&#39;est arrivé une nuit de Noël.&#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;C&#39;était un beau vieillard aux cheveux d&#39;argent qui avait beaucoup plu aux dames de la région.  Grand, élancé, il portait encore son chapeau à larges bords et sa grande cape sur les épaules. un chapeau et une cape qui l&#39;avaient souvent protégé de la pluie, du soleil, de la neige et du froid. &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62; À l&#39;époque, je parcourais les routes de village en village, jouant pour toutes les fêtes et les noces, avec deux amis. L&#39;un jouait du violon, l&#39;autre de la flûte et nous n&#39;avions pas nos pareils pour amuser les assemblées.&#60;br&#62; En cette veille de Noël, nous étions à Autun où nous avions donné la musique pour un grand mariage. nous étions jeunes et nous nous sommes bien amusés aussi, ne laissant pas notre part lorsqu&#39;il fallait lever nos verres. Nous avions donc beaucoup bu. Il nous fallait pourtant retourner au pays où nous avions promis de jouer à l&#39;église pour la messe de minuit.&#60;br&#62;Tu sais comme cette forêt de l&#39;État est grande, on s&#39;y perd facilement. Aussi avions-nous nos repères. Mais c&#39;était bon en temps ordinaires. Cette nuit-là, la neige était tombée en abondance, si épaisse, que nous n&#39;y voyions plus rien. Je te l&#39;ai dis, nous avions bien bu et peu dormi. Arrivés à une croisée de chemins, au cœur de la forêt et de la nuit, nous qui nous entendions si bien, nous nous sommes violemment disputés, échangeant presque des coups de nos longs bâtons de marche. Chacun voulait prendre un chemin différent et nous avons commis la grande bêtise de nous séparer. Au milieu des bois noirs, dans une neige qui nous empêchait de marcher tant elle était épaisse et poudreuse. Et nous avions entendu hurler des loups qui semblaient suivre nos traces, flairant leurs proies. Nous savions pourtant que si nous restions ensemble, ils ne nous attaqueraient pas, craignant nos bâtons aux bouts ferrés. Mais nous nous sommes pourtant séparés et je me suis retrouvé seul, complètement perdu et, du coup, complètement dessaoulé. Alors, j&#39;ai pensé que nous étions punis d&#39;avoir tant tardé à la noce avant de partir et que nous ne pourrions pas jouer à la messe de minuit. Je me suis mis à genoux et j&#39;ai supplié la Vierge Marie de me venir en aide. Je lui ai promis de jouer à la messe de minuit à tous les Noëls de ma vie si j&#39;arrivais ce soir-là jusqu&#39;à mon église.&#60;br&#62;Je tremblais de froid et de peur et j&#39;entendais les loups. Je savais que mes compagnons ne m&#39;entendraient pas les appeler, nous étions trop éloignés les uns des autres.&#60;br&#62;Alors, devant moi s&#39;est formé un brouillard très léger. Il a pris la forme d&#39;une femme vêtue d&#39;une longue robe et portant un enfant. Elle s&#39;est déplacée et je l&#39;ai suivie, à travers la forêt, jusqu&#39;à l&#39;église où la messe avait déjà commencé. Et, seul, j&#39;ai joué tout en pensant à mes deux compagnons perdus dans la forêt. &#60;br&#62;Le lendemain, nous n&#39;avons retrouvé que des lambeaux d&#39;habits, laissés par les loups.&#60;br&#62;Sans doute penses-tu que je radote, mais je te jure que cette histoire est vraie. Et depuis, avec mes nouveaux compagnons de musique, ou seul, j&#39;ai joué à toutes les messes de minuit qui ont marqué mon existence, dans mon église. &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; &#60;br&#62; &#60;br&#62;Alors, Jean de la Vielle s&#39;est levé, s&#39;appuyant sur son long bâton de marche au bout ferré, enveloppé dans sa cape et main dans la main, marchant à son pas de vieil homme fatigué d&#39;avoir tant couru par les monts et les vaux de notre Morvan, nous sommes rentrés à la ferme. C&#39;est là qu&#39;il s&#39;est éteint, guidé sans doute encore une fois encore dans son voyage, par la silhouette qui l&#39;avait mené jusqu&#39;à son église par un Noël de neige.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000002</guid>
  <category>Contes de ma mère à moi</category>
</item>
<item>
  <title>Le conte de celui qui cherchait des gens plus bêtes que les siens</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;A cette époque, les paysans moissonnaient leurs champs à la faux, récoltaient le fourrage pour les lapins avec une faucille et se levaient tôt le matin, dès que le coq chantait.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;était le temps des moissons. Les hommes alignés tout au long du champ fauchaient les épis lourds et blonds d&#39;un geste ample et sûr. De temps à autre ils s&#39;essuyaient la sueur ruisselant sur leurs visages avec leurs grands mouchoirs. Leurs torses nus brillaient sous le soleil et ils buvaient à longues gorgées l&#39;eau et le vin de leurs chopines ou de leurs gourdes. Les gamins et les gamines formaient les gerbes avec les épis et les rassemblaient en meules. Aux cloches de midi, les femmes apportaient les paniers contenant le pain, le lard, le fromage, le vin qui nourrissaient les moissonneurs. Une courte sieste permettait de se reposer avant de reprendre les faux jusqu&#39; à l&#39;angélus du soir.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce jour-là César, sa femme et son père attendaient que la mère vienne apporter leur repas. Mais comme elle tardait, César demanda à sa femme d&#39;aller voir  à la ferme pourquoi la mère n&#39;arrivait pas. Lui et son père continuaient à coucher les blés à grands coups de faux. Comme ni femme, ni mère ne revenait, il demanda à son père d&#39;aller voir ce qui retenait les femmes. Mais comme elles, le père ne revint pas.&#60;br&#62; Affamé, furieux, César, sa faux sur l&#39;épaule arriva dans la grande cuisine où, devant la cheminée où les braises rougeoyantes conservaient sa chaleur au frichti  dans le grand chaudron de fonte, il vit sa mère, sa femme, son père, les coudes posés sur la grande table de ferme, plongés dans leurs pensées. Ils regardaient le berceau où dormait son jeune fils. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;*&#34;- César, qu&#39;arriverait-il à ce petit si nous venions tous à mourir ?&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Non mais, vous êtes bêtes ou quoi ? Donnez donc à manger à cet enfant, sinon il mourra de faim bien avant vous. &#34; .&#60;/i&#62;&#60;b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;A la fin du repas, César rempli sa musette de nourriture et leur dit :&#60;br&#62;&#60;br&#62; &#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#34; Je pars, et je ne reviendrai que si je rencontre des gens encore plus bêtes que vous. &#34;&#60;/i&#62;&#60;b&#62; &#60;br&#62;Et il se mit en route n&#39;emportant avec lui que sa faux, une faucille (car on a toujours besoin de bras dans les fermes en ce temps de moissons) et un coq, pour se réveiller le matin. &#60;br&#62;Comme dit, il trouva facilement à se louer de ferme en ferme où ses bras vigoureux et courageux trouvaient toujours leur emploi. Un jour, il arriva dans un village où les paysans arrachaient le blé par poignées. César s&#39;approcha et leur expliqua qu&#39;il possédait un outil très utile pour les moissons et à amples coups de sa grande faux, il moissonna le champ. Emerveillés les paysans du lieu lui offrirent une bourse où chacun avait mis une pièce d&#39;or.&#60;br&#62;Et César repris sa route en leur disant, &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#34; Mes braves gens, vous êtes bien bêtes, mais je connais encore plus bête que vous &#34;.&#60;/i&#62;&#60;b&#62;&#60;br&#62;A quelques temps de là il vit un groupe de gens occupés à hisser, non sans peine, une vache sur toit à l&#39;aide de cordes et de palans.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#34; - Que faites-vous là, avec cette vache ? &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                C&#39;est que l&#39;herbe pousse sur notre toit de chaume et que nous voulons que la vache broute cette herbe. &#34;&#60;/i&#62;&#60;b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;César se mit à rire, les aida à faire descendre la vache de son perchoir et leur montra comment couper l&#39;herbe du toit avec sa faucille. Les gens des maisons alentours, venus voir César travailler se réunirent et lui donnèrent une bourse pleine d&#39;or pour sa faucille.&#60;br&#62;César accepta car, avec l&#39;or de sa faux et cette nouvelle bourse, il devenait assez riche pour voyager sans travailler. Il les quitta donc en leur disant, &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#34; Mes braves gens, vous êtes bien bêtes, mais je connais encore plus bête que vous &#34;.&#60;/i&#62;&#60;b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il se dit qu&#39;il était temps qu&#39;il prenne le chemin de retour vers sa ferme, sa femme, son fils et ses parents, car sa colère était passée et que, sans doute il sont bien bêtes, mais il lui manquaient car il ils les aimaient fort dans son cœur.&#60;br&#62;Un soir que la pluie l&#39;avait surpris en chemin, il s&#39;arrêta dans un hameau et demanda un coin pour la nuit. On lui donna un banc pour dormir près de la cheminée et sécher ses habits.&#60;br&#62;Au milieu de la nuit, il entendit un grand branle-bas dans la cour. Le fermier était entrain d&#39;atteler sa jument à un tombereau.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#34; -Que faite-vous là donc, que le jour est encore loin ?&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                c&#39;est que justement, j&#39;attelions pour l&#39;aller charcher, l&#39;jour. Sinon, comment j&#39;ferions pour y voir clair dans mes champs ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62;                Attendez, moi, j&#39;ai l&#39;animal qui va vous l&#39;faire venir, le jour &#34;&#60;/i&#62;&#60;b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et César promis que si son animal ne faisait pas venir le jour, ce serait lui qui irait le chercher avec le tombereau.. Une heure plus tard, le coq  chanta et le soleil montant à l&#39;horizon, fit naître le jour.&#60;br&#62;Les fermiers du hameau lui demandèrent de leur vendre son coq. Mais César si fit beaucoup prier et repartit avec une nouvelle bourse bien garnie en pièces d&#39;or, en leur disant, &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#34; Je connais bien des gens très bêtes, mais jamais autant que vous &#34;.&#60;/i&#62;**&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il se hâta alors de rentrer à sa ferme, auprès des siens et vécut avec eux, plus indulgent pour leurs petites bêtises, mais devenu riche de la grande  bêtise des autres..&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/contes/index.html#bv000001</guid>
  <category>Contes de ma mère à moi</category>
</item>
<item>
  <title>Vies Secrètes</title>
  <description>                 &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Entrez.... Ah, c&#39;est vous ! Voilà bien longtemps que nous n&#39;avions eu le plaisir de vous compter parmi nous. Votre absence, cette fois, a été très longue. Mais si votre retour, en quelque sorte nous satisfait, ses circonstances, à nouveau, ne plaident guère en votre faveur. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Nous savons ce qui vous est arrivé,  mais pour la bonne tenue et la cohérence de nos archives,  nous vous demanderons de bien vouloir nous conter ce qui vous est advenu depuis votre dernier séjour ici.   &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Je sais. Comme vous me le faites remarquer, ce n&#39;est pas mon premier retour ici. Mais je suis fatigué. Comme vous le disiez  j&#39;ai été longtemps absent. Ce n&#39;est point  tant le séjour en lui-même qui m&#39;a épuisé,  il serait plutôt à classer parmi les plus agréables,  mais ma faute stupide et la mise à l&#39;écart qui en fut la conséquence m&#39;ont affecté aussi bien moralement que physiquement. J&#39;ai besoin d&#39;un peu de repos. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Impossible,  vous connaissez la règle. Vous savez ce que repos signifie chez nous, et lorsque vous reviendrez vous aurez presque tout oublié afin que votre passé n&#39;interfère pas sur votre nouveau séjour. Vous devez donc faire maintenant votre rapport. Tout ce que je peux faire pour vous permettre de vous reposer,  c&#39;est vous rappeler vos précédentes expériences. Je passerai vos séjours en tant qu&#39;animal puisque comme tel vous n&#39;êtes pas véritablement responsable de vos actes. Ils ont d&#39;ailleurs été généralement trop brefs pour être significatifs. Votre naïveté était un bonheur pour les chasseurs et,  même lorsque vous étiez sensé être fauve ou féroce,  vous trouviez le moyen de vous faire dévorer le premier. Cette candeur vous a généralement suivi dans votre vie humaine.  Aussi avons-nous été indulgents, le plus souvent. Il y aura toutefois une exception,  je vous en donnerai les raisons en temps voulu. Mais il est vrai que votre dernière faute a été la plus grave. Vous en avez été sévèrement puni,  votre prochaine épreuve interviendra donc après avoir réentendu d&#39;abord vos vies précédentes,  du moins les circonstances de leur terme  et raconté votre dernière vie. Enfin vous vous reposerez avant de repartir pour un autre destin. Toutefois,  je vous donne le choix de l&#39;ordre dans lequel vous aller retrouver vos précédentes existences. Par laquelle commençons-nous?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Peu importe,  puisque je dois les entendre toutes,  autant commencer par la première. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Nous remonterons donc à cette époque où vous participiez à la chasse aux galions espagnols avec les pirates de &#34;Barbe Noire&#34;,  Vous en souvenez-vous ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Peut-être&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Sans doute puisque vous l&#39;avez utilisée dans l&#39;une de vos dernières vies; Mais nous y reviendrons.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; A moins que...   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; A moins que... Quoi?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; A moins que... Vous utilisiez la méthode aléatoire;  Fermez les yeux,  laissez votre doigt glisser sur le dos des fiches et tirez-en une au hasard. Et recommencez après chacune d&#39;elle. En mettant de côté les fiches lues,  nous éviterons les redites et cela m&#39;évitera peut-être de m&#39;assoupir,  en sollicitant plus fortement mon intérêt.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; D&#39;accord. Mais il ne s&#39;agit pas de fiches papier. Tout a été enregistré visuellement. Commençons-nous ?. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Puisqu&#39;il le faut.  &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Hum ! Début difficile !  &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;(A suivre)&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000003</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>ACCIDENT</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#34; Vous souvenez-vous de celle-là? &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Je ne préfère pas. Je connaissais la lâcheté humaine, mais peut-être pas à ce point. J&#39;étais représentant,  habitué à la route et il m&#39;étais arrivé de secourir des gens  accidentés ou en panne. Je crois que je ne m&#39;habituerai jamais aux réaction de certaines de vos créations&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Oui,  cette fois c&#39;est vous qui en avez été la victime. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; J&#39;étais rentré tard et il avait fallut repartir presque aussitôt&#34;&#60;/i&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;h3&#62;I&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;                &#60;br&#62;&#34; Bon Dieu quelle flotte!.   .   . C&#39;est bien ma chance! Et encore une fois je suis obligé de rouler de nuit!.   .   . Et cette route qui n&#39;en finit pas! Et l&#39;essuie-glace qui grince et n&#39;arrive pas à essuyer!.   .   .  Et ça tourne.   .   . Et ça tourne.   .   . Un coup à droite.   .   .   Un coup à gauche.   .   . Au moins,   je ne risque guère de m&#39;endormir.   .   . Décidément,   il faudra que je change cet essuie-glace.   .   . C&#39;est bientôt pire que de ne pas en avoir.   .   .   &#60;br&#62; La route est un long ruban qui défile,   qui défile et se perd à l&#39;infini loin des villes,   loin des villes.   .   .  &#60;br&#62;Tu parles,   mon gars Lemarque,   comme si les routiers étaient tout seuls à s&#39;emmerder sous cette flotte. Heureusement que Josiane et les enfants dorment.   .   . 80 Km/h!.   .   . A cette vitesse-là, nous ne serons pas arrivés avant cinq heures du matin.   .   . Et en plus,   dès qu&#39;on vire un peu sec,   ça chasse. Une chance que la route soit vide,   au moins je ne suis pas gêné par les phares.   .   . Non mais quelle idée de se casser une patte d&#39;un temps pareil!.   .   .   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                &#60;i&#62;&#60;b&#62;- Chéri,   maman s&#39;est cassée la jambe,   je voudrais que nous allions la voir.   &#60;br&#62;                &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Bien ma chérie,   nous irons demain.                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Oh non,   partons tout de suite,   je suis terriblement inquiète et tu sais combien une fracture peut être mauvaise à son âge.                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Enfin,   sois raisonnable,   tu sais très bien que nous ne pourrons pas la voir avant demain midi puisqu&#39;ils font les soins le matin. Et il est inutile de réveiller ton père en pleine nuit,   alors que nous pouvons arriver tranquillement dans la matinée. Et puis avec le temps qu&#39;il fait le trajet de nuit va être difficile et nous serons tous fatigués en arrivant et guère en forme pour passer des heures à l&#39;hôpital.   .   .   .   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;                Ouais!.   .   . J&#39;aurais dû être plus ferme moi! En attendant me voilà en plein déluge,   sur une route dangereuse. En plus de ça,   une fois là-bas,   je ne pourrais  même pas dormir. Étrange,    cette allée d&#39;arbres sous la pluie défilant sous les phares,   on a l&#39;impression d&#39;une chute sans fin dans un puits. Dans quel film ai-je déjà vu cette image?.   .   . Ah oui!.   .   . C&#39;est dans &#34; Le Boucher&#34;,   de Chabrol,   quand ils roulent de nuit vers l&#39;hôpital.   .   . Pas réjouissante l&#39;image. En tout cas il vaut mieux être prudent sur cette satanée route,   si je ne veux pas y rejoindre la belle-mère à ce fichu hôpital.   .   .   Ça lui ferait une sacrée surprise et une compagnie pour le moins inattendue.   .   . Eh!.   .   . Faire gaffe ici.   .   .   Il est raide celui-là.   .   . Un petit coup de freins.   . Eh.   .   . Oh.   .   . Qu&#39;est-ce qui se passe?.   .   . Ça ne répond plus!.   .   . Braquer à fond.   .   . L&#39;arrière embarque.   .   .  Contre-braquer.   .   . Ça n&#39;ira pas!.   .   . Pas de fossé.   .   . Je vais dans le champ.   .   . Aïe!.   .   . Ça glisse!.   .   . Les arbres!.   .   . Je vais me payer les arbres!.   .   . Un mur,  un vrai mur de verdure!.   .   . On se met en travers.   .   . Ça va s&#39;arrêter.   .   . On n&#39;y va pas.   .   . La clôture!.   .   . Merde!.   .   .   &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;                &#60;br&#62;                &#60;br&#62;&#60;h3&#62;II&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;                &#60;br&#62;&#34;Fait chaud.  .   . J&#39;entends des voix.   .   . Josiane doit parler avec son père.   .   . Qu&#39;est-ce qu&#39;ils racontent?.   .   .   &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;-.  .   .   Faut les sortir de là,   des fois qu&#39;ils soient pas morts.   .   .   &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Non,   on ne doit pas toucher les blessés,   ça peut les tuer; &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;                Blessé?.  .   . Qui est blessé?.   .   ;   Tiens, j&#39;ai le cou humide.   .   . Qu&#39;est-ce-qu&#39;il fait chaud bon Dieu!.   .   .   &#60;br&#62;                &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Un extincteur,   vous en avez un ?.   .   .                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Non.   .   .                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Il faut arrêter une voiture,   qu&#39;ils aillent chercher du secours!.   .   .   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;                 &#60;br&#62;                Ça sent le caoutchouc brûlé!.   .   . Le voisin nous empeste encore avec ses pneus.   . Quelle chaleur!.   .   .   Josiane.   .   . Josiane.   .   . Quelle heure est-il?.   .   . Mais où est-il ce foutu réveil!.   .   . Il faut que je me lève.   .   . Je vais être en retard.   .   . Il fait de plus en plus chaud ici!.   .   . Cette lueur.   .   . Josiane,   la maison d&#39;à côté est entrain de flamber!.   .   . Josiane!.   .   .   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Les portières,   il faut les ouvrir!.   .   .                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Elles sont coincées!.   .   .                                                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Il faut casser les vitres !                &#60;/li&#62;&#60;li&#62; de toute façon vaut mieux attendre les secours. Le gars nous a dit qu&#39;il allait les prévenir.                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  À combien le prochain patelin?                &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Cinq bornes                &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Ils ne seront pas ici avant vingt minutes. Il faut les sortir avant sinon ils auront brûlé d&#39;ici là.                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Mais puisque je vous dis que ça risque de les tuer!                &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  C&#39;est peut-être déjà fait                &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Raison de plus.                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Oui,   mais s&#39;ils sont encore vivants! On ne peut quand même pas les laisser griller vivants!                &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Un conseil,   faites comme moi,   ne vous approchez pas de la voiture,   ça risque de péter et nous avec.   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;                J&#39;ai du mal à respirer.   .   . J&#39;étouffe.   .   . Le feu!.   .   . La maison brûle.   .   . Mais non,   nous sommes partis. Alors?.   .   . Ah oui!.   .   . Les arbres.   .   . La clôture.   .   . Mais!.   .   . Mais!.   . C&#39;est la voiture qui flambe!.   . Sortir!.   .   . Merde la ceinture est bloquée!.   .   . Là.   . Devant.   .   . Des silhouettes.   .   . Comme des diables en sabbat qui dansent.   .   . À l&#39;aide,   ouvrez.   .   . La portière.   .   . Bloquée aussi!.   .   .   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Eh! Il y en a un qui bouge,   faut faire quelque chose!.   .   .                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Essayez si vous voulez,   mais moi je ne bouge pas. Inutile de risquer notre peau,   il serait idiot d&#39;y passer avec eux.   .   .   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;                &#60;br&#62;                Ces flammes.   .   . Sortir.   .   . Sortir!.   .   . Ah!.   .   . Ma jambe!.   .   . J&#39;étouffe!.   .   . Cette fumée!.   .   . Josiane!.   .   . Josiane!.   .   . Pourquoi ne se réveille-t-elle pas?.   .   .   Josiane.   .   . Réponds!.   .   . Et les autres là.   .   . Ouvrez!.   .   .   Ouvrez.   .   . Salauds,   ils ne vont tout de même pas nous laisser cramer comme ça!.   .   .  Josiane.   .   . Ta robe.   .   . Elle brûle!.   .   . Ma tête!.   .   . Au secours!.   .   . Ma langue!.   .   . Je ne la sens plus,   elle doit être coupée.   .   . Ça tourne.   .   .   &#60;br&#62;&#60;br&#62;                &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Enfin,   il faut faire quelque chose!.   .   .                   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; On ne peut pas,   tout est brûlant!.   .   . Vous avez de l&#39;eau?                &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Non,   il n&#39;y a rien par ici!&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;                &#60;br&#62;                Mais sortez -nous de là,   bon sang!.   .   . Les mômes!.   .   . Ils sont allongés sur la banquette!.   .   . Je ne peux pas bouger.   .   . Je ne les entends pas respirer.   .   .   Josiane,   réveille-toi.   .   . J&#39;étouffe!.   .   . Mes chaussures.   .   . Elles me brûlent les pieds.   .   . Salauds!.   .   . Je vous ferai condamner!.   .   . Non-assistance à personne en danger!.   .   . De toute façon je ne pourrais pas les reconnaître,   alors!.   .   .  Ha!.   .   . Mes pantalons s&#39;enflamment.   .   . Josiane.   .   .   Ne meurs pas.   .   . Pas toi.   .   . Pas toi.   .   . Josiane.   .   . Elle est morte.   .   . Les enfants aussi.   .   . Mes jambes.   .   . Mes jambes.   .   . J&#39;ai mal.   .   . J&#39;étouffe.   .   . C&#39;est noir.   .   . J&#39;et.   .   .   touf.   .   . fe.   .   . Ça.   .   . Pue.   .   .   &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                &#60;i&#62;&#34; Et vous savez ce que les journaux ont dit,  le lendemain? Malgré plusieurs tentatives, les témoins et les sauveteurs, n&#39;ont rien pu faire pour les occupants de la voiture&#34;. &#60;/i&#62;  &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000004</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>CANICULE</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Voilà qui va vous apporter un peu de fraîcheur,  si je puis dire. Vous étiez adolescent et vous aviez entraîné votre petite amie dans une aventure impossible,  sans préparation et contre l&#39;avis de tous;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; &#60;br&#62;&#60;i&#62;-Mais c&#39;est vous qui en avez décidé ainsi;&#60;/i&#62;  &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;-C&#39;est vrai,  nous avions besoin de vous pour une mission plus importante qu&#39;une petite vie étroite au fond d&#39;un cirque,  même si le paysage en est superbe.  &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;                La chaleur écrase la campagne et les pierres surchauffées brûlent la main qui se posent sur elles. Dans les broussailles tout semble dormir. Même l&#39;eau semblerait engourdie de sommeil s&#39;il n&#39;y avait de temps à autre quelques rides rayant sa surface,  révélatrices de présences aquatiques. Le plus souvent ce ne sont que des poissons à la recherche d&#39;un peu d&#39;oxygène . Mais il y a aussi ces éclairs brillants d&#39;une tête triangulaire hors de l&#39;eau,  suivie d&#39;une longue ondulation. Parfois la chaleur fait éclater les pierres de la berge et leurs éclats glissent sur les cailloux et coulent au fond du lac.   &#60;br&#62;                Mais est-ce bien un lac ?&#60;br&#62;                L&#39;autre rive semble proche,  mais il faudrait nager,  nager longtemps,  pour l&#39;atteindre ;  Et sur l&#39;autre côté on ne distingue ni début ni fin. Il est vrai que la paysage vallonné limite le champ de vision.   &#60;br&#62;                Mais est-ce bien une rivière ?          &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                 Ils marchent depuis des heures,  cherchant un pont qui les feraient traverser. dans cette solitude brûlée de soleil où le porphyre éclate,  où tout se tait hormis les cigales. Ils savent que pour enfin se reposer,  il leur faut passer sur l&#39;autre rive.   &#60;br&#62;                De ce côté-ci,  la falaise abrupte,  aux pierres pourries,  interdit toute escalade. En face,  c&#39;est la forêt,  les chemins,  le village ;  Ils n&#39;en finissent pas de chercher ce pont,  ce gué ou ce bac qui les mènerait sur l&#39;autre rive. Lorsque la fatigue et la chaleur les obligent à s&#39;arrêter,  ils restent assis sur une grosse pierre,  une souche ou un tronc sans parler et s&#39;astreignent à économiser l&#39;eau de leurs gourdes et les provisions de leurs sacs à dos.   &#60;br&#62;                Lorsqu&#39;ils étaient partis,  le matin même,  pour cette promenade, les gens du village les avaient mis en garde. Cette rive là,  nul ne la connaissait et ceux qui s&#39;y étaient aventurés n&#39;avaient plus reparus. &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                Le village ! Un hameau plutôt. Quelques maisons au bout du bout d&#39;un cirque montagneux. Au-dessus des toits la falaise s&#39;élève,  abrupte,  vers les nuages. Autour des maisons des champs,  des prairies,  la forêt. Une route étroite au goudron envahit par les herbes se fraie un passage entre les éboulis rocheux,  franchit la haute côte par laquelle l&#39;on redescend vers la vallée et la grand ville. Au fond du cirque une cascade née du déversement de plusieurs sources alimente le ruisseau où viennent boire les animaux et garantit aux puits creusés dans les jardins un débit toujours constant. Les habitants du lieu y mènent une vie assez tranquille entre jardinage,  pêche,  travaux des champs et télévision,  que la construction d&#39;une  grande antenne au sommet de la falaise permet de recevoir depuis quelques années. Ici comme ailleurs on parle football,  politique,  tiercé ou loto et bien que la population ne soit que de quelques âmes,  les querelles de voisinages troublent parfois la quiétude ambiante. Et le maire de la commune,  ancien maréchal ferrant dont la forge tinte à nouveau  l&#39;été pour la joie des touristes lorsqu&#39;il refait  des fers pour le cheval d&#39;un randonneur équestre de passage,  à quelquefois bien du mal à ramener le calme dans sa petite communauté.   &#60;br&#62;                 L&#39;été,  passent des vacanciers,  chaussures de marche aux pieds,  sacs au dos,  bâton à la main. Ils parcourent les sentiers de randonnées et s&#39;arrêtent à la fontaine remplir leurs gourdes de l&#39;eau claire et glacée coulant en permanence dans l&#39;ancien lavoir en pierre transformé en bassin fleuri.   Certains poussent jusqu&#39;à la ferme où l&#39;on fabrique les fromages de chèvre,  de brebis et de vaches,  de ce beurre de baratte moulé orné de la représentation  en relief d&#39;une fleur ou  d&#39;un animal de la ferme. Mais  tous renoncent au pied de la falaise devant la difficulté de l&#39;escalade. Seuls quelques spécialistes ont tenté d&#39;escalader les parois verticales de l&#39;apic. Peu sont arrivés au sommet ;  La plupart s&#39;arrête à mi - hauteur,  épuisés.   &#60;br&#62;                Pour eux,  c&#39;est différent. Eux sont du village. Depuis leur enfance ils ont parcouru tous les chemins,  visité tous les bois,  toutes les futaies,  grimpé sur tous les rochers,  même difficiles d&#39;accès ;  Mais jamais ils n&#39;avaient franchit ce pont de bois abandonné depuis des dizaines d&#39;années et dont subsistaient seulement quelques planches et les deux poutres supportant le tablier. Ils rêvaient du chemin &#34;interdit&#34; depuis leur enfance. Depuis que,  bien avant eux,  quatre autres jeunes du pays avaient passés le pont et n&#39;avaient plus jamais réapparus. Les recherches avaient été vaines et le pont était devenu interdit de passage.   &#60;br&#62;                En bravant l&#39;interdiction ce matin-là,  ils voulaient prouver aux autres que cette rive n&#39;était pas plus dangereuse ni mystérieuse ou maudite que l&#39;autre. Ils avaient préparés leurs sacs en secret et s&#39;étaient glissés hors du hameau avant le lever du jour. Ils étaient arrivés sur l&#39;autre rive alors que les premiers coqs chantaient. Au début le chemin était facile,  ombragé,  souple,  entre les arbres. Mais peu à peu tout avait changé et la chaleur s&#39;était mêlée aux difficultés du terrain.   &#60;br&#62;                Depuis des heures ils trébuchent sur l&#39;étroit sentier longeant la berge,  s&#39;écorchant ou se brûlant aux pierres,  s&#39;accrochant aux broussailles. Ils ont même dû réparer tant bien que mal,  avec de la ficelle,  les lanières de leurs sandalettes. Ils suivent le chemin qu&#39;ils ne peuvent quitter ;  D&#39;un côté le maquis et la paroi brûlante,  de l&#39;autre la rivière. Traverser à la nage eût sans doute été agréable,  mais la largeur de l&#39;étendue d&#39;eau et les éclairs des serpents interdisaient cette solution. Quant à revenir en arrière.   .   . Ils avaient marché trop longtemps pour pouvoir être de retour au village avant la nuit. Il fallait donc avancer coûte que coûte et trouver un moyen de parvenir sur l&#39;autre rive où il y aurait un bus ou une voiture pour les ramener.   &#60;br&#62;                Ils avancent de plus en plus difficilement,  main                 dans la main,  assommés de chaleurs et de fatigue,  butant contre les pierres,  se prenant les pieds dans les ronces dont les tiges rampantes traversent la sente. Sur leurs têtes,  ils ont noués leurs mouchoirs  et pour se garantir un peu de la chaleur,  ils les trempent dans l&#39;eau fraîche.   &#60;br&#62;Plusieurs fois elle avait glissé. Lui l&#39;avait retenue et,  seules,  quelques pierres avaient roulé dans l&#39;eau. Les &#34;cricris&#34; lancinant des cigales et des grillons leurs percent,  les oreilles et leur martèlent la tête ;  les éclats du soleil sur l&#39;eau leur fatiguent les yeux. Ils font beaucoup de bruit en avançant pour effrayer les aspics et il en avait déjà tué plusieurs de sa badine,  sur lesquels ils avaient faillit marcher.   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                Lorsqu&#39;il glisse à son tour,  elle ne peut le retenir et la gerbe d&#39;eau qu&#39;il provoque en tombant l&#39;éclabousse. Surprise elle fait un saut en arrière. Lui,  s&#39;éloigne de quelques brasses,  cherchant un endroit propice d&#39;où il pourrait se hisser facilement sur la berge. Voyant des éclairs argentés onduler vers lui elle crie pour le prévenir et lui dire de se dépêcher de remonter ;  Il les aperçoit,  veut regagner la rive mais,  alors qu&#39;il s&#39;apprête à poser la main sur une pierre la tête d&#39;un aspic darde,  sifflante. Il ressent soudain une brûlure à l&#39;épaule,  suivie d&#39;un autre pendant que d&#39;un coup sec elle brise la vipère en deux. Relevant la tête elle veut lui dire d&#39;approcher,  mais ses yeux cherchent vainement à la surface de l&#39;eau,  il a disparu. Soudain sa tête émerge,  elle l&#39;appelle,  il se tourne dans sa direction mais s&#39;enfonce à nouveau,  réapparaît et,  impuissante,  elle le voit couler une nouvelle fois,  définitivement.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;                Elle est restée longtemps prostrée,  assise la tête dans les mains,  les coudes sur les genoux. Lorsqu&#39;enfin elle se relève et se remet à marcher,  ses jambes tremblantes ont bien du mal à la porter. Et pourtant,  la nuit tombe et le sentier semble devenir de plus en plus étroit.   &#60;br&#62;Elle marche lentement sur la sente,  butant dans les pierres que la lumière pâle de la lune lui permet de deviner. Soudain,  elle s&#39;arrête car,  il lui semble avoir entendu non loin d&#39;elle le chant d&#39;un flûte dont le son se rapproche,  rythmé par un pas lourd. Alors qu&#39;elle trébuche une nouvelle fois,  une main forte et douce saisit son poignet et l&#39;entraîne. Lentement. Enfin la passe est franchie et le ravin s&#39;élargit. La faisant asseoir sous un saule,  il lui recouvre les épaules de sa veste,  ses yeux brillent de tendresse. Laissant alors ses pleurs s&#39;écouler,  elle sombre dans le sommeil.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000001</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>FAUNESSE</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Qu&#39;est-ce que c&#39;est que cette histoire? Je ne suis pas concerné!&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Mais si,  souvenez-vous,  vous étiez puisatier à l&#39;époque&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et alors ?&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;                Voici trois cents heures qu&#39;elle était née. Trois cents heures qu&#39;elle avait jaillit à la lumière,  quittant la chaude sécurité des ténèbres. Trois cents heures qu&#39;elle avait crié de douleur en recevant le jour cru dans ses yeux. La transition avait été trop brutale et elle n&#39;avait pu supporter l&#39;agressivité soudaine du monde où,   pour la  première fois,   elle venait d&#39;apparaître.   &#60;br&#62;                Jusqu&#39;alors sa vie s&#39;était écoulée doucement. La grotte lui servant de refuge était spacieuse,  ses yeux y distinguaient chaque aspérité,  il y régnait constamment une douce chaleur. Elle avait apprivoisé une chauve-souris et celle - ci voletait autour d&#39;elle chaque fois qu&#39;elle se déplaçait. Mais jamais elle ne s&#39;était aventurée aussi loin,  et sa petite compagne était restée dans le nuit de la grotte.                   D&#39;ordinaire elle parcourait sans crainte les trois ou quatre salles proches de l&#39;anfractuosité en léger surplomb où elle avait fait sa couche. La plus grande de ces salles,  celle où elle résidait habituellement,  abritait un lac souterrain. Il fumait. Une source d&#39;eau chaude jaillissait à cet endroit,  créant l&#39;agréable température qui régnait dans la grotte. Une rivière s&#39;était formée qui disparaissait sous la voûte. Elle était absorbée par un étroit boyau,  réapparaissait dans une salle plus petite et assez lointaine de la première pour qu &#39;elle n&#39;y fût allée qu&#39;une ou deux fois. Cette salle se terminait par un gouffre où les eaux de la rivière formaient une chute grondante qui l&#39;effrayait. Aux stalactites de la salle du lac,  suintaient des gouttes d&#39;une eau fraîche et douce auxquelles s&#39; étanchait sa soif. Des champignons,  des algues blanches du lac et de la rivière,  assuraient sa nourriture.   &#60;br&#62;                Et puis il y avait eu ce bruit.   &#60;br&#62;                Un grondement sourd.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;                Un éboulement avait obturé l&#39;une des salles. Une pluie de pierre était ensuite tombée dans le lac. L&#39;eau commençait à déborder et ne tarderait  pas à inonder la niche où elle dormait.   &#60;br&#62;                Elle sortit,  chassée par le danger et la peur.   &#60;br&#62;                Poursuivie par la chute des roches,  elle s&#39;était glissée à l&#39;extérieur par l&#39;un des boyaux dont l&#39;entrée débouchait sur un buisson où elle s&#39;était effondrée,  face contre terre,  mains sur les yeux. Tremblante,  elle y avait attendu la nuit.   &#60;br&#62;                Depuis douze jours elle errait n&#39;osant retourner dans la grotte,  d&#39;où lui parvenaient d&#39;inquiétants et sourds grondements,  malgré le froid mordant sa peau nue. Mais elle n&#39;osait pas non plus s&#39;en éloigner et courait se mettre à l&#39;abri de l&#39;ombre du boyau,  dès qu&#39;elle entendait un bruit de branche froissées ou cassée. Ce n&#39;était  le plus souvent que le vent bousculant la forêt en rafales parfois violentes. De temps à autre il s&#39;agissait d&#39;un animal dont le passage brisait des branches mortes. Tapie derrière un buissons elle avait vu passer lapins,  renards,  sangliers,  biches ou chevreuils,  le coeur battant la chamade d&#39;effroi. Les premières nuits,  sa chauve - souris venait la rejoindre,  mais c&#39;était la troisième qu&#39;elle passait seule et elle ne savait si son amie commençait à hiverner ou si elle avait été victime d&#39;une chute de pierres.  Elle se nourrissait de baies,  de fruits sauvages et des champignons. Elle avait vu de petits fruits noirs,  mais n&#39;osait pas y toucher,  à cause des épines lui écorchant les bras. Elle avait découvert la forêt dans ses couleurs d &#39;automne et regardait tomber longuement les premières feuilles mortes du mois d&#39;octobre.  Et la pluie s&#39;était mise à tomber.   &#60;br&#62;                Les grondements de la grotte,  les éboulements de roches,   la terrifiaient et elle n&#39;osait plus y entrer même pour s&#39;abriter de la pluie. Le nid qu&#39;elle s&#39;était confectionné dans la fourche basse d&#39;un grand arbre aux feuilles rouges,  toujours humide,  ne lui apportait aucune chaleur. Prise de fièvre,  elle eût des vomissements.   &#60;br&#62;                Pourtant les baies d&#39;hier,  d&#39;un beau rouge vif,  et les jolis champignons tachetés l&#39;avaient rassasiée. Mais depuis le matin son ventre n&#39;était que douleur.   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                C&#39;est près de la grotte qu&#39;ils l&#39;ont trouvée. Ils effectuaient des forages pour capter la source d&#39;eau chaude. En contournant la colline à la recherche d&#39;une résurgence de la rivière. Lorsqu&#39;ils l&#39;ont vue,  elle était évanouie,  recroquevillée dans la position du foetus,  son corps nu enveloppé dans  ses longs cheveux blancs comme pour s&#39;y réchauffer.   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                A l&#39;hôpital,  les médecins n&#39;ont pu la sauver,  le poison avait trop d&#39;avance;  Alors comme personne ne réclamait ce corps inconnu,  les carabins l&#39;ont utilisé pour leurs expériences,  puis incinéré.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;                 Elle était la dernière des Nymphes.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;/&#60;b&#62;- Mais c&#39;est moi qui l&#39;ai portée à l&#39;hôpital,  vous ne pouvez-pas me tenir pour responsable;   Personne ne connaissais cette grotte.   &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; C&#39;est bien pourquoi nous ne vous en avons pas tenu rigueur. Nous ne pouvions pas laisser cette pauvre fille seule dans sa grotte sans espoir de se reproduire. Simplement,  vous êtes arrivé plus tard que nous ne l&#39;avions escompté.//&#60;/b&#62;   &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000005</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000005</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>L&#39;AUBE  DU SIXIÈME JOUR</title>
  <description>&#60;br&#62;La mer lentement prenait la couleur de sang du soleil naissant. L&#39;aube gagnait la plage et sur la lande,  les bruyères humides d&#39;une rosée matinale rougeoyaient sous les rayons. Elles bruissaient longuement sous la brise marine et leurs grappes blanches et roses se mêlaient,  laissant échapper des pétales qui venaient se poser sur le sol noir d&#39;humus. &#60;br&#62;                Une abeille bourdonna,  déjà lourde du pollen qu&#39;elle venait de recueillir,  humide de rosée,  elle rejoignait la ruche dissimulée sous les branches d&#39;un haut pin maritime. Au-dessus des dunes,  une mouette s&#39;envola,  criante,  bientôt imitée par une multitude d&#39;autres. Tournoyantes et piaillantes. elles se  poursuivaient,  tentant de dérober le poisson pêché par une plus chanceuse. Dans sa fuite,  elle lâcha son poisson qui regagna les flots salvateurs dans un &#34; flop&#34; souligné d&#39;une gerbe d&#39;éclaboussures.                                 &#60;br&#62;                Entre les souches et les racines deux jeunes lapins se poursuivaient,  sautant racines et touffes,  cachant derrière de grosses pierres leurs pelages fauves;  L&#39;un d&#39;eux culbuta,  aussitôt assaillit par l&#39;autre,  ils roulèrent sur l&#39;herbe humide. S&#39;immobilisant soudain,  ils se tinrent cois,  oreilles pivotantes ils cherchaient à identifier le son étrange qui troublait leurs jeux. Ils s&#39;apprêtaient à détaler. &#60;br&#62;                Le long sifflement se fit strident et l&#39;obus arriva,  frappant le sol dans un nuage de poussière et de fumée. Une pluie d&#39;éclats retomba,  hachant les bruyères alentour,  la ruche,  les mouettes posées non loin et les deux  jeunes lapins.   &#60;br&#62;                Ce furent les premiers morts de ce sixième jour,  du sixième mois,  de la mille neuf cent quarante quatrième année de l&#39;ère &#34;dite&#34; Chrétienne.   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Je croyais que l&#39;on ne parlait pas de mes vies animales.   &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Mais je vous ai parlé d&#39;une exception.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Celle-ci? Mais c&#39;etait la plus courte,  elle n&#39;a duré que six mois.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Certes,  mais conséquente de l&#39;épisode le plus horrible de vos vies humaines. Vous avez trop fortement dérapé et outrepassé largement ce que nous pouvions tolérer; &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais quelle idée aussi de me faire vivre cette époque là,  et en plus dans la peau d&#39;un responsable de la Gestapo.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Nous pouvions accepter quelques sacs,  quelques tortures,  quelques viols,  voire quelques petits massacres comme il s&#39;en commet dans toutes les guerres,  c&#39;est notre manière de réguler la population du globe. Mais là vous y êtes allés un peu fort tout de même. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Décidément,  quand les humanistes  se mêlent  de cruautés,  les plus pervers semblent de doux rêveurs à  leurs côtés. Votre &#34;solution finale&#34; est allée trop loin,  nous ne pouvions laisser cela passer. &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Il ne fallait pas me mettre en situation de me laisser aller à des instincts que j&#39;ignorais moi-même. Et d&#39;ailleurs,  l&#39;attentat était déjà une  bonne leçon.   &#60;/li&#62;&#60;li&#62; C&#39;est bien pourquoi votre peine a été légère.  Et,  tiens,  puisque nous en parlons,  voici le fameux attentat. &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;  &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000006</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>MOTS CROISÉS</title>
  <description>La sonnette de l&#39;entrée retentit. A cette heure là,  dix heures du matin,  ce ne peut être que le facteur. Certainement l&#39;envoi mensuel.   &#60;br&#62;                Chaque mois en effet Michaël envoie,  toujours en recommandé,  sa grille pour le numéro de la revue à paraître. &#60;br&#62;Des mots croisés dix sur dix,  comportant treize cases noires. Peter,  après avoir signé le récépissé et donné un pourboire au facteur se rend alors dans son bureau. Se calant dans son fauteuil,  après avoir retiré la grille de l&#39;enveloppe,  comme chaque mois,  il s&#39;attache à décrypter le problème sans recours au dictionnaire ni,  bien sûr,  à la solution jointe. Les définitions,  sont d&#39;une force moyenne  et correspondent au lectorat de la revue. Michaël y mêle érudition,  humour et simplicité. Une quarantaine de minutes sont généralement suffisantes à Peter pour résoudre le problème et l&#39;exercice lui permet de commencer agréablement la journée tout en vérifiant qu&#39;aucune erreur ne s&#39;est glissée dans la composition.   &#60;br&#62;                Parfois,  comme aujourd&#39;hui,  apparaissent trois mots,  toujours identiquement définis. A &#34; Piéger&#34; correspond &#34; Prendre&#34;;  à &#34; Ordonne &#34; le mot &#34;Numéro&#34;;  et à l&#39;un des Rois Louis,  un chiffre ou un nombre. Peter se lève alors pour fermer son bureau à clef. Appuyant sur l&#39;une des vis dorées de la serrure,  il donne un tour supplémentaire,  déclenchant l&#39;ouverture de l&#39;un des quatre panneaux de cuir de la  porte. A l&#39;intérieur il trouve la grille numéro 11 désignée par &#34; Le plus médaillé des souverains français&#34;.  &#60;br&#62;                 Superposer sa grille décodeuse à celle des mots croisés,  lui fait découvrir l&#39;emplacement de la case noire dont les fibres dissimulent la puce informatique qu&#39;il retire délicatement à l&#39;aide d&#39;une pince à timbres. Il la glisse ensuite dans l&#39;encoche de la carte support qu&#39; il introduit dans la fente de son ordinateur. Cette opération simple permet à l&#39;appareil de décoder lui-même le type des renseignements transmis et de les envoyer automatiquement aux terminaux des services concernés. Une méthode qui a pour avantage de cloisonner efficacement le réseau puisque seul l&#39;ordinateur &#34;connaît&#34; les renseignements et leurs destinataires.   &#60;br&#62;                Pour ne pas éveiller les soupçons. Michaël assure régulièrement ses envois,  même s&#39;il ne communique aucune information.   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;Ils avaient réussit à découvrir la taupe. Ils avaient aussi piégé la puce qui commanda l&#39;auto destruction des relais et des terminaux,  puis l&#39;explosion.   &#60;br&#62;                Mais Peter ne le saura jamais,  puisqu&#39;il est mort.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Mais,  ce n&#39;est pas le bon,  il avaient fait sauter ma voiture,  celui-là je ne le connais pas. D&#39;ailleurs il ne correspond aucunement à l&#39;époque puisque les ordinateurs de ce type n&#39;étaient pas encore inventés. &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Effectivement,  il y a erreur,  il ne s&#39;agit pas de vous. Je ne sais pas ce qui s&#39;est passé.  Je verrai tout à l&#39;heure. &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62; &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000007</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000007</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>Grand&#39; mère courage </title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Par contre, celle-ci vous concerne directement. Il ne s&#39;agit pas de votre mort immédiate, mais l&#39;événement a participé dans la prise de décision de vous abattre&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;. &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Cette histoire s&#39;est déroulée en 1943, dans le petit village de Massangis, en Côte d&#39;Or, célèbre pour ses pierres qui servaient à faire les bordures de trottoir, les pavés, les maisons du pays ainsi que des abbayes.&#60;br&#62;&#60;br&#62; Nous étions alors en pleine seconde guerre mondiale et, depuis déjà quatre longues années, les gens souffraient car avec les restrictions, les denrées alimentaires se faisaient rares. Il fallait effectuer de longues heures dans les files d&#39;attente pour obtenir de la viande, du café, du sucre ou toute autre marchandise indispensable à la vie de tous les jours comme les chaussures ou les vêtements.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mes parents habitaient une maison à l&#39;écart du village, en bordure de forêt, à proximité d&#39;un camp des maquisards.&#60;br&#62;C&#39;étaient de jeunes hommes pleins d&#39;allant, courageux et téméraires, comme on l&#39;est quand l&#39;adolescence est encore là ou lorsque l&#39;on a tout juste vingt ans. Il ne faisait pas chaud la nuit dans les bois et, avec le temps, ils avaient pris l&#39;habitude de venir à l&#39;aube prendre un café chez mes parents.&#60;br&#62;&#60;br&#62;À la maison nous étions déjà six enfants, plus ma grand&#39;mère qui avait quitté Paris pour se joindre à nous en ces jours sombres et cruels.&#60;br&#62; Mon père, ce jour-là, avait eu un mauvais pressentiment :&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62; &#34; - Les gars, il faudrait changer vos horaires, et espacer vos visites, vous savez dans un petit village il est toujours difficile de se cacher des autres !&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62; Les jeunes gens avaient souri et ils s&#39;étaient même un peu moqués des craintes de mon père.&#60;br&#62;Puis ils avaient repoussé leurs chaises ; salué leurs hôtes et disparus dans la nuit mourante.&#60;br&#62;Hélas ! leur destin était en route. Quelqu&#39;un dans le village les avait dénoncés. A peine étaient ils partis que mon père entend des pas, il ouvre la porte en disant :&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Les gars vous n&#39;êtes pas raisonnables !&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Mais il se trouve face à face avec un soldat allemand saoul ou qui faisait semblant de l&#39;être et qui franchit la porte en demandant &#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34; du schnaps ! &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;La maison était cernée. Les soldats allemands fouillent, puis repartent, déçus de ne trouver personne.  Dans la maison, tous pensent que tout est bien qui se termine bien. Mais soudain, des tirs de mitrailleuse se firent entendre.&#60;br&#62;Les maquisards avaient été surpris dans leur retour au camp. L&#39;un d&#39;eux fut abattu en voulant franchir le mur d&#39;un jardin, leur chef, réfugié dans une de ces cabanes de fonds de jardins servant de toilettes, se suicida d&#39;une balle dans la tête. &#34; Je ne veux pas être pris vivant, avait-il prévenu, car je ne suis pas sûr de résister à la torture et je ne veux pas trahir les copains &#34;.&#60;br&#62;Aucun ne put s&#39;en sortir, en guise de représailles les corps furent exposés dans le champ voisin de notre maison et personne n&#39;avait le droit de s&#39;approcher.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ma grand&#39; mère regardait, les larmes aux yeux, ces jeunes gens fauchés dans leur jeunesse pour avoir voulu défendre leur pays.  Tout à coup, elle entre dans la maison et en ressort avec un seau rempli d&#39;eau et des chiffons et, tout en se dirigeant vers le champ, elle murmure entre ses dents :&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34; Je ne peux pas laisser ces petits comme ça ! &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Un châle jeté sur son sarrau gris couvrant une sobre robe noire, un foulard bleu nuit sur ses cheveux gris noués en chignon, elle pénètre dans ce pré maudit et commence la toilette des morts sous l&#39;œil stupéfait des Allemands qui n&#39;osèrent pas l&#39;arrêter.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;&#34; - Pauvre petit… Petit gars courageux… Belle jeunesse enfuie… Dans quel état tu t&#39;es mis ! &#34;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Pour chacun elle eut un mot, un geste, elle ferma les yeux, effaça les traces de sang, arrangea la coiffure, boutonna une chemise.&#60;br&#62;Elle les lava, tout autant avec ses larmes qu&#39;avec l&#39;eau du seau.&#60;br&#62;Quand elle est sortie du champ, les soldats n&#39;étaient plus là et les villageois arrivaient pour enterrer &#34; les p&#39;tits gars &#34;.&#60;br&#62;Merci grand&#39;mère courage !&#60;br&#62;Ta petite silhouette tout de noir vêtue rôde encore dans ce pré.&#60;br&#62;Tant qu&#39;il y aura une personne pour raconter ou lire ton histoire, tu resteras vivante dans nos cœurs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Oui, je me souviens. Mais vous retiendrez à mon crédit d&#39;avoir empêcher mes hommes de tirer sur elle.&#60;br&#62;Qui raconte l&#39;histoire?&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;une des petites filles de la grand&#39;mère en question. Elle est elle-même déjà âgée.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000008</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000008</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>L&#39;ERRANT</title>
  <description>C&#39;est drôle, je ne pensais pas que l&#39;on puisse s&#39;ennuyer hors de son corps.         &#60;br&#62;                La première fois que j&#39;en suis vraiment sorti, je n&#39;osais pas trop m&#39;en éloigner, craignant de ne pouvoir le réintégrer. Quelle angoisse ! Jusqu&#39;alors je m&#39;étais contenté de planer à quelques centimètres au-dessus de lui. Mais cette fois là, durant quelques minutes, je m&#39;étais promené dans la chambre, j&#39;avais passé la tête dans le couloir et puis, sagement, je m&#39;étais recouché dans ce qui était aux yeux de tous, moi. J&#39;avais quand même pris le temps de me regarder dormir. C&#39;est un effet bizarre que de se voir entièrement, autrement que par le truchement d&#39;un miroir. J&#39;étais à plat dos et j&#39;avais les yeux clos. Nous étions en été et la chaleur dans la chambre était telle que nous nous étions, ma femme et moi, endormis nus au-dessus des draps. Elle dormait en chien de fusil, juste au bord de la ruelle. Peu à peu, je me suis enhardi et m&#39;amusais à « hanter » l&#39;appartement. Je me prenais pour Bourvil dans « Le Passe Muraille » et parcourais les couloirs, les pièces, traversant les cloisons et les portes. Il m&#39;arrivait même de passer chez les voisins, m&#39;amusant après avoir déplacé un objet, de leur ébahissement et de leur inquiétude lorsque le lendemain ils nous parlaient de leur aventure.   &#60;br&#62; Nous habitions un petit immeuble en centre-ville alors je descendais souvent je me promenais dans les rues. D&#39;abord, celles de mon quartier, plus éclairé, avec la fontaine et la statue de Jeanne d&#39;Arc au milieu de la place. Et puis de plus en plus loin. J&#39;ai toujours aimé les rues d&#39;une ville la nuit. Surtout l&#39;été lorsque les fenêtres sont ouvertes et que l&#39;on entend les respirations du sommeil, les ronflements ou certains soupirs dont la cause ne fait aucun de doute. Une ville la nuit, avec ses lumières de lampadaires prend un air d&#39;étrangeté qui la rend toujours belle, si laide soit-elle le jour. Il m&#39;est arrivé de porter secours à une personne agressée, au grand affolement des voyous. Moi d&#39;habitude plutôt craintif, je me sentais puissant, invulnérable.   &#60;br&#62; Je rendis visite à quelques amis et amies. Je trouvais amusant de peser sur le sommeil des autres en leur parlant à l&#39;oreille, m&#39;introduisant dans leurs rêves, leurs cauchemars. Je pouvais impunément faire l&#39;amour aux femmes qui me plaisaient, par la simple suggestion d&#39;un rêve érotique. J&#39;y suis même allé de ma petite vengeance. J&#39;avais été très amoureux, avant de rencontrer ma femme. Mais la fille en question avait succombé au charme d&#39;un de mes copains et elle l&#39;avait épousé. Pendant plusieurs semaines, je me suis glissé dans leur chambre au moment du « devoir conjugal ». Je m&#39;arrangeais pour perturber les élans du monsieur qui n&#39;arrivait plus à rien. Et la nature généreuse et exigeante de mon ancienne amie avait fait le reste. Reproches, soupçons (le hasard a voulu qu&#39;ils soient fondés), divorce. Oh, je sais, il n&#39;y a pas de quoi en être fier, mais je n&#39;éprouve aucun regret pour autant.   &#60;br&#62;                Avec le temps et l&#39;accoutumance, je me suis enhardi et il ne se passait pas de nuit sans que je ne sorte de mon corps. Je ne voyais plus le temps passer. Une nuit, j&#39;ai dû réintégrer précipitamment mon enveloppe charnelle au bruit de la sonnette d&#39;entrée. Mon beau-père avait eu un accident de voiture et il fallait accompagner ma belle-mère à l&#39;hôpital en urgence pour le voir. Heureusement, ce n&#39;était pas trop grave et nous les avons ramenés tous les deux. Une autre fois, ma femme s&#39;étant réveillée en pleine nuit, elle avait cru que j&#39;avais un malaise. J&#39;ai feint un profond sommeil dû à des somnifères.   &#60;br&#62;                 L&#39;été dernier, je suis allé me promener plus loin que d&#39;habitude. En descendant les rues, je me suis retrouvé en bord de Loire. C&#39;est un fleuve que j&#39;aime bien, de préférence lorsqu&#39;elle roule ses flots de crues ;  Les eaux rapides semblent vouloir emporter les piles du pont violentes, elles tourbillonnent rageusement, jaunes de sable, emportant des épaves, des espars arrachés à ses berges, des branches d&#39;arbres enlevées aux îles. Elle recouvre les bancs de sable, élargit son lit jusqu&#39;aux levées et, par endroits, regagne les terres inondables de son ancien lit. Elle y dépose alors des alluvions qui les enrichissent. On aura beau tenter de la canaliser, d&#39;en faire un fleuve domestique, elle n&#39;en sera que plus dangereuse encore et ses crues plus violentes et ravageuses.   &#60;br&#62;                &#60;br&#62;                Cette nuit-là, la Loire coulait paisible dans son cours d&#39;étiage. Les bancs de sable avaient pris leur parure verte de l&#39;été. D&#39;ordinaire, je traverse le pont et « m&#39;assieds » sur le muret de la levée afin de mieux regarder les illuminations de la ville se refléter dans les eaux du fleuve. Il faisait chaud, si bien qu&#39;au lieu de rester assis, je suis descendu au bord de l&#39;eau et j&#39;ai suivi le cours de « la rivière » comme disent les pêcheurs de Loire. Un peu plus loin, je suis descendu sur une plage où je me suis promené sous les halliers. Il faisait beau, la lune éclairait le sable et le feuillage argentés des saules. Entre deux buissons, un couple d&#39;amoureux profitait de la douceur de la nuit. Les braises d&#39;un feu rougeoyaient encore entre les quelques pierres disposées en foyer. J&#39;ai continué à descendre et dans le creux d&#39;un méandre, bien cachés par les branches, trois ou quatre chemineaux avaient dressé une tente de fortune, canadienne trouée, rafistolée, récupérée dans une canche quelconque.   &#60;br&#62;                 Les cricris des grillons, les bruissements de la nuit, la luminescence des étoiles, il n&#39;en fallait pas plus pour que ma promenade se prolonge ainsi longtemps. Lorsque je me suis senti gagné par la fatigue, j&#39;étais loin de la ville. Je me suis adossé à un arbre pour récupérer, et je me suis endormi. Je n&#39;ai pas senti la fraîcheur de l&#39;aube et, contrairement aux autres fois, la lumière du jour ne m&#39;a pas réveillé. J&#39;ai dormi longtemps. Très longtemps. Malgré ce long sommeil, il m&#39;a fallu beaucoup de temps pour revenir. Je n&#39;arrivais plus à avancer, je me sentais lourd, de plus en plus engourdi, je devais m&#39;arrêter souvent, me reposer. Et le jour me gênait. J&#39;étais ébloui par le soleil et les réverbérations de l&#39;eau. Et puis j&#39;avais l&#39;impression que tout le monde pouvait me voir, nu comme un ver, déambulant en bord de Loire. Un coup à me retrouver au commissariat pour exhibitionnisme. Je me glissais de buisson en buisson, redoutant une rencontre. À un moment j&#39;ai bien cru que c&#39;en était fait. Il y avait un passage à découvert avec juste au milieu, un couple de pêcheurs et leurs gosses. J&#39;attendais qu&#39;ils s&#39;en aillent. Et puis la femme est venue se soulager sans que je l&#39;aie vue venir. Elle aurait dû m&#39;apercevoir, j&#39;étais à deux pas d&#39;elle. Mais elle ne devait pas pouvoir me voir ;  En fait, elle ne pouvait pas me voir. Car mon enveloppe charnelle était restée sur mon lit, seul mon esprit s&#39;était évadé de mon corps.   &#60;br&#62;Lorsque je suis enfin arrivé chez moi, je n&#39;y étais plus. Mon corps avait disparu.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;                 Je me suis cherché partout dans l&#39;appartement. Personne. J&#39;ai fait toutes les cliniques de la ville, puis l&#39;hôpital. Lorsque j&#39;ai retrouvé mon corps, il venait d&#39;être introduit dans l&#39;incinérateur du columbarium.   &#60;br&#62;                Trois jours avaient passé depuis ma promenade ;  Ma femme au matin m&#39;avait trouvé inanimé dans le lit et, naturellement, il avait été impossible de me réanimer. Les appareils débranchés, on m&#39;avait revêtu de mes plus beaux habits puis, selon mes propres volontés, incinéré.   &#60;br&#62; Je n&#39;ai ressenti aucune douleur, simplement un peu de tristesse de voir ainsi disparaître irrémédiablement et encore jeune, mon enveloppe corporelle. Je l&#39;aimais bien.   &#60;br&#62;                 Voilà, je sais, maintenant ce que les vivants nomment.   .   . « Un fantôme ». J&#39;attends d&#39;être réincarné, mais il paraît que cela peut-être long, très long. On n&#39;a pas apprécié que j&#39;use de mon pouvoir pour des futilités. Alors, j&#39;erre dans la ville et je hante l&#39;appartement où je vivais. Ma femme a déménagé peu après mes obsèques. Elle a prétendu qu&#39;elle ne supportait pas de rester seule dans un cadre où nous avions passé ensemble une grande partie de notre vie. En fait, je crois qu&#39;elle ne voulait pas que je puisse la voir vivre avec un autre. Alors de temps à autre je fais craquer les meubles des nouveaux locataires, je fais claquer les portes ou se balancer la suspension.   .   .   Je passe le temps.   .   . Et souvent je retourne flâner sur les bords de cette Loire où je me sentais si bien.   &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« - Finalement, votre attente n&#39;a pas été si longue. Nous ne sommes pas vraiment rancuniers ici.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; De toute façon, je suis bien incapable de connaître la durée exacte de cette mise au « purgatoire », dans votre salle d&#39;oubli. Dix jours, dix ans ou dix siècles, c&#39;est du pareil au même.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Surtout que j&#39;ai bien failli rester chez le voisin. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000009</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000009</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>LA CRÉMAILLÈRE</title>
  <description>     Dans la rue bourdonnante, par dizaines de milliers les gens se bousculent, en groupes denses, ils sortent de la ville, et grimpent le long de la route tortueuse qui les mène au sommet de la septième colline, jusqu&#39;à l&#39;entrée du parc, marquée par une monumentale porte en fer forgé dont les pointes dorées dessinent des tridents. Les vantaux portent en lettres anglaises, les initiales du propriétaire du lieu « S.   B. »  La pelouse et les allées du parc où sont représentées toutes les espèces et essences terrestres, sont envahies par une foule bigarrée dans laquelle se mêlent les races et les castes. Des calèches emportent femmes et enfants, vieillards et impotents jusqu&#39;au seuil du hall en marbre rose, sur le perron de l&#39;escalier de cinquante-deux marches, que deux cents personnes peuvent monter de front. Aux deux extrémités de chaque marche, un serviteur en costume Louis XIV se tient debout, une longue canne à pommeau d&#39;or dans sa main gauche, la main droite sur le haut de chausse.   &#60;br&#62;                Une fois franchit la haute porte de l&#39;entrée, elle aussi frappée des deux initiales « S. B. » L&#39;on pénètre dans un vaste hall tout autour duquel des lunettes astronomiques ont été installées qui permettent d&#39;observer les constellations d&#39;une voûte céleste en soie couleur nuit et pierres précieuses, soutenues par des colonnes à cariatides. Des bancs permettent de se reposer ou de s&#39;asseoir pour converser. Aucune ouverture ne laisse pénétrer la lumière du jour, et pourtant la luminosité baignant la salle semble être celle du Soleil. Sept escaliers de sept marches conduisent les visiteurs au bord d&#39;immenses bassins dont les formes ont été calquées sur celles des océans terrestres. Des gondoles à dais de velours cramoisis, maniées par d&#39;authentiques gondoliers chantant des barcarolles, embarquent les visiteurs pour une traversée jusqu&#39;aux divers continents représentés. Là, le visiteur peut retrouver des représentations des monuments et sites les plus réputés.   &#60;br&#62; Jaillissant des montagnes sous-marines au milieu de l&#39;océan Pacifique un escalier de marbre vert conduit les visiteurs vers l&#39;étage supérieur. Sur le débarcadère, deux éléphants caparaçonnés d&#39;or et diamant, aux cornacs vêtus de soie brodée de fils d&#39;or et d&#39;argent et boutonnés d&#39;émeraudes, saisissent chacun des passagers dans leurs trompes puis les transmettent à un autre éléphant sur le degré suivant. Et ainsi jusqu&#39;à la plus haute des sept fois sept marches. Là, le dernier éléphant dépose son fardeau, d&#39;une trompe délicate, sur le seuil de la seconde salle. Pour y pénétrer, il faut franchir un portail d&#39;ébène noir marqueté d&#39;ivoire et de nacre. La pièce est dodécagonale, en granit rouge, surmontée d&#39;un dôme en cristal.   &#60;br&#62;                Sur une table en porphyre rouge et brillant couvrant huit des douze côtés, sont alignées des corbeilles de cristal portées par de fins pieds d&#39;or ciselé, emplies de tous les fruits que l&#39;on puisse trouver de par le monde, chacun peut y puiser à volonté car les serviteurs les regarnissent constamment. Des plateaux d&#39;argent à poignées de vermeil présentent, sous forme de canapés, les spécialités des régions de chaque pays. À chacun des douze angles de la salle est installée une fontaine d&#39;où s&#39;écoulent jus de fruits, eaux, alcools, vins et liqueurs de tous les terroirs. Des sièges aux moelleux coussins bariolés, garnissent deux autres côtés. Les deux derniers sont aménagés en quais de gare le long desquels s&#39;arrêtent de véritables trains à vapeur semblables à ceux que l&#39;on a pu voir circuler avant l&#39;avènement de l&#39;électricité.   &#60;br&#62;                 Chaque convoi se compose de quatre wagons au modèle de l&#39;« Orient-Express ». Ils emportent leurs passagers à travers un long couloir, éclairé de trois cent soixante-six chandeliers en bronze, dont les murs présentent aux regards de gigantesques tableaux hyperréalistes, représentant sur l&#39;un des paysages et sur l&#39;autre des scènes de genre. Au fur et à mesure que l&#39;on avance, les paysages changent. De fantastiques, étranges, ils deviennent verdoyants et enchanteurs, puis de plus en plus désolés, jusqu&#39;à n&#39;être plus que des déserts aux rochers déchiquetés et torrides. Les scènes jalonnent l&#39;histoire de l&#39;humanité. L&#39;homme des cavernes, les antiques Sumériens, Gaulois, Egyptiens, Romains, Chinois etc. Jusqu&#39;à l&#39;homme du vingt et unième siècle. Jusqu&#39;à cette image, la dernière, apocalyptique et semblable à celle qui lui fait face, d&#39;un paysage désertique, sans la moindre trace humaine.   &#60;br&#62; Au bout du couloir, le train redescend en un long colimaçon de vingt quatre virages et débouche dans une salle en granit noir, au centre de laquelle se dresse, sur un autel en marbre rose, un âtre en marbre blanc. Du manteau de la cheminée, en quartz, pend une chaîne en acier bleui.   &#60;br&#62;                Pénétrant par une haute croisée en acajou et cristal quatre énormes hélicoptères traversent le salon. Chacun est relié par un câble à l&#39;une des quatre poignées d&#39;une marmite en fonte sphérique, dont les flancs rebondis portent des sculptures représentant les cinq continents. Un cinquième hélicoptère, plus léger et volant au-dessus des quatre monstres, se contente, à l&#39;aide d&#39;une longue tige métallique, de maintenir droite l&#39;anse de bronze doré dont les oreilles sont ornées de têtes sculptées à effigie diabolique. De l&#39;ouverture, dont le diamètre correspond à deux longueurs de bassin de piscine olympique, s&#39;échappent des vapeurs parfumées. Au grand plaisir de la foule amassée, les cinq hélicoptères accrochent avec une dextérité diabolique l&#39;anse de la marmite au crochet de la chaîne suspendue au-dessus du foyer aux braises rougeoyantes, alors que née des poumons d&#39;un grand orgue aux dimensions titanesques retentit, sous les doigts de Pierre Cochereau, une marche triomphale. D&#39;abord saisie d&#39;étonnement, la foule applaudit à la beauté du spectacle qui lui est offert.   &#60;br&#62; On approche alors des escalators et les premiers visiteurs sont admis à se laisser emporter par les escaliers mécaniques jusqu&#39;au bord du cratère béant. Protocole oblige, on a tendu de velours les escalators réservés aux notables. On peut reconnaître aux premiers rangs : le Pape, de nombreux cardinaux et évêques, tous les Empereurs, Rois, Présidents, Potentats de tous poils de tous les pays, même les plus pauvres, des militaires de tous grades et de toutes les armées, suivis de la nuée des petits chefs que suscitent la politique, l&#39;économie, l&#39;entreprise, et toute organisation quelle que soit sa nature.   &#60;br&#62; Quelques marches de granit noir à descendre et les volutes d&#39;une vapeur moite et étouffante les enveloppent ainsi que dans des thermes romains. Si dense qu&#39;il est impossible de voir son voisin le plus proche, ni que les gens situés sur le rebord de l&#39;ouverture puissent rien voir. Alors, sortant du brouillard, des formes enveloppées de longues capes rouge sang et semblant porter des coiffes à cornes, armées de tridents dorés aux pointes effilées, précipitent les « invités » dans la lave incandescente.                   &#60;br&#62;  &#60;br&#62;II&#60;br&#62;                &#60;br&#62;Accoudés au balcon de la loge, Satan et son invité regardent les opérations, satisfaites. Son nouveau Palais Infernal est parfaitement au point. Et ils savent pouvoir compter sur la fatuité humaine.   &#60;br&#62; — « Rien de tel qu&#39;un carton d&#39;invitation en bonne et due forme pour qu&#39;ils se précipitent, sans même que l&#39;on doive les y obliger, dans le plus grossier des pièges. Un peu de poudre aux yeux, et le tour sont joué. Allons, ils n&#39;ont que ce qu&#39;ils méritent ;  As-tu vu comme ils se ruent sur les petits fours sans même regarder autour d&#39;eux ?&#60;br&#62;                — Oui, et mon Pape, mon Pope, mon Rabbin, mon Imam, mes cardinaux et évêques et tous mes prêtres de tous genres, ne sont pas le moins charognards. Les principes que nous avions érigés en règle sont bien oubliés et ceux qui devraient montrer l&#39;exemple de l&#39;humilité et de l&#39;amour de leur prochain ne sont qu&#39;égoïsmes, intolérances et cupidités. Regarde comme ils se goinfrent. Et cette morgue pour chasser des fauteuils ceux qui ne sont pas de leurs rangs.   .   . Et leur exemple contamine les autres, vois comme chaque porteur d&#39;une autorité si ténue soit-elle se conduit avec le même mépris vis-à-vis de qui lui est inférieur.   &#60;br&#62;                — Je t&#39;avais pourtant mis en garde. Tu faisais oeuvre de sorcier en donnant la vie à tes poupées de terre, ça ne pouvait que se retourner contre toi. Mais tout ce que tu as trouvé à me dire c&#39;est « Je te chasse » ;  Et maintenant.   .   .   &#60;br&#62;                — Maintenant ? Je vois que tu avais raison. Mais pourquoi leur avoir permis la Connaissance ?&#60;br&#62; — Pour que tu ne sois pas un faux Dieu. Seuls les faux Dieu assoient leur autorité sur l&#39;ignorance des autres. Le véritable respect ne s&#39;acquiert que par une compétence plus grande, face à d&#39;autres compétences. Il fallait que tu puisses constater par toi-même combien la créature que tu venais de créer était une erreur.   &#60;br&#62; — Mais sans la Connaissance, ils n&#39;auraient rien commis de tout cela. Alors que, au lieu de s&#39;entraider et de prospérer ensemble, ils se sont massacrés, spoliés et ils ont gaspillé les richesses que je leur tenais en réserve. Ils ont détruit les forêts, font disparaître des espèces vivantes que j&#39;avais eu tant de mal à créer. Je leur avais confié le Paradis et ils en ont fait leur propre Enfer.   &#60;br&#62;  — Sans la Connaissance, ils n&#39;auraient jamais pu trouver ni su comment utiliser les richesses que tu leur as dispensées. Et puis, aurais-tu préféré qu&#39;ils restent ignares et imbéciles et que, tels des moutons, ils se contentent de brouter et de bêler de satisfaction à chacune de tes paroles ? Certes, il est plus facile d&#39;en imposer face à l&#39;ignorance. As-tu vu comment les peuples qui se targuent d&#39;être « civilisés » se sont servis de leurs « savantes découvertes » pour réduire les peuples moins « évolués » en esclavage ? Crois-tu que diriger un tel peuple t&#39;aurais satisfait ? Certes, il est plus facile de régner sur des êtres incultes qui ne pourront jamais contester tes actes, crois-tu pour cela qu&#39;ils en soient plus heureux et que Toi, tu le sois ? &#60;br&#62; — Mais tu as bien vu, dès qu&#39;ils ont eu la Connaissance, ils n&#39;ont cessé de me mettre en doute. Ils ont cherché à me disputer le pouvoir de création, et ils n&#39;ont fait que détruire sans cesse, tout et partout.   .   .   &#60;br&#62; — Et ceux qui se sont réclamés de Toi, quelle forme qu&#39;ils t&#39;aient donné, ne l&#39;ont fait que pour mieux exploiter leur prochain. Ils se sont servis de Nous pour imposer leurs propres lois, sans cesse plus coercitives, à des gens sans défenses, en les menaçant de Ta colère et de mon Enfer. Ne penses-tu pas que s&#39;ils avaient su qu&#39;il leur suffisait de tout partager équitablement, plutôt que de vouloir sans cesse vivre sur le dos du voisin, peut-être en aurait-il été autrement. Tu vois, en fait, il me semble que leur connaissance était encore insuffisante. Tu m&#39;as empêché d&#39;aller jusqu&#39;au bout et sans doute as-tu eu tort.  &#60;br&#62; — Non, non, je pense avoir eu raison, leur connaissance était bien suffisante. Pour ce qu&#39;ils en ont fait !.   .   . Dès qu&#39;ils ont su faire la différence entre le Bien et le Mal, ils n&#39;ont cessé de faire le Mal, de préférence au Bien.   .   .   &#60;br&#62;                .   .   .   Imagine ce qu&#39;ils auraient pu inventer pour se massacrer et tout détruire s&#39;ils avaient eu la totalité de la Connaissance. Ils auraient irrémédiablement gâté notre jolie pomme. Je le reconnais tout est entièrement de ma faute. Si j&#39;ai su réaliser des êtres esthétiquement réussis, des machines fonctionnant assez bien dans l&#39;ensemble, je me suis trouvé totalement dépassé par la méchanceté contenue dans leur âme. J&#39;en ai sous-estimé la puissance. Je n&#39;ai pas su mesurer quel poison violent elle peut être.   &#60;br&#62;                — Peut-être avais-je moi-même introduis une trop grande quantité de venin dans la pomme lorsque je l&#39;ai serrée entre mes crochets de serpent avant de la remettre à Eve ?&#60;br&#62;                — Peu importe, nous étions tous deux très jeunes et manquions d&#39;expérience. Nous étions fiers d&#39;avoir créé notre propre Univers. Avec le temps écoulé, nous avons pu en constater tous les défauts, aussi aujourd&#39;hui il est temps de mettre fin à leurs agissements si nous voulons pouvoir sauver notre petit Monde. &#60;br&#62;                D&#39;ailleurs, je dois te féliciter, Tu as trouvé là plus efficace que mon Déluge, tes épidémies et ton sida ou leurs bombes nucléaires. Qu&#39;as-tu mis sur les cartons ?&#60;br&#62;                — Rien de bien original. Pour les « notables », il s&#39;agit d&#39;une invitation à inaugurer le nouveau palais de l&#39;Empereur de la finance S.   B. Desombres ;  et pour les autres de l&#39;ouverture d&#39;un nouveau parc d&#39;attractions. Quant aux religieux, ils viennent là chercher le Miracle. Je parle des gens du peuple bien sûr, les crédules, ceux qui se font avoir par le premier prédicateur venu aussi sûrement que par les publicités pour de nouvelles lessives ou les loteries. Car tu sais bien que tes prêtres de hauts rangs, eux, ne croient qu&#39;à eux-mêmes et à leur propre fortune.   &#60;br&#62;                Pourtant, je pensais bien avoir frappé très fort avec le sida en attaquant directement le système immunitaire. Surtout que j&#39;avais reçu l&#39;aide du Pape qui interdisait l&#39;usage du préservatif sous le prétexte du respect de Ta « volonté divine » quant à la nécessité de reproduction de l&#39;espèce.   &#60;br&#62;                — Il est vrai que tu as bien failli réussir ;  Mais rassure-toi, leur orgueil et leur fatuité vont enfin nous en débarrasser. Chapeau bas, j&#39;admire, combien tu as su les observer avec justesse, alors que je me contentais d&#39;une désolante vision globale, de vagues souhaits attentistes de les voir devenir enfin raisonnables, et d&#39;exprimer une vaine colère face à leurs agissements.   &#60;br&#62;                 — Souhaitons que les prochains locataires de notre petite planète bleue ne nous l&#39;abîmeront pas autant que ceux-là.   Transformer une aussi belle forêt que le Sahara en désert ! Réduire des fleuves aussi majestueux que le Rhin ou la Loire en vulgaires canaux d&#39;irrigation aux seules fins de permettre à des promoteurs immobiliers de construire en zone inondable ! Transformer les pôles en exploitations minières ! Réduire la forêt amazonienne à la dimension d&#39;un parc promenade ! Effacer la mer d&#39;Aral de la carte ! Et j&#39;en oublie.   .   . &#60;br&#62;                — Espérons. Je vais travailler à la remettre en état, ce ne sera pas une mince affaire car ils nous l&#39;ont presque entièrement ravagée. Notre malheureuse Terre est tellement abîmée qu&#39;il me faudra un temps infini pour arriver à la reconstituer aussi belle et aussi riche qu&#39;avant. Et cette fois, je ne bâclerai pas le travail et je prendrai plus de sept jours pour tout mettre au point. &#60;br&#62;                — Tu sais bien que rien ne presse, puisque nous avons l&#39;Eternité devant nous.»&#60;br&#62;                &#60;i&#62;« ERRARE DEUS EST ».&#60;/i&#62;   &#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Comment as-tu entendu cette conversation?&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;Souvenez-vous, j&#39;étais un petit diablotin déguisé en statue de marbre, sur le balcon.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000010</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000010</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>SA DERNIÈRE NOUVELLE</title>
  <description>&#60;br&#62;`Nous l&#39;avons découvert au petit matin. Il semblait dormir, la tête reposant sur son bras replié. Une position dans laquelle il nous arrivait d&#39;ailleurs fréquemment de le retrouver lorsqu&#39;il avait passé la nuit en écriture. Il y avait belle lurette qu&#39;il ne dormait plus que rarement dans son lit la nuit. Depuis plusieurs années déjà, il passait ces heures-là dans son bureau. Une lampe à pied, en bois de noyer tourné surmonté d&#39;un abat-jour en parchemin, suffisait à éclairer le sous-main en cuir fauve sur lequel il écrivait. Il souffrait d&#39;insomnie. Mais d&#39;une insomnie particulière. Chaque nuit, il éprouvait une sorte de peur panique devant le sommeil. [C&#39;est après sa mort que j&#39;en ai compris les raisons]. Il ne se couchait qu&#39;au petit jour lorsqu&#39;il entendait chanter le coq-nain que les enfants avaient gagné à une tombola. Il dormait alors jus­qu&#39;aux environs de dix heures. Et après le repas, il faisait toujours une sieste d&#39;une demi-heure soit dans son fauteuil en cuir du salon, soit en été, sur un transat à l&#39;ombre du grand tilleul.&#60;br&#62;Le Maître ne pouvait plus travailler de longues heures d&#39;affilée et s&#39;arrêtait souvent pour chercher une idée tout en fumant l&#39;une de ses pipes d&#39;écume, de bruyère ou de bois, rangées dans le râtelier de bronze suspendu derrière son dos, contre le mur. Il avait ramené des pipes de chacun de ses voyages et ses amis comme ses admirateurs lui en offraient. Si bien qu&#39;il en possédait plusieurs centaines,  classées dans des tiroirs. Toutes ont été fumées, car il voulait connaître les qualités et les défauts de chacune d&#39;entre elles. Et pour cela, il tenait à les culotter. &#60;br&#62;`Jamais avec de l&#39;alcool, même et surtout s&#39;il s&#39;agit d&#39;un très bon cognac&#39; me disait-il, `Seuls ceux qui n&#39;y connais­sent rien emploient cette technique barbare qui tue les qualités du bois et de la bruyère. Chaque essence enrichit le goût du tabac ; Si tu verses de l&#39;alcool dans le fourneau, c&#39;est l&#39;alcool ayant pénétré dans les fibres qui donnera son goût au tabac et tu y perdras une saveur toujours unique. Celle d&#39;un échange subtil entre deux âmes. Alors, garde ton cognac, ton Armagnac ou ton calva pour boire entre amis et ne massacre pas ta pipe avec.&#34; &#60;br&#62;Il culottait ses pipes en prenant soin de commencer par de petites quantités de tabac. Il les augmentait peu à peu pour donner au foyer le temps de s&#39;apprivoiser à la braise, et aux arômes celui de se mélanger en douceur. Ce n&#39;était qu&#39;après le culottage de la pipe qu&#39;il décidait de continuer ou non à la fumer. Le râtelier du bureau portait celles qu&#39;il préférait ; Il devait y en avoir une quinzaine, de tous types. Les `brûle-gueule&#39; en bois lorsqu&#39;il se calait pour réfléchir. Il ne parlait plus et il ne fallait pas lui parler. Il allait alors parfois jusqu&#39;à débrancher le téléphone. Les pipes fines à long tuyau, lorsqu&#39;il écrivait. Les autres selon l&#39;humeur, la conversation, la personne qu&#39;il avait en face de lui. Il s&#39;asseyait à son bureau, se tournait, et de sa main caressait chacune d&#39;entre elles avant de saisir délicatement celle qu&#39;il allait bourrer. Et selon la pipe choisie, il prenait le tabac qui lui convenait le mieux. Il pouvait passer sans vergogne d&#39;un AJJA 17 ou d&#39;un Amsterdamer à un Flying Deutchmann, d&#39;un St Bruno à Dunhill ou un Davidoff et je ne saurais dire si le choix de la pipe et du tabac déterminait l&#39;ambiance de la nouvelle ou si, ayant déjà plus ou moins en tête son sujet, il choisissait l&#39;une et l&#39;autre en fonction du thème, mais le fait est qu&#39;il y avait une sorte d&#39;interaction.&#60;br&#62;Souvent aussi il se levait pour aller à la bibliothèque chercher une référence dans un livre. Elle comprenait de nombreux dictionnaires et encyclopédies afin de multiplier les sources d&#39;informations, plus ou moins complètes selon les éditions.&#60;br&#62;Il avait parfois un peu de peine à mener ses histoires jusqu&#39;à leur terme et j&#39;étais alors amené à collaborer à leur achèvement. Ainsi dans son dernier recueil, sur les vingt nouvelles publiées, j&#39;aurais pu cosigner une bonne dizaine. Mais cela ne me dérangeais pas. Il avait écrit de tels chefs-d&#39;oeuvre auparavant que c&#39;était pour moi un honneur que de pouvoir mêler mon écriture à la sienne.&#60;br&#62;Mon travail consistait surtout à frapper ses textes, lire le courrier, répondre à la majorité des let­tres qu&#39;il recevait de ses admirateurs et, surtout, de ses admiratrices. Seules quelques-unes de ces lettres, qu&#39;il lisait après que j&#39;ai fait une sélection, recevaient une réponse de sa main. Il se contentait de signer les autres. Et puis j&#39;effectuais les recherches documentaires qu&#39;il ne pouvait faire lui-même, soit par man­que de temps, soit parce qu&#39;il éprouvait de plus en plus de difficultés à effectuer de grands déplacements. Il ne sortait plus guère de chez lui, se contentant de promenades dans le parc de sa propriété ou dans la campagne environnante. Il refusait également de nombreuses interviews, même lorsqu&#39;il faisait paraître un livre, à moins que l&#39;entrevue ne se déroulât chez lui.&#60;br&#62;Par contre, il rencontrait souvent des enfants et aimait à passer quelques heures par mois dans une classe d&#39;école primaire ou de collège en compagnie des élèves dont il appréciait les remarques naïves ou pertinentes et tellement plus sincères que celles d&#39;adultes `spécialisés dans l&#39;intelligence&#39;, comme il disait ironiquement en parlant des cercles littéraires ou de ces universitaires qui organisaient des colloques sur son oeuvre et qu&#39;il fuyait ostensiblement refusant systématiquement leurs invitations. Naturellement, j&#39;étais chargé de préparer les rencontres avec les enfants.&#60;br&#62;Je restais rarement plus tard que six heures et demie ou sept heures le soir. Le Maître voulait pou­voir passer ses soirées tranquillement. Il se consacrait alors entièrement à sa famille. Les rares fois où il m&#39;est arrivé de rester plus tard, c&#39;était alors que nous préparions la sortie des trois derniers volumes qu&#39;il avait eu beaucoup de mal à donner en temps à son éditeur.&#60;br&#62;Dans la journée, nous passions de longues heures à parler. Nous envisagions des situations, des réactions, des sentiments. Nous disputions du caractère des personnages, de leur cadre de vie, de leurs professions. Tenez, je me souviens qu&#39;un jour. ... Mais non, c&#39;est sans importance. `&#60;br&#62;&#60;br&#62;II&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#39; L a veille de sa mort, lorsque je l&#39;ai laissé vers les sept heures un quart du soir, Edmond cherchait le thème de sa dernière nouvelle. Nous devions porter le manuscrit chez l&#39;éditeur au début de la semaine suivante et nous étions déjà le jeudi soir. Lorsque je suis parti, il m&#39;a dit avec un grand sourire qu&#39;il sentait que cette dernière nouvelle serait la plus forte de toutes celles qu&#39;il avait écrites jusque-là. Il avait trouvé et voulait que je sois là de très bonne heure le lendemain matin pour en corriger les premiers jets. J&#39;étais déjà au volant de ma voiture, j&#39;avais mis le moteur en marche et il avait refermé la portière en me répétant :&#60;br&#62;`Surtout tâches d&#39;arriver de bonne heure, car je tiens absolument à ce que nous puissions faire ce dernier envoi pour demain soir. « . . . Et puis lorsque je suis arrivé à sept heures et demie le vendredi matin. . . Sa tête reposait sur son bras, légèrement penchée, comme s&#39;il dormait. Je me suis approché de lui et j ai vu qu&#39;il ne respirait plus. Et en soulevant sa tête. . . . Il avait un rictus. . . Comme quelqu&#39;un qui a subi une grande frayeur. Et pourtant, le bureau, comme à l&#39;habitude était clos.&#60;br&#62;Valérie, sa femme, m&#39;a dit que la veille au soir, il ne paraissait pas craindre quoi que ce soit. Il avait passé la soirée devant la télévision à regarder un jeu débile, comme ça, simplement parce que ça lui permettait d&#39;avoir l&#39;esprit libre pour penser à sa nouvelle. Valérie ne travaillait pas à l&#39;époque, Edmond avait toujours refusé qu&#39;elle le fasse. Elle n&#39;avait pas même le droit de collaborer à mon travail de secrétariat ; Elle ne lisait les nouvelles ou les romans que lorsque les textes étaient prêts à envoyer à l&#39;éditeur. Elle donnait son avis et, lorsque nous étions dans les temps, Edmond apportait éventuellement quelques corrections. Si nous étions en retard, Valérie lisait les textes photocopiés et les corrections intervenaient lors des premières lectures d&#39;imprimerie. Edmond tenait compte le plus souvent de l&#39;avis de sa femme, mais ne se rendait pas sans avoir âprement discuté chacune de ses objections.&#60;br&#62;Bien sûr, ces lectures (trop rares à son goût) ne suffisaient pas à remplir les journées de Valérie.&#60;br&#62;Alors, c&#39;est elle qui s&#39;occupait du parc, gérait les plantations, les aménagements. Elle avait demandé à Edmond de lui faire construire des serres. L&#39;horticulture est une passion chez elle et elle consacre une par­tie de ses loisirs à visiter des jardins. Dans l&#39;une des serres, elle collectionne des orchidées rares et entretien des échanges avec d&#39;autres passionnés. Elle a gardé la propriété et continue à l&#39;entretenir avec toujours autant de plaisir.&#60;br&#62;Après que les enfants aient quitté la maison Valérie a continué à rencontrer les écoliers comme le faisait Edmond. Autant par fidélité à sa mémoire que par intérêt personnel. Elle a toujours consacré une grande part de son temps à l&#39;éducation de ses enfants. Elle suivait leurs études de près, n&#39;hésitant pas à lire attentivement les manuels afin de pouvoir les aider à comprendre ce qui leur semblait obscur. Je ne pense pas qu&#39;elle ait souffert de cette situation. Nous en avons souvent parlé depuis la mort d&#39;Edmond et je crois qu&#39;elle est sincère lorsqu&#39;elle dit ne rien regretter.&#60;br&#62;Le médecin appelé à constater le décès d&#39;Edmond, était un jeune remplaçant du médecin de famille parti pour quelques jours en vacances. Les conditions de la mort du Maître lui ont semblé étranges et il a préféré se couvrir en refusant le permis d&#39;inhumer, ce qui nous a valus d&#39;être confronté à une enquête de police.&#60;br&#62;Le commissaire Charles, un rustre souffrant d&#39;avoir été nommé en province alors qu&#39;il se prenait pour Maigret, a commencé par soupçonner tout le monde d&#39;avoir voulu provoquer la mort de ce pauvre Monsieur Edmond. Il est vrai que le médecin légiste lui avait confirmé que le Maître était bien mort de façon naturelle, certes, mais d&#39;un infarctus. `Un infarctus dû sans aucun doute à une grande frayeur, résul­tat logique en raison de l&#39;état de son coeur&#39;.&#60;br&#62;Le commissaire a cherché `Qui, Comment, Pourquoi&#39; ; Il nous a tous interrogés plusieurs fois, posant les questions les plus indiscrètes. Il est même allé jusqu&#39;à soupçonner une relation adultérine entre Valérie et moi. Mais si nous avons toujours entretenu des liens de grande amitié, jamais il n&#39;y a eu la moindre équivoque entre nous. J&#39;admirais trop Edmond pour lui prendre sa femme.&#60;br&#62;Et I&#39;autre, le flic, qui cherchait, salissait. Il se croyait confronté au `Mystère de la Chambre Jaune&#39;. Alors, lui et ses hommes ont piétiné la pelouse et les massifs de fleurs pour chercher des traces de pas. Ils pensaient que quelqu&#39;un était venu surprendre Edmond en passant par la porte-fenêtre de son bureau. Ils ne trouvèrent rien d&#39;autre que leurs propres pas. Après ses soupçons d&#39;adultère me concernant avec Valérie, il m&#39;a demandé si le Maître ne profitait pas de ses nuits `dites d&#39;écritures&#39; pour recevoir une maî­tresse. Mais Edmond a toujours été d&#39;une grande fidélité. Avec Valérie du moins. Je n&#39;ai pas connu sa première femme. Il paraît qu&#39;il la trompait souvent et qu&#39;elle l&#39;a quitté pour aller vivre avec un contrôleur des impôts. Je crois que ce divorce avait beaucoup affecté Edmond et que, même s&#39;il n&#39;en disait rien, Valérie lui doit la fidélité dont il a toujours fait preuve à son égard.&#60;br&#62;Pendant une semaine, nous avons vécu l&#39;enfer. Le commissaire ou ses inspecteurs n&#39;ont pas cessé d&#39;aller et venir dans la maison, de poser des questions, de retourner les tiroirs du bureau, ceux du secrétaire. Ils étaient persuadés que nous savions Edmond cardiaque, et que nous avions prémédité sa mort en organisant une sombre machination. Pour eux, il était impensable que nous ayons pu ignorer la maladie d&#39;Edmond. Et pourtant, ce fut réellement pour nous une révélation, un véritable choc.&#60;br&#62;Nous avions bien remarqué qu&#39;Edmond était moins résistant à la fatigue qu&#39;auparavant, mais nous attribuions cet état à ses insomnies. Alors que. . .&#60;br&#62;À la fin de la semaine, confronté au manque évident de coupable possible et selon toute logique, le commissaire Charles s&#39;est décidé à classer l&#39;affaire. Il faut dire qu&#39;il était survenu un événement inattendu et suffisamment important pour éclairer sa lanterne et le convaincre enfin de notre innocence. `&#60;br&#62;&#60;br&#62;III&#60;br&#62;&#60;br&#62;« Vous connaissez le Professeur Richard ? Le grand cardiologue venait de rentrer d&#39;un congrès aux Etats-unis et on lui avait aussitôt appris le décès d&#39;Edmond. C&#39;est lui qui nous a donné en quelque sorte la clé de l&#39;énigme. En effet, il soignait Edmond depuis cinq années, sans que personne n&#39;en sache rien, car le Maître lui avait interdit d&#39;en parler à qui que ce soit, pas même à Valérie ni à moi. Edmond ne voulait pas que l&#39;on s&#39;inquiétât pour lui. Et puis, peu avant son départ pour les USA, le Professeur Richard lui avait expliqué qu&#39;il fallait se résoudre à l&#39;opération. Le Maître avait le coeur trop atteint pour qu&#39;il puisse espérer vivre encore longtemps sans l&#39;intervention de la chirurgie. On sait que le Professeur est l&#39;un des grands spécialistes de la transplantation cardiaque. Il s&#39;est employé à convaincre son patient qu&#39;il s&#39;agissait d&#39;une opération délicate, importante, fatigante, mais somme toute, fort bien maîtrisée de nos jours. Edmond avait alors convenu avec le Professeur de lui donner sa réponse lorsque celui-ci rentrerait de son congrès. Il avait prétexté qu&#39;il aurait alors l`esprit plus libre, puisqu&#39;il devait d&#39;abord absolument terminer le recueil promis à son éditeur avant de se faire opérer. Nous étions en retard, il est vrai, mais l&#39;éditeur aurait certainement compris que son auteur fétiche ne mette pas sa santé en péril pour des impératifs d&#39;édition.&#60;br&#62;En fait, Edmond n&#39;a jamais eu l&#39;intention de subir cette opération. Ça, je l&#39;ai compris ensuite. Edmond m&#39;avait dit un jour qu&#39;il appréciait de travailler avec moi, à cause de mon esprit plus terre-à-terre que le sien. `Tu es mon garde-fou&#34; me disait-il. J&#39;étais le collaborateur dont il avait besoin pour limiter les débordements de son imagination. À l&#39;époque, dans ma jeune vanité, j&#39;ai pris cela pour une sorte de compliment. Avec le temps et la réflexion, je n&#39;en suis plus vraiment aussi sûr. Et encore moins depuis sa mort. Mais le rapport du cardiologue m&#39;a remis en mémoire ce fameux jour. À cause d&#39;une réflexion, d&#39;une confidence plutôt, qu&#39;Edmond m&#39;a faite juste après.&#60;br&#62;Je m&#39;en souviens encore assez bien. Il devait être aux environs de trois heures de l&#39;après-midi. Edmond venait de terminer sa sieste et nous nous promenions dans le parc. Le Maître marchait légèrement voûté, les mains dans le dos. Il portait, comme toujours en été, une chemisette bariolée et un short blanc avec les pieds nus dans ses espadrilles. Nous étions entre le labyrinthe de rhododendrons et le bassin, à un coude que forme l&#39;allée sous les marronniers, là où l&#39;ombre est si épaisse que, même au plus chaud d&#39;août, (ce devait être aux alentours du 15), il y fait toujours très frais et sombre. Le Maître me regarda, grave, le regard comme inquiet,  puis après un moment de pause dans notre marche : `Pour la première fois de ma carrière, j&#39; ai renoncé à écrire la fin d&#39;une nouvelle. Le texte que j&#39;ai commencé, cette nuit est trop effrayant pour que je le publie et, d&#39;ailleurs, je ne sais si je pourrais jamais l&#39;ache­ver. Si je le fais un jour, c&#39;est qu&#39;alors j&#39;aurais renoncé à l&#39;écriture et qu&#39;il sera le point final de mon oeuvre. Ne le cherche pas pour le lire je l&#39;ai mis dans le coffre fort dans une enveloppe. Je ne le sortirai que si je décide un jour de ne plus écrire. Si jamais je mourais avant, un conseil, brûle l&#39;enveloppe sans lire l&#39;histoire qu&#39;elle renferme. Tu la reconnaîtras facilement j&#39;ai dessiné `Jolly Roger &#39; dessus. « .&#60;br&#62;`Jolly Roger&#39;, vous le savez sans doute, était le drapeau de la piraterie, noir avec une tête de mort et des tibias entrecroisés. Nous étions des passionnés de cette époque, des hôtes de l&#39;île de la Tortue, des Frères de la Côte et des seigneurs de la flibuste. Nous avions tous les albums de bandes dessinées racontant les aventures de héros de la course en mer. Et nous possédions sans doute l&#39;un des fonds historiques les plus riches concernant l&#39;époque où des marins de la trempe de Jean Bart donnaient la chasse aux vaisseaux anglais, espagnols et hollandais. Et où Drake, comme le fit Vidocq plus tard, passait de la piraterie aux corsaires en entrant au service de la Reine Elisabeth Première. Edmond avait même réussi à trouver au cours d&#39;un séjour à Dunkerque une lettre de course de Jean Bart.&#60;br&#62;Nous relisions ensemble tous ces documents et nous débattions, de savoir qui, des pirates libres ou des corsaires, pirates patentés par leurs souverains, étaient les plus recommandables. Et puisque vous êtes un fidèle lecteur, vous savez naturellement que plusieurs des nouvelles qu&#39;Edmond et moi avons écrites ensemble, ont la piraterie pour thème. Dans ces moments-là, il fumait plus particulièrement les fameux « brûle-gueule » dont je vous parlais tout à l&#39;heure et qu&#39;il bourrait d&#39;un tabac grossier. L&#39;une des dernières, dans l&#39;avant-dernier recueil je crois, parle de piraterie moderne. Celle de la Mer de Chine et du Viet-Nâm. . . . Mais tout cela nous éloigne un peu de notre propos.&#60;br&#62;Lorsque le Maître est mort, je n&#39;ai pas pensé tout de suite à cette fameuse enveloppe. Avec les interdictions de toucher à quoi que ce soit du commissaire, nous avons dû laisser le bureau tel quel. Mais je me suis souvenu ensuite que, lorsqu&#39;il a procédé à l&#39;ouverture du coffre, l&#39;enveloppe n&#39;y était pas. Sinon, elle n&#39;aurait pas manqué de l&#39;intriguer et il aurait voulu l&#39;ouvrir. . . Mais avec son peu d&#39;imagination, il n&#39;y aurait de toute façon rien compris.&#60;br&#62;Quand tout fut calmé, j&#39;ai rangé le bureau. L&#39;enveloppe était dans la corbeille à papiers. Et dans le sous-main, j&#39;ai retrouvé quelques feuillets à grands carreaux ; Des copies doubles d&#39;écolier sur lesquelles Edmond écrivait ses premiers jets. Ils les avaient forcément vus en fouillant dans les papiers, mais aucun des policiers n&#39;avaient porté attention à ces quelques feuillets ; `Ses dernières élucubrations ? « Aurait sans doute demandé le commissaire. À moins que, par un reste de tact venu on ne sait d&#39;où en lui, il n&#39;ait pas osé. Naturellement j&#39;ai commencé à lire. `&#60;br&#62;&#60;br&#62;IV&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#39; Ne me demandez pas de vous raconter l&#39;histoire. Mais au fur et à mesure de ma lecture, je sentais mes cheveux blanchir. Et j&#39;ai compris. . . J&#39;ai compris que la mort d&#39;Edmond n&#39;est tout simplement. . . rien d&#39;autre qu&#39;un suicide.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Comme je vous l&#39;ai dit, Edmond se refusait à subir la transplantation cardiaque que lui proposait le professeur Richard. Il ne voulait pas se sentir diminué, et ne supportait pas l&#39;idée devenir, pensait- il, une charge pour sa femme. Peut-être se croyait-il également au bout du rouleau professionnellement. Il admettait mal de ne plus avoir l&#39;imagination aussi vive que par le passé et ne pouvait se résoudre à ne plus écrire. Il avait donc trouvé ce moyen d&#39;en finir avec la vie. Ayant ressorti l&#39;enveloppe du coffre, il avait entrepris d&#39;achever son histoire.&#60;br&#62;Et une fois de plus, la toute dernière, son imagination, privée de son `garde-fou&#39; s&#39;était mise à déborder. Son histoire était devenue de plus en plus fantastique, de plus en plus cauchemardesque ; Tellement effrayante que son coeur a lâché. Edmond est bien mort de peur. Mais d&#39;une peur qu&#39;il s&#39;est lui même infligée. Et la fin de l&#39;histoire doit être terriblement terrifiante pour qu&#39;il soit mort avant d&#39;avoir fini de l&#39;écrire. Edmond avait raison, je manque un peu de cette imagination qui faisait son génie, et mal­gré toutes ces années de travail avec lui je n&#39;ai pas réussi à la découvrir. Sans doute est ce mieux ainsi.&#60;br&#62;J&#39;ai compris également la raison de ses insomnies. En fait, cette nouvelle devait le hanter depuis qu&#39;il m&#39;en avait parlé et sans doute craignait-il, si jamais elle revenait le visiter dans son sommeil, de succomber à une crise cardiaque. Il ne voulait pas que Valérie se réveille un matin avec son cadavre auprès d&#39;elle. Alors, il refusait le sommeil et s&#39;obligeait à travailler la nuit.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Tenez, vous qui êtes un journaliste que les horreurs du quotidien n&#39;effraient plus pour avoir couvert les conflits les plus durs de la planète, et puisque vous êtes un fervent admirateur d&#39;Edmond, je vous confie ses derniers feuillets. Cette toute dernière nouvelle que personne d&#39;autre ne lira. Pour moi, je préfère m&#39;en séparer, j&#39;ai trop peur d&#39;être tenté de la relire et je ne veux pas retourner là-bas. Je ne veux plus crier de peur entre les murs d&#39;une cellule capitonnée.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Voilà, je vous ai tout dit, vous savez à quoi vous en tenir. À mon avis, vous feriez mieux de ne pas la lire. Bien que vous soyez `un journaliste que les horreurs du quotidien n&#39;impressionnent plus après vu les massacres du génocide Rwandais&#34;, êtes-vous sûr de ne pas prendre un grand risque ?... Allons, il en sera comme vous le voudrez. Mais attention à ce que, personne d&#39;autre que vous, ne la lise. Je ne me pardonnerais pas de vous l&#39;avoir remise si elle devait causer à nouveau le malheur de quelqu&#39;un.&#60;br&#62;Maintenant, soyez gentil, laissez-moi. Vous parler de cette époque de ma vie m&#39;a fatigué et bien qu&#39;il y ait de cela près de vingt ans, lorsqu&#39;elle revient hanter ma mémoire, j&#39;ai beaucoup de mal à retrouver ma sérénité. `&#60;br&#62;&#60;br&#62;En quittant la maison de l&#39;écrivain, le journaliste sifflote allègrement. Il tient un sacré reportage. Mais surtout, il a calé sous son bras la solution à ses problèmes. La nouvelle, il ne la lira pas ; Il n&#39;a jamais pu supporter le style d&#39;écriture d&#39;Edmond, un écrivain dont sa femme était une fervente admiratrice.&#60;br&#62;Était !. . Tiens ; Déjà il pense à elle au passé.&#60;br&#62;La nouvelle est pour elle. Un cadeau pour la Saint-Valentin, la fête des amoureux. C&#39;est une femme qui ne manque pas d&#39;imagination, elle. . . Et son coeur est bien malade. . .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- J&#39;aurais préféré être le romancier, mais on le sait un journaliste n&#39;a pas beaucoup d&#39;imagination. Et puis il y a eu ce reportage en Irak où j&#39;ai pris une balle « amie », par « erreur ».&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000011</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000011</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>LE REFUGE</title>
  <description>&#60;br&#62;Je n&#39;aurais jamais cru que cela puisse être aussi douloureux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;D&#39;abord, il y a eu cette explosion. Je crois que l&#39;un de mes tympans a éclaté à cause d&#39;elle. Et puis ce fut cette brûlure ; Atroce !. . . J&#39;ai même senti l&#39;odeur de mes cheveux et de ma chair brûlés. Tout de suite après, celle-ci s&#39;est enfoncée et j&#39;ai entendu le craquement des os broyés. Cela a duré longtemps et m&#39;a traversé la tête. Cliniquement, je le sais, je devais déjà être mort. Je suis retombé sur le lit.&#60;br&#62;Marika gisait près de moi, mon sang allait enfin se mêler au sien ; Tout était bien.&#60;br&#62;Lorsque nous sommes arrivés au refuge dans la&#34; troïka&#34;, ainsi que nos cousins russes appellent les traîneaux à trois chevaux que nous utilisons l&#39;hiver pour circuler sur la neige, nous étions heureux. Marika avait blotti sa tête dans le col de fourrure de mon manteau et je sentais son parfum me monter à la tête. J&#39;avais tenu à mener l&#39;attelage moi-même afin que nul ne vienne déranger l&#39;intimité de cet après-midi, notre dernier après-midi. Un paysan du lieu avait ordre de toujours entretenir allumée la cheminée du refuge, si bien que nous sommes entrés dans un chalet où régnait une douce chaleur. À peine la porte refermée nous nous sommes longuement embrassés. Les yeux de Marika pétillant avec autant de joie que la flamme dansante de l&#39;âtre. Je remis quelques bûches et, après avoir tiré les rideaux, portai Marika sur le lit. Elle était légère, souple, soyeuse. Nous avons fait l&#39;amour, tendrement, ardemment, longtemps.&#60;br&#62;La nuit était tombée et seule la lumière des flammes éclairait la chambre. Marika était nue tout contre mon corps. Je m&#39;allongeai sur elle et, tout en la prenant très doucement je glissai ma main sous le traversin, où je gardais toujours un mouchoir, ainsi qu&#39;un pistolet chargé en cas, d&#39;agression. J&#39;en tirai lentement le pistolet. Marika gémissait doucement. Elle souriait. La détonation brûla la taie du traversin. Marika souriait toujours. Alors, je me levai, pris un second pistolet dans la poche de mon manteau et revins m&#39;allonger contre Marika.&#60;br&#62;Je n&#39;aurais jamais cru que cela puisse être aussi douloureux. . .&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Encore une vie éphémère, mais cette fois dans une peau célèbre, fils de Sissy, cela vous pose. Même si la mère réelle est loin de l&#39;icône qu&#39;en a fait le cinéma C&#39;est bien à cause d&#39;elle que nous n&#39;avons eu que cette solution pour arriver à vivre ensemble. Du moins, c&#39;est ce que nous pensions. Mais là encore c&#39;était une lourde erreur, n&#39;est-ce pas ?&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000012</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000012</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>LES CROQUENOTES</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Voilà bien longtemps que nous marchons. Je crois, Ami, que nous devrions nous arrêter.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Comment, Compagnon, après tout ce temps passé à user ensemble nos semelles tout au long des routes et nos doigts à nos instruments tu voudrais renoncer ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Ami, je suis las de porter sur mon dos des musiques écoutées de personne.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Compagnon, tu ne portes qu&#39;un violon ! Que dirais je moi du poids de mon accordéon ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Je porte aussi les partitions. Et puis tous ces airs dans ma tête !. . . Je les sens qui la gonflent comme un ballon !. . .&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pourtant avec tout ce vent qui l&#39;emplit, elle devrait t&#39;être à porter bien légère, cette tête qui tant te pèse. Allons mon Compagnon, penses à tous ces gens sur les places qui s&#39;attardent autour de nos chapeaux, n&#39;écoutent-ils pas lorsque nous jouons ? Et n&#39;ont-ils pas l&#39;air bien heureux lorsqu&#39;ils s&#39;en vont ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais la plupart ne jettent que des boutons. Ami, il manque tant de crins à mon archet, qu&#39;il ne me restera bientôt plus que le bois pour gratter les cordes de mon violon. Et il faut chercher longtemps avant d&#39;en trouver, perdus par un cheval.&#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Et tant de nacre à mon accordéon qu&#39;il ne brillera bientôt plus aux rayons du soleil. &#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Les notes mes fuient. Les cordes de mon violon sont si détendues qu&#39;elles ne savent plus les retenir. Mes doigts, si agiles autrefois à les attraper, aujourd&#39;hui sont trop gourds. Jadis, les caresses que je leur prodiguais, provoquaient ces tendres vibrations qui m&#39;ont valu le coeur de tant de femmes. . . . Et il y a beau temps que les femmes, elles aussi, me fuient. . .&#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Ah, Compagnon ! Toi qui sus toujours si bien me divertir de tes facéties et qu&#39;un air de mon piano à bretelles mettait en joie, te faisant danser, comme te voici bien amer et nostalgique. Et ta nostalgie pourrait bien me gagner. Écoute un peu cet air guilleret qui m&#39;est venu tout à l&#39;heure lorsque nous buvions à cette fontaine où cette petite nous porta des cerises noires et juteuses. As-tu vu ses joues roses, ses yeux brillants alors que nous lui jouions et chantions notre aubade ? Compagnon, un tel bonheur ne te donne-t-il pas l&#39;envie d&#39;en dispenser d&#39;autres ? Écoute-moi et donne-moi ton avis sur cet air là. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;PIANOTIS&#60;br&#62;&#60;br&#62;Touche à touche s&#39;égrène,&#60;br&#62;Tantôt ivoire, tantôt ébène,&#60;br&#62;La lancinante mélopée&#60;br&#62;Doigts gourds&#60;br&#62;Et lourds&#60;br&#62;De peine&#60;br&#62;&#60;br&#62;À l&#39;empan, des mains s&#39;enchaînent&#60;br&#62;Tantôt ivoire, tantôt ébène,&#60;br&#62;Les notes syncopées&#60;br&#62;Doigts vifs&#60;br&#62;De glyphes.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Ami, tu sais comme comme rien ne m&#39;est plus doux que ta tendresse, et tes efforts me touchent, mais vois-tu, je suis tant fatigué. . .&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;. . . Eh ! Vous, là-bas, écoutez-moi ça ! Ma trompette est rieuse, elle me joue des tours ; S&#39;il vous plaît, aidez-moi. Entendez, elle veut garder pour elle ma plus belle note, mon plus beau `LA&#39;. Frères, voyez-moi, j&#39;ai maintes fois tenté de la déloger du tuyau de mon cornet, elle ne veut rien entendre. Et regardez ma partition, comme elle est vilaine avec ce grand trou blanc à la place de mon joli `LA&#39; ! J&#39;ai eu beau de près regarder, il manque bien là ! J&#39;ai secoué, soufflé, agité, mon `La&#39; obstiné s&#39;en est tenu là, refusant de sortir.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Vois, Ami, ce joyeux compagnon que t&#39;envoie notre Muse ! Avec son instrument et ses tours de malices, il te suivra bien mieux que moi.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Ah ! Te voilà ; Méchante ! Viens que je te pose là, sur cette partition à ta juste place. Frères, entendez, n&#39;est-ce pas un bien beau `LA&#39;, que ce `LA&#39; là ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Compagnon, ne pars pas. À trois nous porterons mieux toutes ces notes dont s&#39;abreuvent les gens. Si les siennes se cachent, les tiennent ne fuiront plus, regarde comme déjà elles s&#39;attachent&#60;/li&#62;&#60;li&#62;  Amis, ne soyez pas fâchés, mais je reste là. Au pied de ce saule dont le feuillage caresse l&#39;eau claire de ce ruisseau. Là est désormais ma place. Partez compagnons. jouez pour moi un air gai et entraînant. Que mon âme se fasse encore plus légère.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;Le saule a pleuré.&#60;br&#62;Ses larmes en coulant ont noyé mes dimanches&#60;br&#62; Et mes après-midi faites de lune blanche. &#60;br&#62;Emporté par le flot de ses ondes amères,&#60;br&#62;Je vogue maintenant du côté des chimères, &#60;br&#62;Espérant y trouver en fin mon âme mère.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- J&#39;aimais bien cette vie, faite de musique, d&#39;errances, de légèretés...&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Sans doute, mais vous l&#39;avez constaté, on ne peut vivre ainsi de perpétuelles récréations, même chez nous..&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000013</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000013</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>MER DES SARGASSES</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Oh! Voilà qui va vous satisfaire sans doute. Il s&#39;agit de votre période &#34; conquistador &#34;. Vous aviez été enrôlé pour trouver cet &#34; Eldorado &#34;, né de l&#39;imaginaire espagnol. Votre galion rentrait, chargé de l&#39;or pillé aux populations andines.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Enfin, c&#39;était le retour ! Ils venaient de passer cinq longues années à se battre contre les Indiens, contre les moustiques, les serpents, la forêt ;&#60;br&#62;Lorsqu&#39;ils étaient partis, ils s&#39;étaient forgé des rêves de conquêtes, de vastes territoires, de richesses immenses. Ils avaient rencontré des gens à peine vêtus, coiffés de plumes multicolores et qui adoraient des idoles. De tels mécréants, que les prêtres n&#39;avaient eu aucun mal à convaincre la troupe de les brûler vivants et de piller leurs villes pour la très grande gloire de leur Très Sainte Mère l&#39;Eglise.&#60;br&#62;Mais ils étaient las de guerroyer sans cesse dans des contrées aussi hostiles que cette jungle sans limites. Ils aspiraient à retrouver leurs terres, leurs parents, leurs épouses et enfants, s&#39;ils en avaient encore. Ils avaient rassemblé leurs richesses : des tenues délavées, déchirées, rapiécées ; des armes brisées ; et quelques barils de pièces d&#39;or et d&#39;argent, de bijoux, de pierres précieuses qu&#39;ils s&#39;étaient partagés avant d&#39;embarquer. Le reste de la cargaison se constituait d&#39;épices et du butin des pillages aux profits de l&#39;Eglise et du Roi. Ils avaient levé l&#39;ancre depuis un mois déjà et ils se trouvaient encore au milieu de la mer des Caraïbes.&#60;br&#62;Immobile sous le ciel bleu, depuis plusieurs semaines le voilier attend la brise ; Le soleil, lorsqu&#39;ils fixent l&#39;eau verte et grise leur brûle les yeux. Les voiles pendent, flasques, le long des mâts ; et des lits d&#39;algues, chaque jour un peu plus épais, masquent parfois l&#39;océan plat. Soucieux, l&#39;équipage du navire encalminé guette dans le ciel, sur l&#39;eau, un signe qui lui indiquerait, par un changement de couleur de la surface marine ou l&#39;apparition d&#39;un nuage, l&#39;arrivée d&#39;une risée. Mais l&#39;homme de vigie dans son nid de pie, comme les marins accrochés dans les vergues, personne ne perçoit le moindre frémissement. Les hommes de troupe, les passagers de marque et leurs compagnes, tout le monde est monté sur le pont, chassé par la chaleur oppressante des cabines et l&#39;odeur insupportable montant des cales où les marins comme les animaux transforment la paille des litières en fumier.&#60;br&#62;La nuit est venue apportant un semblant de fraîcheur. Mais toujours aucun souffle de vent. La Lune brille dans son premier quartier. Un jeune savant raconte les étoiles à la jeune femme qui se blottit contre lui. Dans le carré des officiers, on joue au trictrac. Dans les ponts inférieurs, les dés roulent. À ces jeux, le ton monte parfois, une lame brille et se fiche dans le bois d&#39;un bas flanc. La lune disparaît dans l&#39;océan et, sur tout le galion, la torpeur gagne les uns et les autres.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Dans son sommeil, le capitaine sourit et rêve de jeux érotiques avec la femme du gouverneur, car il sent sur son corps la longue caresse de doigts légers remontant le long de ses jambes, lui enveloppant la taille, lui soulevant les épaules. . .&#60;br&#62;Il se sent entraîné, pris dans une tresse, lié, étouffé, bâillonné. Le voici de sa couche enlevé. Il est cahoté, ballotté, culbuté, soulevé. On le tire hors de sa cabine, ses bras, jambes, sont immobilisés. À chaque instant, de nouveaux liens viennent s&#39;enrouler autour de lui, le serrant de plus en plus étroitement. Autour de lui, il voit tous ses objets familiers se déplacer seuls, même les plus volumineux comme la lourde table et son fauteuil recouvert d&#39;un velours vert bouteille. Il est traîné dans la coursive, hissé en haut de l&#39;escalier. Et voici qu&#39;il aperçoit, chavirant du bastingage, les yeux agrandis par l&#39;effroi, son malheureux équipage et tous ses passagers.&#60;br&#62;Envahissant le pont, gagnant mâture et vergues, fouissant les entreponts, des tentacules d&#39;algues emportent en leurs enlacements leur part du butin et, jusqu&#39;au petit matin, pillent le bâtiment. Lorsque sur la mer luisante le jour paraît enfin, il ne reste rien d&#39;autre du fier galion du souverain de toutes les Espagnes, qu&#39;une coque vide.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le soleil se lève, serein, sur l&#39;épave qu&#39;une brise indolente pousse à présent. Aucune algue ne recouvre plus la mer. Le vent de plus en plus violent gonfle la voilure que l&#39;on avait entièrement descendue pour saisir le moindre souffle. Un feu de Saint-Elme allume le grand mât. La houle se creuse et les lames hurlantes ballottent le bateau désert.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- C&#39;est dur d&#39;être ainsi enlevé à ce qui n&#39;était qu&#39;un joli rêve !&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; De toute façon, le lendemain aurait été pire, trois navires-pirates vous arrivaient dessus.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000014</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000014</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>NÉANT</title>
  <description>&#60;br&#62;La mer scintille à ses pieds. Assis sous un pin le protégeant du soleil, il admire l&#39;eau verte et bleue qu&#39;une houle paresseuse lance sur les rochers. Aucun nuage dans le ciel ne trouble le bleu profond de l&#39;infini. En maillot de bain, il rêve, se laissant porter par le vol d&#39;un fou de Bassan qui s&#39;élève lentement avant de se laisser tomber en piqué pour attraper un poisson que son oeil vient d&#39;apercevoir nageant tranquillement entre deux eaux.&#60;br&#62;Assoiffé de fraîcheur, il se lève et s&#39;avance jusqu&#39;à l&#39;eau. Entrant lentement il prend le temps d&#39;être saisi par l&#39;eau tiède. Lorsqu&#39;elle lui arrive aux aisselles, il se laisse soulever par une vague et s&#39;allonge sur le matelas liquide pour une planche langoureuse. La luminosité du ciel l&#39;éblouit malgré ses paupières closes. Il se retourne alors et nage doucement dans une brasse coulée qui l&#39;éloigne de la rive. Une pause, un regard à la côte vermeille, et dans un plongeon il descend vers le fond à la recherche de quelque coquillage ou d&#39;un caillou qu&#39;il ramènera pour sa collection.&#60;br&#62;De la surface, il lui semblait que le sable et les algues qu&#39;il apercevait ne se trouvaient pas à plus de quatre ou cinq mètres sous l&#39;eau, une profondeur qu&#39;il atteignait couramment. Pourtant cette fois, il lui semblait avoir dépassé son objectif. Sans doute avait-il été trompé par un rocher dissimulant une crevasse. II descend, et la clarté du jour diminue ; Mais il ne ressent pas le besoin de remonter. Sa respiration est lente et la réserve d&#39;air de ses poumons semble inépuisable. Et puis la lumière cède la place à la nuit. Il se sent léger et descend toujours, sans effort, nageant au jugé.&#60;br&#62;Peu à peu l&#39;environnement s&#39;éclaircit dans une luminescence bleutée, semblable à celle d&#39;un tube fluorescent. Devant lui se dressent, telle une forêt ondulant mollement sous la brise, des algues gigantesques qui le frôlent, l&#39;enlacent, comme pour le fouiller, tels des gardes vigilants.&#60;br&#62;Leur feuillage se disperse ; Des pierres apparaissent, régulièrement taillées et ordonnées en de longues rues dallées, bordées par les ruines d&#39;une ville sous-marine noyée d&#39;une irréelle clarté, parcourue par les âmes des abîmes ; poissons argentés, coquillages bondissants, étoiles filantes. Les restes de maisons modestes, familièrement appuyées aux bras de palais à cariatides envahis de silence à jamais, jalonnent ces rues antiques. Les pierres sont lisses, nues, d&#39;une couleur ocre que le sel n&#39;a pas réussi à altérer. Les places sont ornées de statues, de vasques d&#39;où devait jaillir une eau fraîche et claire et dont les chants berçaient les nuits de la cité. Certaines façades portent encore ces peintures que leurs propriétaires, en veine d&#39;autocélébration, y avaient fait peindre. Les parterres, les arbres des jardins et des avenues conservent parures et feuillages, mais tous ont revêtu cette teinte bleue fluorescente régnant sur ce paysage fantasmagorique.&#60;br&#62;Homme-poisson, il nage au-dessus des rues, entre les maisons. II lui suffit de quelques brasses pour voir la ville, tel un oiseau ou un piéton, selon son envie de regarder l&#39;ensemble ou de s&#39;approcher d&#39;un chapiteau orné d&#39;acanthe, d&#39;une colonne sculptée ou du personnage d&#39;une peinture. Les portes des habitations sont closes, les fenêtres fermées. Impossible de pénétrer dans aucune d&#39;entre elles, ni d&#39;en voir l&#39;intérieur. Et s&#39;il surprend à travers une croisée, un oeil rond et vif, c&#39;est celui d&#39;un poisson qui, ayant emprunté le conduit de cheminée, est venu cogner son museau contre une vitre.&#60;br&#62;En débouchant sur une place hexagonale, son regard est attiré par un puits circulaire surmonté d&#39;un toit de briques. Sa forme, son emplacement en font le moyeu d&#39;une roue étrange. Partant de la margelle, des marches s&#39;enfoncent, obliques, dans le noir des profondeurs. Pourtant, tout au fond, il peut voir scintiller une sorte de fanal ; il sent parvenir jusqu&#39;à lui comme une odeur de soufre.&#60;br&#62;La clarté dans son regard se vrille, il se sent attiré. Aussi, posant les pieds sur la margelle, il se met à descendre, marche à marche, l&#39;escalier. Une aura de lumière l&#39;enveloppe, guidant ses pas. Au-dessus de lui, l&#39;ouverture de plus en plus s&#39;éloigne ; Au-dessous de lui, avant qu&#39;il ne puisse la rejoindre, la luciole, à son rythme, descend. Il voudrait dévaler les marches à sa poursuite, mais il se sent si fortement retenu qu&#39;il ne peut continuer son effort. II fait si sombre qu&#39;il ne parvient pas distinguer les parois du puits dans lequel il s&#39;enfonce. Pourtant, en étendant le bras, l&#39;extrémité de ses doigts entre en contact avec une pierre humide et moussue. Il voudrait remonter, mais ses mouvements sont lourds, ses jambes pesantes, et il recommence à descendre.&#60;br&#62;Lentement, l&#39;obscurité diminue. Et le ciel apparaît, noir de nuit, constellé d&#39;étoiles. Et constamment l&#39;escalier descend. La clarté de plus en plus s&#39;éloigne. Il la suit, marche après marche, infiniment, traversant et déchirant des semblants de voiles. Ses pas s&#39;enchaînent, inexorablement. Sans fin, il descend, comme mû par une forte poigne.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- C&#39;est joli comme avez poétisé mon malaise de nageur.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                C&#39;était une manière de vous amener à connaître la cité d&#39;Ys et l&#39;Atlantide qui, en fait, ne sont qu&#39;une. Ys constituait le seul témoignage tangible du continent disparu. Mais ses turpitudes lui valurent de disparaître dans un raz de marée. Vous l&#39;avez vue, mais il vous est interdit de témoigner de son existence.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000015</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000015</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>PARADE</title>
  <description>&#60;br&#62;La rue étroite et mal éclairée par un soleil pourtant radieux, frissonna soudain. Ils étaient là. On les aurait crus décalqués, tant ils se ressemblaient. Presque sur le même modèle, les quatre hommes avançaient. Leurs feutres mous, trop petits pour leurs fortes têtes, dissimulaient mal des cheveux noirs, coupés en brosse à un centimètre du crâne. Incongrus par ce soleil d&#39;été et la chaleur écrasante régnant sur le pays depuis plusieurs semaines, leurs grands imperméables mastic tombant sur leurs mollets adipeux, les battaient à chacun de leurs pas.&#60;br&#62;Marchant épaule contre épaule, ils tenaient à eux quatre la largeur de la rue. Avançant lentement, leurs regards se portaient sur les passants, les portes et les fenêtres des immeubles, les vitrines des commerçants. Leurs mains, enfouies dans les poches larges et profondes de leurs imperméables y serraient manifestement quelque chose. Et les gens qu&#39;ils croisaient ne pouvaient détacher, leurs yeux inquiets de ces protubérances qui les arrondissaient. Une vieille dame et un monsieur cravaté entrèrent dans une cabine téléphonique pour appeler la police. Mais le répondeur, d&#39;une voix monocorde se contenta de leur seriner longuement la lancinante antienne `Vous avez demandé la police, ne quittez pas, nous allons vous répondre&#39;.&#60;br&#62;Parvenus au milieu de la petite artère, les quatre hommes s&#39;arrêtèrent brusquement.&#60;br&#62;Autour d&#39;eux, les passants s&#39;immobilisèrent. Même le vent semblait suspendre son souffle. Seule une feuille de platane se détacha d&#39;une branche et tournoya, lentement, venant se poser sur l&#39;une des oranges présentées sur l&#39;éventaire du marchand de quatre saisons.&#60;br&#62;Simultanément, leurs mains jaillirent de leurs poches et, tandis que l&#39;un, en un geste large lançait une poignée de tracts à la volée, un second dispersa, tel un semeur, des bonbons enveloppés de papiers bariolés ; le troisième, pivotant sur lui-même répandit sur les badauds le contenu d&#39;un gros sac de confettis. De la poche du quatrième surgit un mégaphone qu&#39;il emboucha, annonçant aux gens agglutinés et stupéfaits :&#60;br&#62;&#34; Attention, attention, ce soir, dans votre rue, les bateleurs de la cité viendront vous distraire et vous amuser. . .&#34;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Oui, bof ! je ne sais même plus comment s&#39;est terminée cette parade.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Vous avez eu peur, vous avez voulu traverser la rue pour rejoindre votre mère et la voiture n&#39;a pas pu vous éviter. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Je savais bien que j&#39;avais de bonnes raisons de ne pas aimer le cirque !&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000016</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000016</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>RÉVOLTE</title>
  <description>&#60;br&#62;Depuis trois jours, Martha errait dans les rues de la ville. Depuis trois jours, elle n&#39;avait rien mangé. Et si la faim se rappelait parfois à son mauvais souvenir, il suffisait pour la chasser de cette autre douleur plus sourde, plus tenace.&#60;br&#62;Depuis trois jours, Martha ne s&#39;était pas lavée, ses vêtements portaient les traces de trois nuits passées à dormir sur les sièges d&#39;abris-bus, lorsqu&#39;elle pouvait dormir. Ses bas filés tire-bouchonnaient, sa jupe jaune, son corsage blanc n&#39;étaient que taches, ses longs cheveux roux non peignés s&#39;emmêlaient, formant un écheveau dont seuls les ciseaux viendraient à bout ; Elle pensa que peut-être le fait de couper ses cheveux la changerait, lui ferait oublier.&#60;br&#62;Lorsqu&#39;elle rentra dans son studio, tout ce qu&#39;elle vit, ce fut le désordre que son désespoir avait provoqué. Le sol était jonché de lettres, de photos déchirées, du verre brisé tapissait le bas des murs, une chaise gisait, cassée, sous la table. On eût dit qu&#39;un ouragan avait soufflé dans l&#39;appartement, dévastant tout sur son passage. Dans un coin elle retrouva le cadre avec sa photo qu&#39;elle remit en place sur le bureau. Le verre, malgré ses cassures en étoile n&#39;arrivait pas enlaidir ce sourire enjôleur qui l&#39;avait séduite.&#60;br&#62;Alors, Martha commença de ranger.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Tiens, j&#39;ai eu une vie de femme ?&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Non, c&#39;est vous sur la photo. Elle était encadrée d&#39;un crêpe noir, après votre infarctus. Mais vous savez bien que cette possibilité de vie est impossible pour vous.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pour moi personnellement ou parce que je suis un homme ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Parce que vous êtes un homme.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Dommage. J&#39;aurais aimé connaître, ressentir ce qu&#39;est une vie de femme.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Alors, vous ne seriez pas là. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pourquoi ? Parce qu&#39;elles sont des êtres &#34; inférieurs &#34;, comme l&#39;enseignent tous vos religieux, quelles que soient leurs croyances ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Non. Car si nous avons instillé ce dogme dans leurs têtes c&#39;est pour empêcher les femmes de nous dépasser.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Comment cela ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Les femelles de toute espèce animale sont les seules à faire naître la vie. Elles ne doivent pas entrer en concurrence avec nous. C&#39;est pourquoi le fait qu&#39;elles créent la vie à de multiples reprises dans leur existence, leur interdit d&#39;avoir elles-mêmes des vies multiples. Nous ne leur accordons qu&#39;une seule existence. À de rares exceptions près, ainsi que le veut toute règle.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62; &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000017</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000017</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>SOLITUDE</title>
  <description>&#60;br&#62;Perdue entre champs et forêt au bout d&#39;un long de chemin de terre défoncé, la maison était difficilement accessible en hiver. Mais Christian aimait cette solitude faite de livres, de musique et du passage épisodique d&#39;amis ou de sa famille. Il n&#39;avait jamais voulu faire poser le téléphone, afin de préserver sa tranquillité. L&#39;ancienne maisonnette de chemin de fer su bord d&#39;une ligne depuis longtemps désaffectée l&#39;avait tout de suite séduit. Malgré son abandon, ses vitres cassées, l&#39;herbe envahissant cours et jardin et la rouille rongeant les barrières. Il se promenait le long de rails qui n&#39;avaient plus supporté le poids d&#39;une locomotive aux lourds wagons depuis bien des années. Seule, de temps à autre, une draisine amenait quelques cheminots, mais leurs passages devenaient si rares qu&#39;il ne se souvenait plus depuis combien de mois ou d&#39;années, il ne les avait plus vus. Lorsqu&#39;il se rendait au village voisin en marchant sur la voie ferrée, il s&#39;appliquait à ne manquer aucune des traverses en bois supportant les rails, en accélérant toujours le pas ; ou bien il se rêvait funambule, marchant sur un fil d&#39;acier sans balancier et tâchait de rester le plus longtemps possible en équilibre bras écartés, mettant un pied devant l&#39;autre sur l&#39;étroit ruban d&#39;acier bruni.&#60;br&#62;II allait souvent dans la forêt à la cueillette de champignons, de mûres ou de framboises sauvages et posait quelquefois des collets où venaient se prendre lièvres et lapins. Le garde voisin le savait bien, mais il goûtait volontiers un bon civet et le sien tout particulièrement. Les deux hommes s&#39;appréciaient et passaient de longues heures à parler forêt ensemble. Dans la cave, située au-dessous de la maison, il y avait toujours de quoi se rafraîchir le gosier après une longue tournée d&#39;inspection et son Bourgogne venait des meilleurs terroirs. De Chablis, Beaune ou Auxey-Duresse où il se rendait de temps à autre. Chaque semaine, la femme du garde se rendait au marché de la ville voisine vendre ses fromages blancs, son beurre et ses oeufs ainsi que des légumes et lapins que son mari lui ramenait de &#34; la maisonnette du solitaire &#34; comme l&#39;on disait dans le pays.&#60;br&#62;Christian cultivait son jardin, en partageant les fruits avec les merles et sansonnets, comme il partageait parfois les poules qu&#39;il élevait avec les renards. Mais il ne s&#39;en préoccupait guère et considérait ces prélèvements comme le tribut à payer pour bénéficier d&#39;un voisinage aussi privilégié que celui d&#39;oiseaux et d&#39;animaux venant sans crainte se joindre à sa vie paisible.&#60;br&#62;En contrebas de la côte où était construite sa maison, passait une rivière où il pêchait truites, chevesnes, ablettes, vairons ou goujons dont il faisait de croustillantes fritures. Les truites, il les attrapait &#34; à la volante &#34;. C&#39;est à dire avec une ligne sans plomb ni bouchon. Il faut alors veiller à ce que la mouche tombe juste derrière la tête de la truite afin que le poisson happe par réflexe. Car la bestiole sait très bien faire la différence entre une mouche libre et un appât et ne se laisserait pas leurrer par une mouche tombant face à elle. Il lui fallait donc descendre le cours de la rivière pendant de longues heures avant de repérer et d&#39;attraper le poisson qu&#39;il préparerait mariné entre deux lits d&#39;oignons et baigné de vin de Chablis.&#60;br&#62; D&#39;autres jours, une mare constituait son réservoir inépuisable de grenouilles qu&#39;il attrapait de la même manière que lorsqu&#39;il était enfant, avec un simple chiffon rouge accroché à un gros hameçon de sa canne à pêche.&#60;br&#62;Il habitait une maison isolée et goûtait particulièrement cette solitude, mais il n&#39;était pas seul. &#60;br&#62;Ils partageaient son isolement, mais jamais il ne s&#39;en était inquiété, Sachant bien qu&#39;il ne pourrait jamais s `en débarrasser totalement, il avait pris l&#39;habitude de les considérer comme des hôtes obligés. Et puis une nuit qu&#39;il n&#39;avait plus de vin. . .&#60;br&#62;II avait ouvert la porte de la cave et plongé le rayon de sa lampe électrique dans l&#39;obscurité. Il sursauta en voyant plusieurs rats passer entre ses jambes. Il avança pourtant et sentit en même temps quelque chose de mou sous son pied et une douleur à la cheville. Il secoua sa jambe, mais la bête restait accrochée et il dü la frapper avec la lampe pour lui faire lâcher prise. Mais la violence avec laquelle il frappa l&#39;animal pour se libérer fit que la lampe se brisa sous le choc. Le sang coulait sur sa cheville. Le rat un moment assommé récupérait déjà et le mordit à nouveau, alors qu&#39;il cherchait il retrouver les piles de la lampe. Attirés par l&#39;odeur du sang, d&#39;autres rats s&#39;accrochèrent à ses jambes. II faillit tomber, mais réussit à remonter précipitamment les marches et à ressortir de la cave ; II ferma la porte, violemment. Mais le bas de plusieurs planches pourries par l&#39;humidité se cassa, libérant un passage. Il traversa le couloir, entra dans la cuisine et referma la porte. Deux rats restaient encore accrochés à ses jambes, il saisit un couteau cuisine et les transperça.&#60;br&#62;Dans l&#39;armoire à pharmacie, Christian prit du désinfectant et des pansements qu&#39;il appliqua sur ses plaies. II avait perdu beaucoup de sang. La douleur était atroce. Dehors, il entendait le bruit des rongeurs rendus fous par l&#39;odeur du sang, s&#39;attaquant au bois de la porte.&#60;br&#62;Depuis plusieurs semaines, la neige recouvrait la terre gelée. Et le chemin de terre si agréable en été, devenait l&#39;hiver par la pluie, un véritable bourbier. Par la neige, l&#39;on devait être attentif à ne pas tomber dans les profondes congères qui s&#39;y formaient et il était presque impossible d&#39;y circuler. Si bien qu&#39;il pouvait rester coupé du monde pendant plusieurs jours. Mais cet hiver-là était particulièrement rigoureux. Voici près de trois semaines qu&#39;il n&#39;avait pu sortir plus loin que le portillon de sa cour. Et ici, aucun portable ne pouvait passer.&#60;br&#62;II avait revêtu sa canadienne. La ferme du garde se trouvait en bas du chemin, à un peu moins de cinq cents mètres, il y trouverait un refuge pour la nuit. Il choisissait la lutte contre la neige de préférence à celle contre les rats. Ils les entendaient s&#39;acharnant de plus belle contre la porte du couloir. Il allait sortir, une bourrasque d&#39;air glacé le suffoqua.&#60;br&#62;Il perdit connaissance.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Brrr ! J&#39;ai toujours eu la crainte des rats, des serpents, des araignées...&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Sauf que c&#39;est te froid qui vous a eu. Mais ne regrettez rien, vous seriez morts dans un incendie de cheminée qui a détruit la maison le lendemain.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000018</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000018</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>SOMNIFÈRES</title>
  <description>&#60;br&#62;C&#39;est fini ; La porte s&#39;est refermée. II n&#39;avait pas fallu plus d&#39;une heure pour que tout s&#39;achevât ; Elle était arrivée froide, sèche mordante. II avait essayé de crâner et pourtant, depuis longtemps il savait que cet instant viendrait.&#60;br&#62;Et voilà. Tout est sur la table. Les photos, les lettres, les clefs de l&#39;appartement, la bague qui lui avait fait croire tout possible. Elle avait donc plus la lui rendre ; Lui rendre les photos, les lettres où il lui parlait passionnément de son amour. De lui, il n&#39;avait rien voulu reprendre. Il restait avec ses cadeaux, des livres, des disques, et les lettres qu&#39;elle lui écrivaient. Tendres, douces, enflammées.&#60;br&#62;Elle l&#39;aimait encore. Cela, il en était sûr. Mais il y avait eu trop d&#39;attentes, trop d&#39;espoirs déçus. Et lui ? L&#39;aimait-il encore ? II était encore trop tôt pour le dire vraiment. Tout criait en lui, tout refusait cette évidence : elle est partie. Ce n&#39;était pas possible, il ne pourrait pas vivre ainsi avec ce trou dans son ventre ; avec sa tête qu&#39;il sentait gonfler jusqu&#39;à éclater ; avec ce vide autour de lui.&#60;br&#62;Mais en fait, était-ce de l&#39;amour ou bien de l&#39;orgueil ? Cet orgueil bousculé de n&#39;avoir pas su anticiper ce qu&#39;il pressentait comme inéluctable en rompant le premier. Depuis le temps qu&#39;ils se connaissaient, qu&#39;ils partageaient les mêmes goûts, qu&#39;ils se donnaient l&#39;un à l&#39;autre avec tant de passion, ce ne pouvait être que de l&#39;amour. Que pouvait venir faire l&#39;orgueil dans ce sentiment d&#39;abandon ? Il fallait bien que ce soit de l&#39;amour, sinon pourquoi cette douleur ?&#60;br&#62;D&#39;autres étaient parties, mais jamais il n&#39;avait eu cette sensation de déchirement, cette souffrance. Jamais autant de violence, d&#39;envie de tout casser n&#39;avait si violemment bouillonné en lui. C&#39;était donc bien son amour qui se révoltait. D&#39;ailleurs, son orgueil le lui criait, le lui commandait.&#60;br&#62;L&#39;orgueil ! Il s&#39;insinuerait donc toujours celui-là dans ses sentiments pour le faire douter ? Ne pouvait-il donc être sûr de lui-même, de ce qu&#39;il éprouvait, ressentait ?&#60;br&#62;Avant tout, il devait dormir. Le sommeil l&#39;apaiserait, lui remettrait les idées en ordre et demain tout serait plus clair. II se déshabilla, débrancha le téléphone et se mit au lit. Mais le lourd silence régnant dans l&#39;appartement - car il n&#39;a pu trouver parmi sa collection le disque qui l&#39;aiderait à alléger cette oppression pesant sur ses épaules - les lumières de la rue, l&#39;enseigne lumineuse clignotante, les moteurs de voitures et des camions redémarrant du feu tricolore juste au-dessous de sa fenêtre, et ses pensées le ramenant à sa solitude, à son échec, tout l&#39;empêchait de trouver le sommeil.&#60;br&#62;Il a rejeté les couvertures. Nu sous les draps, il se sent étouffer. Il se lève pour aller chercher dans l&#39;armoire à pharmacie le tube de somnifères qu&#39;il garde toujours pour l&#39;aider à trouver un sommeil réparateur parfois difficile à venir. Pourtant cette fois, les deux petits comprimés blancs qu&#39;il prend habituellement ne suffisent pas et il reste éveillé ; Alors, il se relève, énervé, et verse le reste du tube dans un verre d&#39;eau qu&#39;il avale d&#39;une seule gorgée.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Bien sûr la dose de somnifères était trop forte ; Bien sûr les circonstances ont fait conclure au suicide, mais je vous assure que ce ne fut qu&#39;un accident. Parce que je ne trouvais pas le sommeil !&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000019</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000019</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>LUCIE</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;-                Tiens, voici qui vous a déjà valu une longue mise à l&#39;écart !&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62;                Possible. Je suis en quelque sorte un habitué de ce genre de sanctions. Vous nous laissez une large marge de libre arbitre, mais dès que nous en usons, vous nous le reprochez.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il venait de sortir de la maison close où il avait pris l&#39;habitude de retrouver ses amis. Plutôt club galant que maison d&#39;abattage, le lieu accueillait la haute bourgeoisie de la vie ville. On y parlait finances et politique en accompagnant le cognac d&#39;un havane, les vapeurs de l&#39;alcool et du tabac dissimulant mal les ambitions et les manœuvres. Pour les perversions, il suffisait de monter à l&#39;étage, dans les petits salons ou de gagner l&#39;une des suites discrètes du second palier. Là, les jeunes femmes de la maison se pliaient à la plupart de vos fantasmes. Certaines n&#39;avaient pas encore l&#39;âge où l&#39;on préfère les garçons aux poupées, d&#39;autres n&#39;avaient de &#34; jeunes &#34; que le mot, ayant déjà de longues années de pratique derrière elles. Car si certains clients appréciaient les trop jeunes filles, d&#39;autres étaient plus attirés par les fruits très mûrs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les réverbères à gaz éclairaient mal la rue que la brume rendait encore plus incertaine. Coiffé de son huit-reflets, sa canne à tête de cheval sous le bras, il tourna au coin pour s&#39;engager dans un secteur en travaux. Une palissade en bois protégeait les passants de la construction d&#39;un immeuble de rapport. Des pas résonnaient derrière lui, mais il ne vit personne en se retournant. Il venait de franchir sur des planches une tranchée coupant la rue. Il s&#39;arrêta. Le bruit de pas également. Il reprit son chemin et n&#39;entendit plus rien.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ce fut au coin de la palissade. La main se plaqua sur sa bouche. Une voix d&#39;homme lui murmura &#34; Lucie &#34;. La douleur fulgura. Rapide. Froide comme la lame qui s&#39;enfonçait dans son cœur. Il n&#39;eut que le temps de revoir &#34; Lucie &#34; avant de sombrer dans le noir.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lucie. Mais c&#39;était il y a si longtemps.&#60;br&#62;Ils étaient trois qui venaient d&#39;accomplir leurs obligations militaires. Libérés après trois années dans les hussards. Ils venaient de jeter leurs uniformes aux orties en revenant à la vie civile. Fils de la haute finance, leur avenir était tout tracé. Ils succéderaient à leurs pères, aussi bien dans leurs affaires que dans leurs clubs. Et leurs maîtresses ressembleraient à celles de leurs géniteurs. Comédiennes, danseuses, petites bourgeoises ayant de l&#39;ambition pour leurs petits maris. Leurs femmes, choisies par leurs parents, n&#39;ayant pour tout emploi que de leur assurer une descendance et de leur apporter une dot propre à renforcer leur patrimoine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lucie devait avoir à peine seize ans. Les trois amis s&#39;étaient offert un séjour en Sologne pour y chasser à courre. La gamine servait à l&#39;auberge voisine. Un soir, alors qu&#39;elle rentrait après son service, ils l&#39;avaient arrêté sur son chemin.  Ce ne fut d&#39;abord qu&#39;un jeu. Les trois jeunes hommes chahutant la petite afin de se moquer de sa peur. Mais Lucie ne se démonta pas, habituée aux plaisanteries salaces et aux gestes déplacés des hommes à l&#39;auberge.  Et le jeu dégénéra, Lucie subissant les assauts des trois hommes. &#60;br&#62;Le lendemain, tout le village rechercha la petite qui n&#39;était pas rentrée de la nuit. Les trois amis participant aux recherches. On la retrouva dans un buisson. Violée et étranglée.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les années avaient passé. La famille de Lucie avait quitté le village. Les trois jeunes gens n&#39;avaient plus chassé dans ce coin de Sologne. Et puis voici que ce soir…&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le père de Lucie avait mené son enquête pour retrouver les assassins de sa fille. Il lui avait fallu du temps, de la patience, de la ruse, de l&#39;écoute, de l&#39;attention.  Lentement, il était remonté jusqu&#39;aux trois complices. Tous les trois avaient payé. Ce soir, il avait frappé pour la dernière fois.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Les policiers se sont longtemps perdus en conjectures. La ville était-elle confrontée à son &#34; Jack l&#39;Éventreur &#34; ? Mais un jeune inspecteur avait, lui aussi, mené une enquête minutieuse, fait des recoupements.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Vous ne deviez pas faire justice vous-même. &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Paroles. La police était incompétente. Lorsque je leur ai fait part de mes soupçons, ils ont prétendu que ce n&#39;était pas possible. Ils ont cherché des chemineaux que l&#39;on aurait aperçus dans les parages dans les mêmes jours. Mais aucun vagabond n&#39;était passé par là. Et le colporteur était dans une ferme du voisinage à dîner et conter ses mésaventures. L&#39;une des servantes lui a offert l&#39;hospitalité de son lit pour la nuit.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais le jeune inspecteur vous aurait écouté.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Je ne le connaissais pas. J&#39;ai su lorsqu&#39;il m&#39;a arrêté qu&#39;il était le petit ami d&#39;une amie de ma fille. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Il vous a défendu à votre procès.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Oui, mais j&#39;avais tué trois fils de famille. Ce qui était le plus impressionnant dans la guillotine, c&#39;est lorsque vous arriviez devant. L&#39;estrade, l&#39;instrument posé dessus qui s&#39;élevait si haut au-dessus de votre tête. Et la foule au pied. Tous ces gens venus voir tomber une tête. La compassion de certains. L&#39;excitation sanguinaire des autres. Et les femmes n&#39;étaient pas forcément les moins assoiffées de sang, contrairement à l&#39;image de douceur qu&#39;on leur prête généralement. Après, la montée, la bascule, le chuintement du couperet qui glisse, la tête qui tombe dans le panier de sciure et garde les yeux ouverts, tout cela est rapide et finalement peu douloureux, peu marquant. Non, le pire ce sont tous ces gens venus au spectacle. Un spectacle gratuit, ce n&#39;est pas si courant pour des gens du peuple.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Et vous savez quoi, c&#39;est qu&#39;on les retrouve toujours, quelle que soit l&#39;époque. Des &#34; jeux du cirque &#34; à la &#34; télé réalité &#34;, la démarche est la même. C&#39;est le spectacle de la mise à mort qui passionne ces êtres-là. Des êtres méprisables, tout autant que ceux qui leur offrent ces jeux.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Allons, je vois que la plaie est encore vive malgré vos existences suivantes.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Elle fait partie de celles que tous vos artifices ne peuvent totalement effacer.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000020</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000020</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>TROPIQUES</title>
  <description>&#60;br&#62;Une pluie diluvienne s&#39;abattait sur la piste. Les rafales du vent couchaient les trombes d&#39;eau, noyant les essuie-glace de la grosse Jeep qui glissait d&#39;un bord sur l&#39;autre, roulant le plus souvent en crabe, peinant lorsque les roues s&#39;embourbaient. Les grands arbres ployaient l&#39;échine, perdant feuilles et branches.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ils étaient partis en reconnaissance, en avant-garde d&#39;un groupe de l&#39;armée régulière auquel on avait signalé la présence de rebelles et de mercenaires dans les environs. Ils avaient laissé les autres véhicules à quelques kilomètres de là et devaient rechercher un endroit propice au campement. Une rivière en crue leur barrait le chemin et il fallait consolider un pont de bois avant que le reste du convoi puisse la franchir. Les quatre hommes n&#39;avaient pas été peu surpris de constater une nette différence de paysage entre les deux côtés de la rivière. En effet, ils avaient dû batailler toute la journée sur une piste étroite et encombrée de branchages, d&#39;arbres couchés, de lianes, pour frayer un passage aux hommes et aux véhicules. Heureusement, il ne pleuvait pas, mais la chaleur les mouches et les moustiques rendaient la progression difficile. Une fois franchi le pont branlant ils furent obligés de monter la capote de la Jeep pour se protéger de la pluie tombant continuellement en trombes violentes. Par contre cette fois la piste était large et bien dégagée.&#60;br&#62;Le quatre-quatre venait de passer sous un dôme végétal, une sorte de portail taillé dans la verdure, qui ouvrait sur une clairière où une demi-douzaine de bungalows en bois peints en blanc, formaient un cercle. Ils entouraient une grande place circulaire. La plupart des bâtiments étaient en mauvais état : peinture largement écaillée, le plus souvent recouverte de mousse, vitres brisées, portes arrachées, toits crevés. Des lianes entraient par les fenêtres, les pergolas ne tenaient plus que par un ou deux poteaux vermoulus. L&#39;état de délabrement semblait démontrer que les bungalows étaient à l&#39;abandon depuis déjà longtemps.&#60;br&#62;Une porte à peu près bonne claquait violemment. Ils amenèrent la jeep jusqu&#39;au bâtiment central, le plus grand et le plus solide apparemment. Ils ne descendirent pas aussitôt, cherchant à repérer l&#39;endroit où ils se trouvaient sur une carte. Sans résultat.   Même le GPS fut incapable de leur donner une position exacte. Sur l&#39;écran la zone apparaissait blanche, inconnue. Ils tentèrent d&#39;entrer en liaison radio avec les autres véhicules, mais l&#39;orage devait perturber les transmissions, car ils n&#39;entendirent que des grésillements. Ils décidèrent de visiter le bâtiment, en attendant que les conditions météo s&#39;améliorent et dans l&#39;espoir d&#39;y trouver des indices sur la situation exacte de la clairière.&#60;br&#62;Se couvrant mutuellement, ils entrèrent, revolver dans une main, torche électrique dans l&#39;autre. Il faisait déjà sombre dans les pièces et pourtant il ne devait pas être plus de cinq heures de l&#39;après-midi. Ils avancèrent prudemment.&#60;br&#62;Une épaisse poussière recouvrait le plancher et d&#39;énormes toiles d&#39;araignées pendaient du plafond. Sur une table, une carafe à demi pleine d&#39;eau croupie trônait. Sur un mur un lambeau de carte, illisible, achevait de pourrir. Manifestement personne n&#39;était entré là depuis des années. Tout semblait parfaitement calme et les quatre hommes se détendirent. Ils visitèrent le bungalow. Le perron donnait sur une grande pièce. Au fond une porte vitrée s&#39;ouvrait sur une serre au vitrage brisé. Des ficus géants s&#39;en échappaient, dont la hauteur rejoignait celle des arbres environnants ; Les herbes et les fougères arborescentes avaient envahi les tablettes sous lesquelles des cuves d&#39;arrosages avaient été aménagées. L&#39;eau de pluie les remplissait et des pousses de nénuphars y avaient fait souche. La serre, peu large, semblait assez longue, mais il était difficile de s&#39;en rendre compte tant la végétation y était dense. Ils avaient laissé les machettes dans la Jeep et ne pouvaient pas se frayer de passage plus avant. Ils revinrent sur leurs pas et visitèrent les autres pièces du pavillon.&#60;br&#62;Dans ce qui avait dû être le bureau du responsable, un fauteuil et un canapé en cuir laissaient échapper leurs rembourrages par de larges trous. Le bureau en acajou marqueté de style Empire, bien que fort dégradé, portait encore un sous-main à rabat en cuir, un porte-crayons en ébène des encriers en ivoire et un étui en crocodile recelait toujours les lunettes en écaille de son propriétaire. Il devait en avoir une paire de rechange car à l&#39;épaisseur des verres il était évident qu&#39;il souffrait d&#39;une forte myopie et ses yeux ne suffisaient certainement pas à lui permettre de se déplacer aisément. Dans une haute bibliothèque vitrée, elle aussi en acajou, incrustée d&#39;ébène, ils retrouvèrent des livres de biologie et d&#39;entomologie, des encyclopédies et ouvrages scientifiques en anglais, en français, en allemand, en russe et en chinois. Dans un tiroir du bureau, un grand nombre de feuillets dactylographiés constituaient les premiers jets d&#39;un traité ethnologique sur les peuples de la forêt. Une pièce voisine abritait un laboratoire. Ils y trouvèrent becs Auer, têts, cornues, microscopes et lunettes. Sur des étagères  des bocaux en verre préservaient dans du formol des organes animaux et humains. Dans une armoire en métal des ossements voisinaient avec des crânes réduits. Aux murs une planche en couleur répertoriait les différentes races humaines selon la forme de leurs crânes. Elle voisinait avec une autre planche du même type consacrée aux singes. Dans un coin, un fauteuil portant des sangles aux bras et sur son dossier, surmonté d&#39;une tige réglable avec un anneau, avait certainement servi pour y faire subir de terribles expériences &#34; scientifiques &#34; à des êtres que l&#39;on y avait assis et attachés. De l&#39;autre côté ils trouvèrent une salle radio, mais l&#39;appareillage était hors d&#39;usage et ne leur fût d&#39;aucun secours. Dans un labo photo, dont les produits s&#39;étaient évaporés depuis longtemps, ils trouvèrent des plaques photos et une pellicule était encore coincée dans l&#39;agrandisseur. Enfin, une dernière pièce contenait trois cellules. Deux s&#39;avéraient suffisamment grandes pour contenir plusieurs personnes. La troisième, étroite et basse, ne permettait pas à un homme normal de s&#39;y tenir debout ni allongé. Elles semblaient avoir été faites sur le modèle des célèbres &#34; fillettes &#34; de Louis XI.&#60;br&#62;Ce qu&#39;ils venaient de voir leur donnait à penser qu&#39;ils venaient de retrouver les vestiges d&#39;une station scientifique tropicale, mais certaines des installations créaient en eux un véritable sentiment de malaise. Il était clair que, au nom de la science, l&#39;on s&#39;était livré dans ces bâtiments à des expériences très éloignées de toutes notions de morale et d&#39;éthique. Ils traversèrent le bungalow, puis regagnèrent la voiture.&#60;br&#62;La pluie et le vent sévissaient toujours. À première vue, à condition de nettoyer un peu, la clairière constituerait un bon camp de base pour les hommes de la troupe qui les attendaient à une heure de là. Malgré leurs efforts, ils ne parvinrent pas à établir le contact radio. Leur découverte les intriguait. Cet air d&#39;abandon dû apparemment à un départ précipité, cette absence de vie, ne laissait pas de les interroger. Et puis soudain, ils surent.&#60;br&#62;Ils se souvenaient maintenant avoir entendu parler d&#39;une mission scientifique composée de savants émérites et accompagnés d&#39;observateurs militaires qui avait disparu une trentaine d&#39;années plus tôt au coeur de la forêt tropicale. Ainsi, ils auraient, par le plus grand des hasards, retrouvé leur base. Mais si les éléments matériels ne manquaient pas pour identifier le genre des occupants, rien ne permettait d&#39;indiquer nettement ce qu&#39;ils étaient devenus. Certainement que la bibliothèque apporterait les réponses. Comme aucune liaison radio ne passait, ils décidèrent de retourner dans le bureau à la recherche de documents. S&#39;ils avaient bien retrouvé les traces de l&#39;expédition, ils ne manqueraient de devenir aussi célèbres que Savorgnan de Brazza retrouvant Livingstone. Il faudrait attendre que le reste de la compagnie les rejoigne afin de chercher aux alentours d&#39;éventuels ossements. Mais ce genre de recherches serait bien aléatoire après tant d&#39;années écoulées dans un milieu aussi hostile que cette jungle.&#60;br&#62;Dans le bureau, ils trouvèrent effectivement ce qu&#39;ils cherchaient. Dans la bibliothèque, un volume relié de grand format en carton ordinaire, juste recouvert de papier kraft, réunissait des coupures de journaux relatives à l&#39;expédition et à ses membres. on y parlait des douze scientifiques et des recherches qu&#39;ils entendaient mener durant plusieurs années au coeur de la forêt tropicale. Au programme, la recherche de nouvelles espèces animales et florales, ainsi qu&#39;une étude concernant les peuples de la forêt. en particulier des peuplades proches par la taille des pygmées, mais réputées anthropophages. Huit militaires assuraient la protection de l&#39;expédition, eux-mêmes sélectionnés selon leur intérêt pour la science. L&#39;expérience devait durer cinq ans. Mais au bout de dix-huit mois, on avait perdu le contact avec la base et toutes les recherches avaient été vaines. Et voici qu&#39;après plus de trente années, le hasard les mettait en présence de l&#39;expédition perdue, ou du moins de ce qu&#39;il en restait.&#60;br&#62;À nouveau ils retournèrent dans la jeep. Mais, malgré toutes leurs tentatives, la radio crachouillait toujours et ne permettait de saisir aucune station, ni d&#39;entrer en contact avec le reste de la troupe. &#60;br&#62;En fumant, ils attendirent que la pluie cesse, puis comme elle tombait toujours, ils décidèrent de sortir les rations et de manger sur place. &#60;br&#62;Lorsqu&#39;ils démarrèrent la Jeep, ils firent le tour de la clairière à la recherche de la piste. La nuit tombante et les épais nuages assombrissant le ciel réduisaient la visibilité et ils allumèrent les phares. Ils continuèrent à tourner. La clairière leur semblait plus petite, ils ne voyaient plus les bungalows.&#60;br&#62;Une basse branche brisa le pare-brise. Les éclats de verre et la pluie les aveuglèrent. . . Le choc les assomma.&#60;br&#62;Au milieu de la nuit, le gros de la troupe arriva. La jeep s&#39;était encastrée dans un arbre au milieu de la piste. Ses quatre occupants étaient morts, écrasés par la chute d&#39;une grosse branche sur leur véhicule. Le capitaine fit dégager les corps que l&#39;on étendit dans des sacs, dans la grande pièce du pavillon central. On avait réussi à trouver quatre lits capables de porter leurs poids. Quatre soldats furent désignés pour leur monter une garde funèbre. Ensuite il veilla à faire s&#39;installer ses hommes dans les autres baraquements. Malgré leur mauvais état, ils semblaient attendre le retour de leurs occupants puisque dans chacun d&#39;entre eux, comme dans le bungalow principal, l&#39;on avait retrouvé des meubles, des objets, laissés là, soigneusement disposés et non pas épars comme il eût été normal si l&#39;abandon avait été provoqué par un événement inopiné.&#60;br&#62;Des sentinelles avaient été disposées dans la clairière, car le capitaine s&#39;était inquiété de ne pouvoir effectuer aucune transmission radio. La nuit bruissait de présences invisibles. Il y eut bien un coup de feu dans l&#39;obscurité, mais il ne réveilla personne ;&#60;br&#62;L&#39;avion envoyé en reconnaissance ne vit pas la clairière, et pour cause, au cours de la nuit elle s&#39;était refermée sur la troupe. La forêt, désormais, se protégeait des humains.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Votre petit côté &#34; magie noire &#34; je présume. Vous avez tenté de donner un signal aux massacreurs de la forêt équatoriale, mais même en Amazonie, ça ne résiste pas aux intérêts économiques. Ils retirent à tout va des lobes aux poumons de la planète, ils finiront par s&#39;asphyxier eux même.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Une partie de l&#39;humanité en mourra, l`autre, comme la Nature, s&#39;adaptera en évoluant et en développant de nouveaux organes. Dans quelques millions d&#39;années.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Quel rapport avec moi dans  cette histoire ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Vous étiez parmi les quatre de la première Jeep. Vous n&#39;étiez pas visé personnellement.  Disons qu&#39;il s&#39;agit d&#39; un mauvais concours de circonstances. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000021</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000021</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>VAISSEAU SPATIAL</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; La nuit avait été bonne. Dans le vaisseau, Elmer et ses deux compagnons avaient dormi sans cauchemar. Au-dessous d&#39;eux, la Terre baigne dans la clarté solaire. Actuellement, c&#39;est au tour de l&#39;Europe de profiter des heures de jour. II fait beau de l&#39;Espagne à la Hollande, l&#39;anticyclone des Açores veille à ce qu&#39;aucune perturbation ne vienne troubler la quiétude de ce premier jour d&#39;août.&#60;br&#62;Gunther prenait sa douche, André terminait une lettre à se femme. Elmer, aux commandes attendait le rendez-vous radio de dix heures du matin. La liaison serait longue, une navette devait leur apporter nourriture, lettres, journaux, cassettes vidéo des derniers films sortis depuis leur arrivée à la station orbitale.&#60;br&#62;En six mois, rien de notable n&#39;était survenu dans leur espace. Les diverses expériences suivaient leurs cours ; il était d&#39;ailleurs prévu que la navette apporte quelques nouveaux sujets ; Il y avait eu l&#39;apparition de cette comète dont ils suivaient le parcours, observant le noyau de glace et le panache de gaz qui s&#39;illuminait avec le soleil. &#60;br&#62;Leur inquiétude aurait pu venir de la situation, en bas. Mais la &#34; Guerre froide &#34; ne constituait plus qu&#39;un épisode des livres d&#39;histoire et les rodomontades de quelques dictateurs en mal de reconnaissance internationales auraient prêté à sourire si leurs peuples n&#39;en souffraient pas.&#60;br&#62;Il y avait bien deux ou trois pays marginaux en possession d&#39;une arme nucléaire plutôt dissuasive que réellement dangereuse, mais les membres de l&#39;équipage faisaient confiance à leurs politiciens pour les maintenir au niveau de la dissuasion.&#60;br&#62;L&#39;arrivée prochaine de la navette s&#39;annonçait donc comme une opération de routine.&#60;br&#62;Et puis ce serait l&#39;occasion de rencontrer des collègues avec qui parler. Les deux astronautes pilotes devaient apporter directement les instructions secrètes impossibles à transmettre par radio, même en code ; ils repartiraient le surlendemain, ainsi qu&#39;il en était tous les deux mois depuis le début de cette mission, prévue pour durer deux ans.&#60;br&#62;Neuf heures cinquante-neuf. Le contact venait d&#39;être établi. La base leur annonça que les postiers seraient en fait des postières et que le lancement s&#39;effectuerait entre midi et une heure trente. De là-haut, ils voyaient le Soleil baigner la Californie. Les deux heures passèrent rapidement en vérifications et préparatifs. La navette décolla à midi trente et une. Le lancement s&#39;effectua sans problème. Quinze minutes plus tard, elle atteignit son orbite d&#39;attente. Après une légère correction, elle atteignit celle de la station spatiale en fin d&#39;après-midi.&#60;br&#62;Le sas d&#39;arrivée était à présent ouvert et deux des astronautes avaient revêtu leurs scaphandres pour accueillir leurs invitées de quelques heures. La navette apparut à l&#39;horizon, grossissant rapidement. L&#39;arrimage eut lieu vers dix-neuf heures trente. Alors que les trois jeunes femmes pénétraient dans la cabine après avoir quitté leurs scaphandres, la liaison avec la Terre fut brusquement coupée. Tous les efforts pour la renouer furent vains, quelle que soit la longueur d&#39;onde les stations restaient muettes.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Ce n&#39;est pas la peine de chercher, iIs ne répondront plus. C&#39;était Laura, l&#39;une des trois femmes qui parlait ainsi.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; IIs nous ont envoyé ici Gertrud, Catherine et moi pour nous protéger. Il y a eu un grave différend au sujet des champs pétrolifères près des pôles que les Russes et nous convoitions. Plusieurs de nos sous-marins nucléaires ont été coulés dans leurs abords et des plateformes de forage détruites, nos stratèges ont répliqué en coulant des sous-marins russes et leurs installations pétrolières. Il y a eu un échange d&#39;ultimatums. À quinze heures une fusée intercontinentale a bombardé Moscou. Personne n&#39;a jugé opportun de vous prévenir pour ne pas vous inquiéter &#34; inutilement &#34;. Nous devions faire partie de la prochaine mission toutes les trois et nous étions prêtes, c&#39;est pourquoi ils nous ont envoyés. À cette heure, il ne doit plus y avoir personne de vivant sur Terre ; notre mission est d&#39;attendre la fin des retombées pour redescendre. La navette est bourrée d&#39;éléments de survie ; nous devrons recréer l&#39;humanité par nos propres moyens. &#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Sauf que six mois plus tard le vaisseau a heurté plusieurs anciens satellites en perte d&#39;orbite et qu&#39;il a été détruit.&#60;br&#62; &#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Certes, mais la guerre atomique du bas n&#39;avait pas suffi à éliminer entièrement &#34; votre &#34; humanité, il nous a fallu trouver autre chose.&#60;/li&#62;&#60;li&#62;, Mais pourquoi tenez-vous tellement à éliminer les humains ? C&#39;est bien vous qui les avez créés non ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Exact. Mais cela fut notre plus grave erreur. Nous n&#39;avions pas envisagé une telle évolution. Ni que les humains s&#39;évertueraient à détruire notre Paradis. Il nous faut absolument trouver la solution qui nous permette de sauvegarder ce qu&#39;il en reste puisque vous n&#39;êtes pas capables de le faire par vous-mêmes. Et nous ne voulons pas attendre que vous ayez provoqué l&#39;emballement de la machine. Vos scientifiques, vos industriels, vos financiers sont des fous. Nous devons les empêcher de continuer à nuire à cette planète que nous avons eu tant de mal à rendre vivable. &#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000022</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000022</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>A COURRE</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;- Voici ce que l&#39;on appelle un très grand écart. Nous remontons très loin dans le temps terrestre, à une époque où vous faisiez partie d&#39;une certaine noblesse. Je ne suis pas sûr que vous ayez des souvenirs précis de cette période.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il court. Ses sabots écrasent les herbes libérant des parfums et des sucs qui laissent dans pas une traîne odorante.&#60;br&#62;Il court. Ses bois arrachent les feuilles, brisent les branches frêles dont les débris s&#39;envolent autour de lui  et retombent en jonchée sur ses traces.&#60;br&#62;Il court. La sueur sur son corps ruisselle, pique et aveugle ses yeux injectés, lui brouillant la vision.&#60;br&#62;Il court. Sa peau griffée par les ronces et les épineux, se colore d&#39;un sang rouge et sombre.&#60;br&#62;Il court. A ses lèvres l&#39;écume mousseuse s&#39;étend, blanche et s&#39;échappe en larges gouttes le long de sa gorge et de son cou.&#60;br&#62;Il court. Dans sa poitrine en feu, il sent son cœur enfler, battre de plus en plus vite, de plus en plus fort.&#60;br&#62;Il court. Trois fois déjà il dût faire face, acculé par les chiens de la meute. Adossé à un épais buisson, pattes écartés, front baissé, prêt à chèrement se défendre.&#60;br&#62;Il court. Trois fois déjà ses bois acérés, dans une frappe violent de sa tête remontant vers les frondaisons, ont troué la gorge d&#39;un chien.&#60;br&#62;Il court. Avec dans les oreilles le bruit de vent de sa course et les appels répétés et sourds de la trompe excitant la meute lancée après lui et les cris des rabatteurs.&#60;br&#62;Il court. Une fois encore les abois se rapprochent. Un fois encore, d&#39;un bond long et souple il franchit le ruisseau qui ralentira un peu la poursuite des chiens.&#60;br&#62;Il court. Son galop devient plus lourd à ses jarrets que les mâchoires des chiens ont tenté de briser.&#60;br&#62;Il court. Son ventre lacéré se couvre du même rouge que ses flancs, du même rouge que celui des casaques des cavaliers hurleurs. Certains sont tombés en essayant de sauter un muret ou un tronc barrant la sente. Mais ce ne furent que de courts répits, le temps de les remettre en selle.&#60;br&#62;Il court. Et devant lui s&#39;ouvre, salvateur, le lac où il plonge pour nager jusqu&#39;à l&#39;île où il pourra se reposer.&#60;br&#62;Mais il sent que la meute à ses jambes s&#39;accroche. Les chiens le tirent en arrière, bloquent son élan.&#60;br&#62;Il tente une ruade, une volte. Encore une fois, encore faire face, encore, encore une fois, encore lutter.&#60;br&#62;Il sent dans sa gorge s&#39;enfoncer des crocs. Un appel de la trompe, la meute se grondante se retire. &#60;br&#62;Eux sont là. Montés sur leurs chevaux, avec leurs vestes rouges sang, riant, s&#39;appelant. Ils lèvent leurs fusils et dix coups de feu claquent.&#60;br&#62;Le cerf s&#39;est affaissé, dans l&#39;eau devenue sang. On a tiré hors de l&#39;eau son cadavre et découpé ses membres pour en faire des cuissots.&#60;br&#62;Sa tête deviendra trophée&#60;br&#62;Sur la grève les chiens se ruent à la curée lui éclatant le ventre de leurs mufles de sang, lui arrachant les entrailles. &#60;br&#62;Tripes éparpillées, fumantes. Ainsi mourût Bambi.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;-   Si. Curieusement je me souviens assez bien. Pour avoir ce cerf, nous avions traversé des champs de blé. Ils étaient mûrs et n&#39;attendaient plus que les faulx des moissonneurs. Notre passage avait ravagé la future récolte, mais à cette époque le droit seigneurial faisait que pour nous, ce n&#39;était qu&#39;une affaire de paysans dont nous n&#39;avions que faire. Nous aurions de toute façon exigé notre part de la taille et de la dîme.&#60;br&#62;Mais lorsque nous somme repassés avec nos trophées de chasse, les paysans, furieux et en révolte, s&#39;étaient assemblés et nous ont &#34; servis &#34; comme l&#39;on dit en vénerie. Ils sont venus à l&#39;hallali et nous ont massacrés. &#60;br&#62;Il paraît que ce fut le début d&#39;une Jacquerie ? &#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Exact. Il y eut encore bien des morts après cela selon l&#39;engrenage vengeance, répression, révolte.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62; &#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000023</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000023</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>LE DEFI</title>
  <description>&#60;br&#62;/&#60;b&#62;- Là, vous y êtes vraiment allé fort ! Un peu trop même, puisque nous avons décidé de vous retirer de nos effectifs, définitivement&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Quoi ! pour un malheureux petit défi ? J&#39;ai commis des actes bien plus monstrueux dans mes diverses existences et vous me reprochez celui-là comme si j&#39;avais commis un génocide ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais ces génocides, c&#39;est nous qui les avons planifiés. Tous. Vous savez bien que votre planète est en voie d&#39;épuisement et nous nous devons d&#39;en &#34; réguler &#34; la population, puisque vous êtes incapables de la faire par vous-mêmes, au nom de principes religieux que nous n&#39;avons jamais édictés. Un génocide est une manière d y arriver comme une autre, genre tremblement de terre, tsunami, accident de transport, pandémie ou conflit planétaire...&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Mais ceci relève de votre seule initiative, une fois de plus et nous ne voulons pas risquer un manquement plus grave dans une prochaine mission.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Bien, je vais au moins pouvoir me reposer.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et cette fois, sans retour. Je vous dis donc non pas au revoir, mais chez nous cela s&#39;impose, Adieu. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Lequel ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pas de mauvais esprit s&#39;il vous plaît, vous savez très bien qu&#39;il est seul, quelque soit le nom que lui donnent les populations terrestres.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Ses différentes interprétations, Ies manières de le célébrer ne sont que des artifices destinés à générer des conflits.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Toujours votre souci de régulation de la population ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Exactement. Les savants trouvent les moyens de guérir les maladies que nous créons ou leur faisons créer par des accidents de laboratoire ; ils prolongent la durée de vie et mettent en danger les réserves planétaires en favorisant la surpopulation. Nous devons veiller à les préserver. Notre petite boule bleue va finir par n&#39;être plus qu&#39;une orange vidée de sa substance si l&#39;on vous laisse continuer sur ce rythme. II est d&#39;ailleurs dans nos plans de faire disparaître l&#39;humanité dans sa grande majorité par un cataclysme semblable à celui qui éteignit la plupart des dinosaures. Et si ça ne réussit pas, vous avez entendu certaine conversation lors d&#39;un essai de prémonition qui devait rester confidentiel.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Mais revenons à vous, pour la dernière fois.&#60;br&#62;Vous aviez une épouse brillante professionnellement dans son métier de &#34; profileuse &#34; et vous étiez vous-même un brillant psychologue...&#60;i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;I&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Je mets la table pendant que tu te détends un peu. J&#39;ai préparé une salade avec une omelette au lard. Ton voyage s&#39;est bien passé ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Parfaitement. Notre congrès a été enrichissant et rencontrer des collègues américains est toujours un plus. Mais notre travail est apprécié.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et ta réputation est internationale.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; C&#39;est vrai. Et c&#39;est valorisant de se sentir reconnue par ses pairs. Mais il y a eu un meurtre étrange en ville.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Ah oui ? Ce n&#39;est pas la première fois qu&#39;il y a un crime étrange pendant votre congrès.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; C&#39;est vrai. Mais la manière de procéder diffère à chaque fois, on ne peut pas véritablement établir de lien entre eux. D&#39;ailleurs, les villes sont très éloignées les unes des autres et il serait difficile d&#39;être présent à chaque fois.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Sauf s&#39;il s&#39;agit d&#39;un congressiste mettant à défi ses collègues. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Impossible, nous sommes constamment ensemble.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Vous ne couchez pas ensemble&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Non, (quoique pour certains, si) mais les heures des crimes nous disculpent, nous sommes en assemblée ou en conférence ou en tables rondes. Et aucune absence suspecte n&#39;a tété remarquée.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Comment réagissent tes collègues à ces affaires ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Peu en fait. Ils considèrent soit que ce n&#39;est pas de leur ressort, puisqu&#39;ils ne sont pas sur leur zone de compétence, soit qu&#39;il leur est difficile de résoudre le problème puisqu&#39;ils n&#39;ont aucun indice concomitant, soit que c&#39;est à moi de me pencher sur ces cas puisque je suis censée être la meilleure et que je n&#39;ai pas de zone de compétence définie.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et alors, où en sont tes réflexions ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pas bien loin. Tué par balle à bout touchant, sans doute une arme munie d&#39;un silencieux. Petit calibre. Sans doute pour tenir dans un sac à main ou une sacoche. Pas de témoin. Pas de mobile. Une victime irréprochable, avec une vie on ne peut plus banale, sans aventure extraconjugale ni problème dans son travail. Peut-être une erreur de cible, on cherche des ressemblances physiques, des homonymies. Peut-être la faute à pas de chance d&#39;avoir été là au mauvais moment. Un type sans histoire, victime d&#39;un malade ou d&#39;une maladresse.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; C&#39;est différent des autres fois.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Oui. Il y a eu celui tué par poison dans son verre ; celui victime du &#34; coup du parapluie &#34; (un assassin qui a de vieilles réminiscences) ; celui tombé de la falaise à Etretat ; on en est à quatre. Et chaque fois des gens comme pris au hasard, des gens sans histoire. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et celui qui a été retrouvé poignardé dans la ruelle ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Non, celui-là on eu son assassin. Un type du milieu pour une sombre histoire de trafic de drogue. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais je croyais que le gars criait son innocence ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Avec son casier et ses antécédents, c&#39;est un professionnel et il portait des taches du sang de la victime sur lui.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et si ce n&#39;était pas lui, il prétend avoir trouvé le corps et le couteau, un professionnel ne se laisserait pas piéger aussi bêtement.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Chacun commet des erreurs, il aura été négligent ou manqué de chance. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et si c&#39;était vous qui étiez dans l&#39;erreur ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu veux dire moi ? &#60;/li&#62;&#60;li&#62; En l&#39;occurrence.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; C&#39;est possible, mais je ne vois pas où serait l&#39;erreur. Tout est contre lui.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Justement, c&#39;est trop évident. Et il n&#39;est pas dans tes habitudes de te laisser aller à la facilité.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu as peut-être raison, mais je ne vois pas sur quel motif rouvrir l&#39;enquête, après tout, il est peut-être innocent de ce crime-là, mais il en a commis de nombreux autres dont nous avons également toutes les preuves.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Attention, si son avocat prouve son innocence, les autres affaires seront suspectées dans leurs appréciations.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Impossible pour les autres, mais je reconnais que celle-ci peut ne pas être claire.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Suppose que le véritable assassin se dénonce et apporte les preuves de son crime sans pouvoir être identifié.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Nous finirions par l&#39;avoir et l&#39;autre resterait en prison pour ses crimes précédents. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Bien, si nous passions à table ?&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;II&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Oh là là, tu as l&#39;air bien fatiguée. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Ecoute, je n&#39;y comprends rien.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Comment, toi, la référence des références en matière de profilage ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Nous en somme à la huitième victime sans mobile apparent. et cette fois nous retrouvons les procédures doublées. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Des imitateurs ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pas possible, les imitateurs approchent, mais ne reproduisent pas exactement. Là, tout est exactement semblable, sauf en ce qui concerne le poignardé qui, cette fois, est parfaitement innocent de tout.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Ah, vous avez tout de même eu cette fois un conflit de travail et une rivalité amoureuse. - Oui, mais les suspects potentiels ont été parfaitement innocentés.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pourtant, tu arrives toujours à cerner la personnalité des meurtriers.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; C&#39;est très différent. Les crimes se déroulent dans des villes éloignées les unes des autres, avec des intervalles de plusieurs mois, voire une année ou plus.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais tu as déjà été confrontée à des &#34; routards du crime &#34; et tu les as coincés.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pas seul. Mes collègues m&#39;ont toujours apporté des éléments qui m&#39;ont permis de tracer un portrait psychologique. Mais là, rien. Pas un indice, pas un élément qui donne la moindre prise à une interprétation. C&#39;est le vide le plus complet.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pas un témoin ayant plus ou moins aperçu quelque chose ? Généralement les voisins, les familiers se font une joie d&#39;apporter leur témoignage, surtout s&#39;ils n&#39;ont rien vu, rien que pour avoir leur tête à la télé.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu penses bien que l&#39;on a été et que l&#39;on est débordés par ce genre de témoignages sans queue ni tête, mais aucun n&#39;est concret. Et l&#39;on est obligés de vérifier, même si l&#39;on sait que nous perdons notre temps. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Et depuis l&#39;affaire du tueur à gages innocenté, c&#39;est encore plus difficile non ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu penses, et l&#39;on n&#39;a toujours pas réussi à coincer le vrai criminel, bien qu&#39;il ait apporté des détails très précis sur le lieu et les circonstances. Ses indications ont été envoyées par mail depuis un cybercafé de Dakar.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; En principe, ce genre de types se fait coincer pour avoir voulu jouer avec les enquêteurs.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Dans les séries télé sans doute, mais dans la vraie vie, il est très rare que des psychopathes jouent à ce jeu-là. Malades, mais pas fous serais-je tentée de dire.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pourtant, on dit qu&#39;il arrive un moment où ils souhaitent se faire prendre, soit pour échapper à leurs monstres, soit pour éprouver la satisfaction de leur supériorité mentale, soit par une sorte de masochisme qui les mène à vouloir subir la punition que méritent leurs actes.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu regardes trop les séries américaines et leur morale à bon marché de quakers puritains. II n&#39;y a qu&#39;à Hollywood que l&#39;on ose écrire de tels scénarios. La réalité est tout autre, tu le sais bien toi qui es confronté aux tourments psychotiques de tes patients.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Aucun criminel ne souhaite se faire prendre, même inconsciemment. Lorsqu&#39;il est pris il s&#39;adapte aux circonstances et fait, comme l&#39;on dit &#34; contre mauvaise fortune, bon coeur. &#34;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Si tu le dis… J&#39;ai reçu une lettre de menace.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; De qui ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Le pervers que je t&#39;ai permis de coffrer. Je pensais qu&#39;il ne saurait pas comment tu avais pu retrouver sa trace, mais il semblerait qu&#39;il ait été mis sur la voie par quelqu&#39;un de chez vous. Pourtant, je ne pouvais pas fermer les yeux. Un patient qui me révèle être l&#39;auteur de viols, même tenu au secret professionnel, il fallait que je te mette sur sa trace. Mais je ne regrette rien.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Je vais voir ce que je peux faire pour le calmer.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Inutile, cela le confirmera dans ses soupçons et il ne sortira pas de sitôt.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;III&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Six ans ! Tu te rends compte que c&#39;est la dixième victime ! Mais cette fois, je crois que nous allons le coincer, il a commis sa première erreur. Un témoin a entrevu sa voiture et une partie de la plaque d&#39;immatriculation.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Crois-tu que ce soit une erreur ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Comment cela ? Tu ne penses pas qu&#39;il ait fait exprès de prendre sa voiture, juste après avoir agi, devant un passant ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu te souviens de notre conversation sur le désir d&#39;en finir avec ses crimes ? &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Oui, mais je ne pense pas que ce soit le cas.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Bon, imagines. Depuis le temps qu&#39;il te fréquente à la lecture de tes &#34; exploits &#34;, il finit par te connaître et sait comment tu réagis. En plus, il doit exercer un métier proche du tien, dans lequel la psychologie entre en jeu. Depuis plusieurs années déjà il t&#39;envoie des signaux que tu ne veux ou ne peut pas comprendre.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu raisonnes comme si tu le connaissais bien. Mais il ne suffit pas de lire des comptes-rendus d&#39;enquête ou de suivre une conférence ou un cours de la Fac pour prétendre connaître la démarche intellectuelle d&#39;une personne. Tu le sais aussi bien que moi.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; On sonne, tu vas ouvrir ? Il faut que je finisse ma valise. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Tu pars ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Pour un très long voyage, je crois. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais..&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Va ouvrir, ils insistent. Le petit bout de plaque minéralogique les a guidés, ils n&#39;osent pas entrer chez toi sans t&#39;avertir.&#60;/li&#62;&#60;li&#62; Explique-toi &#60;/li&#62;&#60;li&#62; L&#39;assassin que tu poursuis depuis six ans, c&#39;est moi. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Comment ? Mais comment as-tu pu ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62; J&#39;ai voulu te prouver, que, malgré toute ta science, tes certitudes, ton réel professionnalisme, tu pouvais connaître l&#39;échec. &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Mais comment n&#39;ai-je rien vu ?&#60;/li&#62;&#60;li&#62;Je profitais de tes congrès pour me rendre sur les lieux. Tu ne pouvais pas le savoir, car je rentrais avant toi. J&#39;arrangeais mes rendez-vous pour que tu ne puisses rien soupçonner et mes dépenses ne concernaient que mon cabinet.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;Je repérais les lieux sur Google Earth et j&#39;arrivais toujours à trouver le moment et la cible idéaux pour agir.&#60;br&#62;Même le cyber café de Dakar ne t&#39;as pas mis la puce à l&#39;oreille. Pour c&#39;est le seul déplacement que tu connaissais parfaitement puisque nous y étions en vacances.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; Mais c&#39;est monstrueux. Toutes ces malheureuses personnes que tu as tuées... par... jeu ! &#60;/li&#62;&#60;li&#62; Par défi ! Juste un petit défi.&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;/i&#62;&#60;b&#62;- Un petit défi, mais qui vous vaudra un très long bannissement. Vous serez désormais une ombre sans passé, sans avenir, sans plus du tout de mémoire. Un astre mort au fond de l&#39;univers. Vous y serez papillon et vous y butinerez les cyclamens de la planète.&#60;br&#62;&#60;ul id=&#34;s2h&#34;&#62;&#60;li&#62; J&#39;aime bien les cyclamens, il y a pire comme enfer. Mais, vous me rappellerez, vous finissez toujours par me rappeler. Pour les sales besognes, car malgré ma naïveté présumée, ou à cause d&#39;elle, je suis l&#39;un de ceux qui les accompli le mieux. //&#60;/b&#62;&#60;/li&#62;&#60;/ul&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000024</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000024</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>LE DERRIERE DANS L&#39;EAU</title>
  <description>&#60;br&#62;Il ne savait toujours pas pourquoi ils avaient acheté cette maison. Une ancienne métairie cachée derrière un bouquet d&#39;arbres, entourée de prairies traversées par un ruisseau. Pour la rejoindre, il fallait suivre un chemin blanc rendu carrossable par des camions de tout-venant régulièrement rechargés pour le renforcer et éliminer les nids de poules qui s&#39;y formaient chaque hiver. Le hameau le plus proche se trouvait à un kilomètre, le bourg à cinq.&#60;br&#62;La fermette se constituait d&#39;une longère formant un rectangle défensif avec ses dépendances. Construite au dix-huitième siècle, elle avait su parfois protéger ses habitants de plusieurs attaques de bandes de chauffeurs, ces truands qui brûlaient les pieds des maîtres pour leur faire révéler la cachette de leurs « trésors », une cassette avec quelques pièces d&#39;or sauvées des impôts seigneuriaux et ecclésiastiques. Mais elle avait également subi à plusieurs reprises le viol de soldats occupant la région et le pays. A chaque destruction, elle avait été reconstruite et offert un couvert sécurisant à ses hôtes. Ses prairies nourrissaient les troupeaux. Quelques vaches, quelques moutons, quelques chèvres, deux ou trois chevaux, un ou deux ânes, une mule et une abondante basse-cour de poules, d&#39;oies, de canards, pintades, dindes et de lapins. De quoi assurer un petit revenu aux métayers qui s&#39;y étaient succédé.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Indéniablement, l&#39;endroit lui plaisait. Il aimait cette campagne verdoyante et le fait de voir un ruisseau traverser sa propriété l&#39;avait tout de suite séduit, malgré les nombreuses contraintes que cela engendrait.&#60;br&#62; L&#39;hiver, lorsque la glace était suffisamment épaisse, il traversait son cours en une glissade ou s&#39;amusait à faire glisser quelques pierres en une imitation de curling naturelle et rustique.&#60;br&#62;L&#39;été, il aimait sa fraîcheur. Il s&#39;essayait à la pêche, mais n&#39;avait jamais su monter une ligne correctement et rentrait toujours bredouille de ses après-midi à la volante. Lorsqu&#39;il pêchait au coup, il s&#39;installait confortablement regardant son bouchon danser entre les remous. De toute façon, il emmêlait trop souvent ses lignes dans les basses branches d&#39;arbres pour espérer ramener le moindre poisson.&#60;br&#62;Et lorsque malgré l&#39;ombrage des saules et des aulnes, la chaleur se faisait trop lourde à supporter, il quittait le tronc et la grosse racine lui servant d&#39;appui et d&#39;oreiller pour cette échancrure de la berge où il se calait le dos, les jambes allongées comme en un transat, de l&#39;eau jusqu&#39;à la ceinture, la tête reposant sur la rive.&#60;br&#62;C&#39;est alors qu&#39;il se sentait en paix. Les poissons le frôlaient dans leur nage, sachant bien qu&#39;il ne représentait aucun danger. Il suivait le vol des libellules et des papillons, un bourdon, une abeille vrombissaient à ses oreilles. Même les moustiques le laissaient à sa quiétude. Il s&#39;endormait alors&#60;br&#62;Le plus souvent, il rentrait en fin d&#39;après-midi, son pantalon de lin blanc écru mouillé et maculé d&#39;un peu de vase, malgré les galets du ruisseau, et du vert de quelques algues accrochées au fond. La machine à laver ne suffisait pas toujours à rattraper ces témoignages de son farniente.&#60;br&#62;Parfois, il prenait le temps de se laisser sécher par le soleil, étendu sur l&#39;herbe de la prairie, mais l&#39;état de son pantalon trahissait son activité méridienne.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Quelques fois, lorsqu&#39;il était seul à la maison, sa béatitude aquatique durait jusque tard dans la nuit. Il observait entre les branches le vol des chauves-souris, l&#39;apparition des étoiles, le passage de satellites et ne rentrait que lorsque le froid commençait à le saisir. &#60;br&#62;Durant ces moments de longue détente, il avait alors en tête une chanson de Philippe Clay dont la silhouette dégingandée et le visage en lame de couteau étaient presque semblables à sa propre personnalité. Elle disait :&#60;br&#62; « Le derrière dans l&#39;eau,&#60;br&#62; Le nez dans les feuilles,&#60;br&#62; C&#39;est au fil de l&#39;eau &#60;br&#62;Que le joli temps se cueille ! »&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais il ne savait pas très bien pourquoi, ils avaient acheté cette maison.&#60;br&#62;Il lui semblait que ces lieux lui étaient familiers. &#60;br&#62;La ferme, les bois, le ruisseau, tout était dans sa mémoire. Et pourtant, jamais il ne l&#39;avait vue auparavant. Il avait passé son enfance dans une toute autre campagne. Aussi belle, aussi verte, mais très éloignée de celle-ci.&#60;br&#62;Il avait fallu cette promenade au cours de vacances improvisées pour qu&#39;ils passent devant le panneau de mise en vente à l&#39;entrée du chemin. La décision avait été prise en une journée et à la fin de l&#39;été ils avaient signé l&#39;acte d&#39;achat. Un coup de cœur. Une folie. Mais une superbe satisfaction.&#60;br&#62;Lors de ses après-midi de détente, alors qu&#39;il somnolait dans sa méridienne aquatique, il lui arrivait des images dont il ignorait l&#39;origine. Terribles.&#60;br&#62;&#60;br&#62;II&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il revoyait la métairie avec sa bassecour caquetante, criaillante, ses porcs fouissant l&#39;auge aux eaux grasses, son tas de fumier odorant et fumant et les femmes en robes et coiffes traditionnelles s&#39;affairant aux travaux ménagers et de cuisine.&#60;br&#62;L&#39;une d&#39;elle, portant une panière sous le bras s&#39;était éloignée pour gagner le bord du ruisseau. Là, dans une échancrure de la rive, était installée une boîte de lavandière avec sa planche de lavage. La fille s&#39;était agenouillée en relevant haut ses jupons pour se donner de l&#39;aisance. Elle avait empoigné le linge et s&#39;était mise à laver. &#60;br&#62;De dos, dans la mi-ombre des frondaisons, sa croupe arrondie et tendue ondulant avec les gestes du lavage elle offrait une image propre à inspirer une de ces peintures naturalistes qui faisaient l&#39;enchantement des salons bourgeois. Elle pouvait inspirer également une tentation violente.&#60;br&#62;L&#39;homme s&#39;était approché. &#60;br&#62;Il avait observé la fille. Ses gestes vifs mettaient en valeur son coup de reins. Ployant le buste, le relevant, sa croupe semblait offerte. Elle aperçut la silhouette dans le reflet de l&#39;eau. Mais continua son ouvrage. Sa poitrine à peine soutenue par la chemise au large décolleté tressautait à chaque mouvement de ses épaules et de ses bras.&#60;br&#62;Il se pencha et sa main plongea dans le décolleté pour saisir l&#39;un des seins. La fille voulut se redresser pour se dégager, mais il se plaqua contre elle en la maintenant à genoux. Elle voulut se retourner, mais il la maintint entre ses cuisses lui serrant la taille. Résignée, elle le laissa faire. Il la prit, alternant les deux viols de son sexe et de son anus. Lorsqu&#39;enfin, achevant de la besogner en sodomiste il se répandit en elle, s&#39;abattant sur ses reins et qu&#39;il se retira pour tomber à ses côtés, elle sortit un couteau de son panier de linge et le plongea dans le cœur de l&#39;homme, puis lui coupa le sexe.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lorsque le métayer aperçut le tableau de loin, il crut que l&#39;homme dormait. Il accourut pour réprimander la servante qui faisait l&#39;amour au lieu de laver son linge. Ce n&#39;est qu&#39;en arrivant auprès d&#39;elle qu&#39;il comprit, la fille tremblante de convulsions tentait de lui expliquer entre les sanglots ce qui lui était arrivé.&#60;br&#62;Le métayer comprenait, mais il devait choisir. Ou cacher le crime ou dénoncer la fille qui serait lourdement condamnée pour le meurtre et surtout pour l&#39;ablation. Il prit la servante par les épaules, tâchant de la calmer. Il n&#39;y avait personne pour les voir. La fille était mignonne et bonne travailleuse, il n&#39;avait pas envie de s&#39;en séparer.&#60;br&#62;Le mort était un journalier qu&#39;il avait embauché pour les moissons. Personne ne le connaissait au pays et nul ne se soucierait de sa disparition. Il empoigna le corps, après lui avoir fourré ses parties génitales dans l&#39;une de ses poches. Le corps bascula dans l&#39;eau, et s&#39;enfonça dans un creux d&#39;eau, au pied d&#39;une petite cascade proche.&#60;br&#62;Le métayer aida la petite à rentrer son linge. Il annonça que le journalier était parti sans prendre son compte. Personne ne s&#39;en étonna, le gars n&#39;était là que de quelques jours et il arrivait que certains préfèrent s&#39;esbigner sans leur dû s&#39;ils apercevaient l&#39;ombre d&#39;un chapeau de gendarme dans le secteur.&#60;br&#62;La jeune servant retourna au ruisseau laver le linge et le métayer lui trouva un gentil garçon du voisinage pour la marier tout en la gardant à son service.&#60;br&#62;&#60;br&#62;III&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais pourquoi ces images lui reviennent-elles ? &#60;br&#62;Il avait sondé le creux près de la cascade. Sous près de deux mètres d&#39;eau, il avait remonté quelques ossements. Mais il était incapable de savoir s&#39;il s&#39;agissait de ceux d&#39;un homme ou d&#39;un animal tombé là ou jeté. Il n&#39;empêche que cette découverte l&#39;avait fortement troublé.&#60;br&#62;Quel rapport avec lui ?&#60;br&#62;Il ne croyait pas à la métempsychose, cette théorie qui prétend que l&#39;on peut vivre successivement plusieurs vies.&#60;br&#62;Et même si les images le concernaient, quel rôle a-t-il tenu dans cette affaire ?&#60;br&#62;Les archives criminelles du département ne mentionnent aucune disparition suspecte dans le coin, mais il est vrai qu&#39;à l&#39;époque ce genre de disparition était chose assez courante.&#60;br&#62;Il avait remarqué depuis longtemps déjà que l&#39;endroit où il se plongeait dans l&#39;eau était le même que celui où la jeune servante lavait son linge. Un linge de lin blanc écru.  Qu&#39;elle mettait ensuite à sécher sur l&#39;herbe.&#60;br&#62;Ce qui le tourmentait, c&#39;est qu&#39;il ne saurait jamais, s&#39;il était lié à travers les siècles à cette action, s&#39;il était le métayer ou le violeur. Leur silhouette était semblable à la sienne, longiligne, avec un visage en lame de couteau.&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000025</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000025</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>Corrida</title>
  <description>&#60;br&#62;Il avait soigneusement revêtu son habit de lumière. Le collant écarlate, la chemise blanche, le gilet et la large ceinture noirs, les &#34;ballerines&#34; et le chapeau. La veste rouge brodée d&#39;or.  Il avait vérifié la bonne prise en main de la cape et de l&#39;épée. Il s&#39;était rendu à la chapelle  pour une prière à la Vierge. De retour dans la loge, il se concentrait pour son entrée. Il participait à la troisième course de l&#39;après-midi.  Il connaissait son adversaire. Un taureau d&#39;un élevage réputé dont certains des pensionnaire avaient déjà blessé plusieurs toreros. Il savait comment surmonter sa peur. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Depuis que, plus jeune toreador de son temps, il avait pris l&#39;alternative, il s&#39;était astreint à quelques exercices qui l&#39;éloignaient des cris de la foule entassée dans l&#39;arène. L&#39;Alternative. Voici déjà un bail qu&#39;il avait connu l&#39;ultime épreuve qui vous consacre et vous fait entrer de plein pieds dans l&#39;univers de la Tauromachie.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il en rêvait depuis son plus jeune âge, mais avait depuis longtemps déjà pris durement contact avec la réalité. Les nuits sans sommeil avant l&#39;entrée dans l&#39;arène, les brimades, les affrontements, les moqueries, le découragement, l&#39;envie de tout plaquer, les premières blessures, la peur.&#60;br&#62;La peur qui vous saisit lorsque la bête sort du toril, éblouie par la  lumière, déjà furieuse. Enorme.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le cœur qui s&#39;accélère, les tempes qui battent, l&#39;esprit qui lutte pour reprendre le dessus, la respiration contrôlée, le souffle qui se pose.  Les pieds s&#39;accrochent au sol, la silhouette se fige, droite, le regard qui se fixe sur la bête, la cambrure des reins, et la main qui se dresse faisant fasseiller la muletta.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Il entend la clameur qui salue la victoire de son ami sur le taureau. Un léger sourire pour saluer la performance de celui qui lui succédera au nombre des grands toréadors. Sa jeunesse, sa fougue, sa beauté, enflamment déjà les cœurs des aficionados et surtout celui des femmes. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Le speaker annonce la suite de festivités. Les &#34; olé &#34; saluent l&#39;annonce de son entrée imminente. Lui, l&#39;idole. En attendant c&#39;est une litanie de messages publicitaire, de voitures mal garées, d&#39;enfants égarés. Une entrée de clowns, un chanteur de flamenco assurent l&#39;intermède pendant que l&#39;on évacue le taureau de la piste.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34; José, c&#39;est à toi. &#34;&#60;br&#62;Un signe de croix, une courte prière, la toque, l&#39;épée, la muletta.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le couloir, le groupe des banderilleros qui se chargeront de préparer l&#39;animal en lui plantant dans la chair ces brochettes enrubannées qui affaibliront sa résistance ; Le picador, sur son cheval caparaçonné, qui ouvre la danse face à la bête.&#60;br&#62;Défilé, saluts, présentation dithyrambique du speaker qui rappelle le long palmarès &#34; du plus grand toréador depuis El Cordobes &#34;. Acclamations. Frénésie de certains.&#60;br&#62;&#60;br&#62;C&#39;est la mise en place. Il gagne l&#39;abri qui le cachera aux yeux du taureau pendant que les banderilles s&#39;enfonceront dans sa chair. Ils sont trois à traverser l&#39;arène, une banderille dans chaque main, évitant les cornes avec souplesse. Il salue mentalement leur courage.&#60;br&#62;La bête est seule au milieu de la piste, déjà ruisselante de sang. Il sort et s&#39;avance. La muletta au ras du sol, l&#39;épée basse. Le taureau, mufle baissé fixe la cape. Lorsqu&#39;il s&#39;élance l&#39;homme d&#39;un geste gracieux lance la cape pardessus les cornes qu&#39;il évite au millimètre. La charge se répète, le torero se dérobe, multipliant les effets et les prises de risques. La foule exulte. Son champion est en grande forme et lui offre un spectacle comme elle n&#39;en avait vu que rarement depuis de longues années.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le taureau souffle, tête basse. A chacun de ses mouvements il sent les pointes effilées fouiller sa chair et lui infliger des douleurs violentes. Et ils ont osé conspuer son prédécesseur qui, le corps, les membres noués par la douleur l&#39;irradiant à chaque tentative de course refusait le combat. Ils l&#39;ont traité de lâche, eux qui affaiblissent leur adversaire avant de véritablement l&#39;affronter. Lui, sent l&#39;épuisement le gagner et commence à donner des signes de fatigue évidents. Il se plante face à l&#39;homme qui prépare son épée pour l&#39;estocade.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La corne n&#39;est pas entrée très profondément, mais elle est remontée ouvrant l&#39;abdomen. Il a senti la douleur, fulgurante de la corne s&#39;enfonçant dans son ventre. Il l&#39;a sentie remontant vers son thorax. Il ne sait pourquoi lui est venue l&#39;image de ce samouraî accomplissant le rituel du harakiri  après une humiliante défaite.  Il s&#39;est dit qu&#39;ils devaient ressentir la même chose. Lui par la corne du taureau,  l&#39;autre par la lame aiguisée lui fouillant l&#39;abdomen. Il sent l&#39;odeur de ses intestins qui s&#39;échappent, fumants, au soleil.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le taureau, l&#39;épée plantée à quelques millimètres du cœur, s&#39;acharne sur l&#39;homme à terre, mêlant leurs deux sangs. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Les aides, le picador tentent d&#39;achever la bête qui fait front, ses quatre pattes écartées autour du gisant comme pour le protéger des agresseurs. Les hommes sont incapables de sortir le torero de sa position. &#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;animal posé sur ses genoux, finit par s&#39;abattre sur le corps désarticulé. &#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000026</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/asuivre/index.html#bv000026</guid>
  <category>Mes &#34;élucubrations&#34; en vers et en prose</category>
</item>
<item>
  <title>Jacques Muller et quelques uns de ses personnages</title>
  <description>Un petit clic sur l&#39;image pour une voyage en animation.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/jaxter/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/jaxter/index.html#bv000006</guid>
  <category> Jaxter, le mini super-héro</category>
</item>
<item>
  <title>Si le Theil me racontait...</title>
  <description>Le Theil. Le Tilleul. L&#39;arbre plus que centenaire domine de toute sa frondaison la fermette, abritant de son ombre les sommeils de la gamine du lieu.&#60;br&#62;Elle, un peu effrayée par la blessure de l&#39;arbre devenue nécrose, se laisse pourtant apprivoiser par l&#39;ombre, le bruissement des feuilles et la vie discrète des hôtes du grand arbre.&#60;br&#62;Peu à peu, l&#39;enfant s&#39;apprivoise et le tilleul glisse dans ses rêves  l&#39;histoire de sa vie, tout au long du siècle qu&#39;il vient de traverser.&#60;br&#62;L&#39;écriture est sobre, fraîche, avec quelques élans stylistiques et le conte se lit d&#39;une goulée.&#60;br&#62;Solange Tellier apporte à son histoire la narration quasi scolaire de son métier et l&#39;écriture efficace de son hobbie de correspondante locale de presse.&#60;br&#62;Un joli petit livre à la fois historique et de rêverie pour une agréable soirée sans télé.&#60;br&#62;&#60;br&#62;P.F&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://siletheilmeracontait.wordpress.com/&#34;&#62;http://siletheilmeracontait.wordpress.com/&#60;/a&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000012</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000012</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>Salon des littératures européennes de Cognac</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Berceau de Jean Monnet, Cognac a voulu marquer le centenaire de sa naissance. C&#39;est ainsi que la ville est devenue, depuis 1988, un important pôle européen des littératures du continent.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En plus de 20 années d&#39;existence le salon &#34; Littératures Européennes &#34; de Cognac a couronné du Prix Jean Monnet des auteurs aussi importants que Jorge Semprun, William Boyd, Fabio Geda, et reçu bien de jeunes auteurs devenus des valeurs sures de la littérature européenne actuelle.&#60;br&#62;Un prix des lecteurs et un prix des jeunes et le prix décerné par un groupe de lecteurs de la société Delage constituent les récompenses décernées au cours de ce rendez-vous devenu traditionnel chaque automne.&#60;br&#62;Les jurys sont constitués : &#60;br&#62;                Par des critiques professionnels qui doivent se prononcer sur une sélection de 20 titres pour le Prix Jean Monnet (lauréat 2009 : Claudio Magris (Italie) pour son roman Vous comprendrez donc) ;&#60;br&#62;                des lecteurs de bibliothèques et médiathèques qui choisissent entre 6 titres pour le Prix des lecteurs (lauréat 2009 : Panos Karnezis pour son roman Le Labyrinthe) ; &#60;br&#62;                des lycéens et collégiens ayant lu les trois titres en compétition pour le prix des jeunes (lauréat 2009 : Fabio Geda pour son roman Pendant le reste du voyage, j&#39;ai tiré sur les indiens) ; &#60;br&#62;                les membres du groupe des lecteurs se déterminent pour l&#39;un des 6 titres soumis à leur jugement pour le prix &#34; Bouchon de cultures &#34; des établissements Delage (lauréat 2009 : Juan Manuel de Prada pour son roman Le septième voile).&#60;br&#62;&#60;br&#62;Des rencontres avec les auteurs venus en particulier du pays invité mais également de toute l&#39;Europe, des débats, des expositions, des spectacles, des films font de &#34; Littératures Européennes Cognac &#34; une véritable fenêtre largement ouverte sur la culture européenne.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Présidé par Nicole Cornibert, placé sous la direction de Sophie Jullien, &#34; Littératures Européennes cognac &#34; se déroulera du 18 au 21 novembre 2010 au centre de congrès La Salamandre, de Cognac. Entrée totalement libre. Pays invité : la Belgique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Les Lauréats du Prix Jean Monnet de Littérature européenne du Département de la Charente&#60;br&#62;&#60;br&#62;2009 - Claudio Magris (Italie) - Vous comprendrez donc - L&#39;Arpenteur, traduit de l&#39;italien par Jean et Marie Noëlle Pastureau.&#60;br&#62;2008 - Danièle Sallenave (France) - Castor de guerre - Gallimard.&#60;br&#62;2007 - Jens Christian Grondahl (Danemark) - Piazza Bucarest - Gallimard, traduit du danois par Alain Gnaedig.&#60;br&#62;2006 - Rosetta Loy (Italie) - Noir est l&#39;arbre des souvenirs, bleu l&#39;air - Albin Michel, traduit de l&#39;italien par Françoise Brun.&#60;br&#62;2005 - J.G. Ballard (Grande-Bretagne)-Millenium People-Denoël, traduit de l&#39;anglais par Philippe Delamare.&#60;br&#62;2004 - Angel Wagenstein (Bulgarie) - Adieu Shanghai - Esprit des Péninsules, traduit du bulgare par Krasimir Kavaldjiev.&#60;br&#62;2003 - William Boyd (Grande-Bretagne) - A livre ouvert - Le Seuil, traduit de l&#39;anglais par Christiane Besse.&#60;br&#62;2002 - Patrick Modiano (France) - La petite bijou - Gallimard.&#60;br&#62;2001 - Jorge Semprun (Espagne) - Le mort qu&#39;il faut - Gallimard.&#60;br&#62;2000 - Lidia Jorge (Portugal) - La couverture du soldat - Métailié, traduit du portugais par Geneviève Liebrich.&#60;br&#62;1999 - Harry Mulisch (Pays-Bas) - La découverte du ciel - Gallimard, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin.&#60;br&#62;1998 - Herbjorg Wassmo (Norvège) - Ciel cruel - Actes Sud, traduit du norvégien par Luce Hinsch.&#60;br&#62;1997 - Arturo Perez Reverte (Espagne) - La peau du tambour - Le Seuil, traduit de l&#39;espagnol par Jean-Pierre Quijano. &#60;br&#62;1996 - Pierre Mertens (Belgique) - Une paix royale - Le Seuil.&#60;br&#62;1995 - Antonio Tabucchi (Italie) - Pereira prétend - Bourgois, traduit de l&#39;italien par Bernard Comment.&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000010</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000010</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>Imprimer comme Gutenberg</title>
  <description>Vu à la foire d&#39;Angoulème, cette réplique de la presse à imprimer de Gutenberg.  Son recréateur, Jean Pélichet, un passionné de belles impressions, vous expliuque dans tous leurs détails, les éléments de la presse, la casse et ses  xcasiers à lettres, la manière de composer les lignes et imprime devant vous une page de la &#34;Bible de Gutenberg&#34;. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Jean et Rachel sont présents à l&#39;année au &#34;Village du livre&#34; de Cuisery (en Saône et Loire) et sur leur site Internet :&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://cuisery.livre.free.fr/spip.php?article41&#34;&#62;http://cuisery.livre.free.fr/spip.php?article41&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000006</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000006</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>Taillebourg : La mémoire en images</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;L&#39;Histoire de Taillebourg remonte à une époque où sa position stratégique en a fait une gardienne de la Saintonge, son château veillant sur la vallée du haut de son promontoire rocheux.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;associations des « Amis de Taillebourg »  anime la petite ville en organisant des expositions et diverses manifestations, dont un spectacle d&#39;été dans les jardins du château.&#60;br&#62;C&#39;est pourquoi elle a aidé les éditions « Le Passage des Heures » qui viennent de faire paraître un ouvrage sur le Taillebourg des années 1930 aux années 1960-70 , à retrouver les images et les événements qui ont animé la vie du village.&#60;br&#62;Cette mémoire se retrouve pour le plus grand intérêt des taillebourgeois de tous âges et même les plus récemment arrivés, entre les pages d&#39;un livre en noir et blanc.&#60;br&#62;Co-écrit par Jean-François Weil, dit Morey, le président de l&#39;association, et Michel Téodosijévic, « Taillebourg, images d&#39;autrefois » constitue un livre référence pour ses habitants. &#60;br&#62;C&#39;est d&#39;ailleurs l&#39;esprit qui préside au sein de l&#39;équipe de la maison d&#39;édition de St-Savinien, qui s&#39;attache ainsi à travers sa collection, à perpétuer la mémoire des villages de la Saintonge comme Saintes, St-savinien, Fontcouverte ou Chaniers (liste non exhaustive). Elle a également publié un livre d&#39;images sur Lagord, sa première incursion en Aunis, pour lequel elle a fait appel, comme à son habitude, à des auteurs très au fait de leur sujet. Dans ce cas Michel Téodosijévic a choisi comme co-auteur l&#39;écrivain de Lagord, Pierre Brandao.&#60;br&#62;Dernière production du « Passage des heures » une nouvelle collection « Décou/verte » s&#39;intéresse à la flore naturelle de la Charente-Maritime. Premier ouvrage publié : « Plantes sauvages de Charente-Maritime », par Marc Carrière.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;J.E&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Le Passage des Heures , 25 rue du Centre 17350 Saint-Savinien su Charente.&#60;br&#62;Tél. : 05 46 91 85 14&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000002</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>Pierre Brandao, Hommage à Simenon</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;L&#39;écriture, c&#39;est comme une potion magique, lorsque vous êtes tombé dedans tout petit, ça ne vous quitte plus. Et ce n&#39;est pas Pierre Brandao qui dira le contraire. Dès l&#39;âge de huit ans, le gamin se sent des démangeaisons dans le stylo et depuis il écrit poésies, chansons, pièces de théâtre, romans et même, une opérette. Mais son véritable engagement se confond avec son métier, gendarme.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;« Le quai des cicatrices »&#60;/i&#62; est le troisième roman policier de Pierre Brandao qui a créé un personnage d&#39;enquêtrice volontaire, tenace à la vie de famille épanouie. Venue passer quelques vacances à Marsilly, près de La Rochelle, elle se trouve mêlée à une série d&#39;enquêtes concernant des meurtres d&#39;hommes sans domicile fixe&#60;br&#62;&#60;br&#62;De scène de crime en scène de crime, la jeune femme met ses pas dans ceux de l&#39;écrivain Georges Simenon. L&#39;auteur des « Maigret » a passé plus de dix années aux alentours du village, locataire d&#39;une grande propriété, « La Richardière », à deux pas de l&#39;actuel golf de « La Prée » avant d&#39;acheter une maison à Nieul sur mer qu&#39;il habitera jusqu&#39;à ce que la guerre l&#39;en chasse. C&#39;est là qu&#39;il écrivit les premières enquêtes du Maigret dont plusieurs ont pour cadre Marsilly et ses environs.&#60;br&#62;En suivant les traces de Simenon dans son roman, Pierre Brandao n&#39;a pas voulu « faire du Simenon » et c&#39;est tout à son honneur. « Le quai des cicatrices » n&#39;est pas une imitation, mais une sorte d&#39;hommage d&#39;un auteur de polar à l&#39;un de ses maîtres.&#60;br&#62;« Je ne suis pas un spécialiste de l&#39;oeuvre de Simenon, même si je la connais bien, explique Pierre Brandao, mais en situant la découverte du premier meurtre au “Coup de vague” à deux pas de Marsilly, la suite s&#39;est imposée comme une évidence ». Et comme “Coup de vague”, qui donna son nom à une intrigue, chacun des endroits où se déroule l&#39;enquête a servi de cadre à l&#39;un des romans de Simenon.&#60;br&#62;L&#39;écriture est sobre et la trame bien menée permet à l&#39;auteur de mettre en phase la fiction avec les réalités techniques d&#39;une enquête.&#60;br&#62;Car le gendarme s&#39;attache à respecter les vraisemblances de son métier. « Trop souvent les gens confondent les techniques d&#39;enquêtes des séries américaines avec les nôtres. La loi française est très différente. Par exemple, le mandat de perquisition n&#39;existe pas en droit français. » Et bien des techniques des « Experts », pour spectaculaires qu&#39;elles soient à la télé seraient impossible à mettre en oeuvre dans la réalité ou sont tout simplement de pures inventions de scénaristes. Et la plupart des auteurs de polar français commettent les mêmes erreurs lorsqu&#39;ils situent leur action en France. À moins qu&#39;ils ne soient, comme Pierre Brandao, des professionnels de l&#39;enquête.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;J.E&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;« Le quai des cicatrices » de Pierre Brandao, éditions Bordessoules.&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000001</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>Michel Crepeau : Une vie en politique; « une image rochelaise »</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Dix ans après sa mort, Michel Crépeau reste Le maire de La Rochelle.&#60;br&#62;Celui qui fit de sa ville un modèle en matière d&#39;écologie a commencé sa vie par une scolarité turbulente. Mais si l&#39;élève fut quelque peu dissipé, l&#39;homme politique ne le fut pas moins. Tout en restant fidèle à ses premières convictions, humanistes et radicales-socialistes.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Fils d&#39;enseignants, il devient avocat.&#60;br&#62;En 1971, il est élu, à 41 ans, maire de La Rochelle. Celui qui sera le premier « Ministre de l&#39;Environnement » de François Mitterrand, prouve dans sa ville qu&#39;il ne s&#39;agit pas pour lui que d&#39;un simple intitulé, mais bien d&#39;un engagement. Il instaurera par ses « vélos jaunes » la mode des locations de deux roues municipales, reprise plus de 20 ans plus tard par les « Vélibs » de Delanöe. C&#39;est lui également qui mettra en place la « journée sans voiture ». Mais comme le chante Brassens « le 22 septembre, aujourd&#39;hui, je m&#39;en fous… » et la fameuse journée consacrée à l&#39;air pur sans émanations de vapeurs d&#39;essence, est non seulement boudée, mais décriée.&#60;br&#62;Fondateur du « Mouvement des Radicaux de Gauche » avec François Loncle et Robert Fabre, il saura être aux côtés du Parti Socialiste un partenaire fidèle, exigeant et critique.&#60;br&#62;Il est emporté par un malaise cardiaque après un intense débat à l&#39;Assemblée nationale, le 30 mars 1999, voici tout juste 10 ans.&#60;br&#62;Le livre que lui consacre Olivier Ginestet, abondamment illustré de photos d&#39;actualités en noir et blanc, retrace la vie rochelaise de Michel Crépeau et fixe la trace, l&#39;image qu&#39;il a inscrites, indélébiles, dans sa ville.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;« Michel Crépeau, une image rochelaise ». Par Olivier Ginestet. 140 pages. 30 euros. Geste Éditions&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000003</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>La cuisine au naturel</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Foin des aliments préconditionnés où l&#39;on vous vend, très cher, des éléments existant à l&#39;état naturel. Les margarines aux omega3, les yaourts soi-disant allégés (à l&#39;eau), ou prétendument anticholestérol. La nature pourvoit à toutes les exigences de santé. Pour preuve, cet intéressant livre de recettes à bases de plantes « sauvages ». Les fleurs n&#39;ont pas pour seule vertu d&#39;embellir notre cadre de vie par leur corolle colorée, elles sont également des éléments de santé. Les pétales ne se dégustent pas que du regard et font de fines salades.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En 45 plantes et 80 recettes, Anne Richard, ingénieur en agriculture et Pierre Vaillant, professeur de cuisine, ont réalisé un savoureux guide culinaire.&#60;br&#62;Une présentation botanique des plantes les décrit dans leurs milieux naturels et présente leurs éventuelles vertus culinaires, voire médicinales.&#60;br&#62;Le chef les apprête en d&#39;appétissants accords de plats sucrés, salés ou sucrés-salés pour des repas-santé pleins de saveurs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;« La cuisine de plantes sauvages », par Anne Richard et Pierre Vaillant. 195 pages. 17,00 euros. Geste Éditions - 2008.&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/litterature/index.html#bv000004</guid>
  <category>Notre sélection </category>
</item>
<item>
  <title>Cirque aléatoire... Mais spectacle assuré</title>
  <description>&#60;br&#62;Le Baron Perché&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Librement, très librement inspirée du roman d&#39;Italo Calvino, la prestation scénique d&#39;Alex Trillaud relève de la vraie performance.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62; Dans  le cadre verdoyan du jardin de l&#39;abbaye de Bassac, sous un soleil généreux, la scène verticale se dresse le long du mât chinois. Cet agrès de cirque est voué aux évolutions d&#39;acrobates possédant des bras capables de supporter le poids de leur corps dans les conditions les plus &#34;déséquilibrées&#34;. &#60;br&#62;&#60;br&#62;A ces performances gymniques, Alex Trillaud ajoute celles du comédien,du mime, du marionnettiste, du musicien... &#60;br&#62;A cinq mètres du sol, &#34;Mino&#34; accomplit les gestes du quotidien dans les positions les plus inattendues, voire les plus improbables, comme de se laver les dents la tête en bas.&#60;br&#62;&#60;br&#62;La prestation dure une trentaine de minutes au cours desquelles le spectateur se laisse porter par le charme du conte et la performance physique;  une performance à laquelle l&#39;artiste sait ne pas donner trop de présence, conservant un équilibre subtil avec l&#39;histoire.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#34;Le baron perché&#34; est le premier spectacle scénique d&#39;Alex Trillaud qui se produit toujours dans des spectacles de cabarets et de cirques dans des numéros de mâts chinois plus traditionnels. Mais avec cette création son &#34;cirque aléatoire&#34; renouvelle le genre et pourrait attirer des spectateurs moins sensibles aux numéros de cirque, vers un univers artistiquement plus créatif. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Accueillit pendant plusieurs jours en résidence par la compagnie &#34;La Part des anges&#34;, de Jarnac, Alex Trillaud a initié quelques jeunes stagiaires à son art acrobatique. &#60;br&#62;En fin de spectacle, ces &#34;arpètes de l&#39;acrobatie&#34; se sont livrés à une démonstration courageuse de leur court apprentissage, par ailleurs assez convaincante.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.cirquealeatoire.fr&#34;&#62;www.cirquealeatoire.fr&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/spectacles/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/spectacles/index.html#bv000003</guid>
  <category>Plein air</category>
</item>
<item>
  <title>L&#39;associations &#34;Amarres&#34; aux Récollets</title>
  <description>Il n&#39;est pas toujours facile de faire perdurer un collectif d&#39;artistes dans le temps, certains egos ne le supporte guère. Pourtant, avec &#34;Amarres&#34;, il semble que les artistes y réunis aient su dépasser ce problème pour faire vivre ensemble une associations où les talents se conjuguent pour l&#39;émulation de tous.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Ils sont 16, réunis autour du peintre Patrick Le Tuault à présenter leurs oeuvres. Des toiles à l&#39;univers impressionniste imprégné d&#39;étrange, de surréalisme, de l&#39;artiste de Burie, aux Rakus animaliers de Bertheas, en passant par les verres d&#39;Eric Simonin, les 17 créateurs internationaux donnent à voir le meilleur de leurs personnalités.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Peintres : Patrick Le Tuault,Nathalie Lefranc, Benoît Hapiot.&#60;br&#62;Sculpteurs : Jean Fontaine, François Marquet, Thierry Bertheas, Claude Berline, Fara, Odile de Maximy.&#60;br&#62;Verriers : Allain Guillot, Olivier Mallemeouche, Eric Simonin, Romuald Ribes, Pascal Lemoine, Eric Laurent, Krystal.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;A voir d&#39;urgence puisque l&#39;exposition se déroule actuellement et jusqu&#39;au 17 mars, au Couvent des Récollets, à Cognac.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;Association Amarre&#60;/b&#62; : &#60;br&#62;&#60;b&#62;&#60;i&#62;&#60;br&#62;84, avenue de la République, 17770 -  Burie.&#60;br&#62;Tél. : 05 46 97 02 71 ou 06 62 62 16 28.&#60;br&#62;Email : &#60;a href=&#34;&#38;#109;&#38;#97;&#38;#105;&#38;#108;&#38;#116;&#38;#111;:%62%6F%69%64%61%40%77%61%6E%61%64%6F%6F%2E%66%72&#34;&#62;boida&#38;#64;wanadoo.fr&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;site : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.lepinceausurloreille.free.fr&#34;&#62;www.lepinceausurloreille.free.fr&#60;/a&#62;&#60;br&#62;&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000019</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000019</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Christian l&#39;abstrait et Testard le figuratif</title>
  <description>Retour du peintre Christian Testard aux Récollets de Cognac. Avec une réelle évolution dans sa palette, l&#39;abstraction.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Le style reste fondamentalement le même avec des couleurs vives, rouges vifs, bleus intenses, jaunes éclatants...&#60;br&#62;&#60;br&#62;Mais les formes, mais les lignes, les épaisseurs de matière s&#39;étirent, se fondent dans une recherche d&#39;émotions. Si certaines ne sont pas sans évoquer de grands prédécesseurs, il reste que la patte de &#34;Christian&#34; (signature abstraite du peintre) en renouvelle l&#39;approche.&#60;br&#62;&#60;br&#62;A voir aux Récollets de Cognac, jusqu&#39;au 25 juin ou sur le site de l&#39;artiste : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.ctestard.com/&#34;&#62;http://www.ctestard.com/&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000015</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000015</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Asphaltes</title>
  <description>Rarement le titre d&#39;une exposition n&#39;a collé aussi bien à son thème.&#60;br&#62; Avec Asphaltes, Didier Delannoy nous entraîne sur ses routes de la création artistique. Routes secondaires, étroites, noires d&#39;un bitume usé par les passages de roues, cabossées et creusées de nids de poules. Les routes d&#39;un érotisme aux corps émaciés, que l&#39;on devine déjà chargés d&#39;âges. Les âges d&#39;un vie labourée par les angoisses et les plaisirs.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Avec Delannoy, le goudron, l&#39;encre, la cendre, la matière et l&#39;huile, deviennent messagers de la créativité. Noirs, sombres, à peine éclairés d&#39;une lumière quasi lunaire, mais où se laisse guider en confiance, par la main baladeuse de l&#39;artiste.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Toiles chargées d&#39;ombres où l&#39;on ne devine qu&#39;à peine le sujet, mais qui vous saisissent à l&#39;âme et au coeur.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Rarement l&#39;on a été aussi heureux de parcourir l&#39;asphalte d&#39;une route où virages et accidents de parcours vous font  un voyageur béatement égaré.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Julien Ertveld&#60;br&#62;&#60;br&#62;Aux Récollets, à Cognac, jusqu&#39;au 4 juin.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000017</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000017</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Titre de paragraphe</title>
  <description>Saisissez le texte du paragraphe ici</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000014</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000014</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Pierre-Marie Tardat et Cyril Karénine</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Les Récollets à Cognac, accueillent deux jeunes artistes au talent déjà affirmé.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Des toiles claires, faites parfois de matières ou, plus exactement de matériaux, une approche résolument moderniste, largement inspirées de ses maîtres, mais dont il se réapproprie les techniques, Pierre-Marie Tardat doit tout à sa formation. Hors du classicisme des écoles d&#39;arts, il a suivit le chemin de l&#39;atelier de Monique Jacquet.  C&#39;est là qu&#39;il aborde les diverses techniques de l&#39;expression artistique et s&#39;attache à les mettre au service de son art particulier. &#60;br&#62;Acrylique, modelage, aquarelle, dessin, il ne sépare pas, mais unit. Plie, l&#39;aluminium, tisse le fil de fer, souligne l&#39;acrylique de traits de crayon. &#60;br&#62;Rien de vraiment révolutionnaire, mais une  originalité certaine. A trente ans, il prépare encore son chemin d&#39;art sachant qu&#39;en matière d&#39;art la maturité se révèle lorsque l&#39;on a su se détacher totalement de ses influences. Si grandes soient-elles.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Pierre-Marie Tardat présente une partie de ses oeuvres dans une exposition impromptue aux Récollets de Cognac en compagnie du sculpteur  &#60;i&#62;&#60;b&#62;Cyril Karénine&#60;/i&#62;&#60;/b&#62; qui pratique une sorte de &#34;sculpture durable&#34; en redonnant une vie  inattendue à des objets tombées en désuétuse. Là encore, la démarche n&#39;est pas forcément nouvelle, mais les créations  sont belles et font oublier le plus souvbent le support originel.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;b&#62;A voir jusqu&#39;au 3 avril.&#60;/b&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000012</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000012</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Benko, Cario, Delannoy, Folliet : Osmoses</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Morsure », un livre d&#39;art(s). Avant tout un livre d&#39;artistes.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Une rencontre. Une rencontre, on ne sait jamais. On ne sait jamais ce qui en découle vraiment. Pas plus avant qu&#39;en suite. &#60;br&#62;Ephémère souvent. Comme cette ombre entrevue ou ces « passantes » d&#39;Antoine Pol, que Brassens mit en musique.  Durable parfois comme le fut la Pléïade. Riche le plus souvent des échanges qui s&#39;y créent. Celle qui donna naissance à « Morsure » restera.  Marquante. Unique.&#60;br&#62;&#60;br&#62;« Morsure ». Indéniablement, c&#39;est celle de l&#39;amitié, de l&#39;amour de l&#39;art. Amour partagé entre quatre artistes unis dans la même passion.Charnelle. &#60;br&#62; Elle se voulait artiste, peintre, elle devint le modèle du peintre. Elle se voulait modeleuse de matière, sculpteur de pierre, de bois, de métal, elle devint modeleuse de mots. Sculptant la phrase, ciselant le haïku, soudant les univers.&#60;br&#62;L&#39;univers du peintre. L&#39;univers du photographe. Metteurs en images de leur union. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Cindy Benko, le modèle; Véronique Cario, l&#39;écrivain (je dis bien écrivain... »Écrivaine » est un si vilain mot, qu&#39;il défigure la femme auteur et ne lui rend pas l&#39;hommage qu&#39;elle mérite.) ; Didier Delannoy, le peintre partagé entre deux mondes. Saintongeais à l&#39;âme slave, membre de l&#39;Union des Peintres Russes, aux coups de pinceau dont la puissance souligne plus qu&#39;elle ne révèle la sensualité du corps ; Jean-Charles Folliet, le voyeur discret. Un cadrage ; Une lumière. Pour le détail.L » atmosphère. &#60;br&#62;&#60;br&#62;Aucun voyeurisme justement. Aucune exhibition. Tout est nuances, pudeurs, sensualités. Modèle, peintre, photographe, auteur, sont à l&#39;unisson des corps, des sensibilités, des arts. Osmose véritablement des âmes et des talents. Hommage unique que ce partage à la seule vraie valeur qui les unisse, l&#39;art. Les arts. Tous les arts car, pendant le travail la musique est présente.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Lisez les préfaces des artistes, élégantes, fragiles, tant humaines.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Et regardez. Votre regard se déshabille de ses perversités pour ne s&#39;imprégner que de la suavité paisible des images et des textes.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Naissance à huit mains, à quatre regards. « Morsure » unique. Celle de l&#39;échange. Celle du don. Celle du partage. &#60;br&#62;Et au bout, un livre. Une exposition.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;L&#39;exposition, c&#39;est jusqu&#39;au 20 mars aus Récollets à Cognac.&#60;br&#62;Le Livre, bilingue Français — Russe, vendu 30 &#8364; auprès de Jean-Charles Folliet, prochainement sur son site : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.jc-folliet.com/galeries-photos&#34;&#62;http://www.jc-folliet.com/galeries-photos&#60;/a&#62;&#60;/i&#62;/&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000010</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000010</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Johanna et Lahcen aux Récollets à Cognac</title>
  <description>&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Johanna est née en 1975 à Cognac, en Charente, mais vit désormais dans le sud marocain.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Bien avant d&#39;y rencontrer Lahcen, elle créait déjà des toiles très imprégnées de ce &#34;styl&#39;Afrik&#34; qu&#39;elle affectionne particulièrement.  Ses femmes  longilignes aux tenues &#34;haute-couture&#34; adoptent des poses inspirées des plus grands &#34;top models&#34;. &#60;br&#62;Provoquantes, sexys, naturelles, détendues, c&#39;est tout le catalogue des opages glamours des magazine qui défilent sur les murs. Mais les ambiances colorées aux dominantes ocres, orangées et noires vous ramènent toujours à cette Afrique que la jeune femme rêve de voir transformer ses boubous en robes du soir. Simplement pour que l&#39;on y voit autre chose que l&#39;exotisme de bazard des tour-opérators et du Club Med.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;oeuvre du peintre  marocain Lahcen  Mahmoudi, quant à elle, s&#39;inscrit dans la tradition culturelle arabe qui veut que l&#39;on ne représente pas l&#39;homme. Ses toiles, illustrent des signes calligraphiques sans en apporter la signification évidente, par la suggestion. Comme dans cet &#34;envol&#34; où les traits de pinceau, donnent l&#39;image d&#39;une foule en mouvement survolée par des oiseaux. Burnous noirs et blancs mêlés aux ailes bleues d&#39;anges gardiens.&#60;br&#62;&#60;br&#62;L&#39;exposition se déroule actuellement au Couvent des Récollets de Cognac, jusqu&#39;au samedi 14 novembre.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Un &#34;clic&#34; sur la photo et découvrez le site de Johanna&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000002</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Christian Testar</title>
  <description>Installé aux Récollets de Cognac jusqu&#39;au 3 juillet, Christian Testard  peint au couteau des paysages imaginaires. Inspirés de ses voyages, ils assemblent des vues, des éléments de décors, puisés ici et là, au gré routes et des chemins. S&#39;ils naissent de l&#39;imagination de l&#39;artistes , ils reflètent  pourtant la lumière, les couleurs, les parfums des régions évoquées.&#60;br&#62;C&#39;est que l&#39;artiste né, voici 50 ans dans la région bordelaise, a connu une enfance de voyages dans les terroirs et les îles et en a tiré des sensations qu&#39;il traduit dans des peintures lumineuses, colorées, à la matière transparence, usant du couteau comme d&#39;une brosse légère. &#60;br&#62;Ses &#34;Provences&#34;, ses &#34;Bretagnes&#34;, ses paysages ont la puissance et la beauté de leurs cadres originels; les pétales de ses bouquets filtrent une transparence qui leur rend cette fragilité qui leur est naturelle.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Christian Testard peint depuis son enfance et continue pendant ses expositions, créant naturellement devant son public ses oeuvres virtuelles dont les modèles naissent spontanément sous sa palette et son couteau.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Si vous avez manqué son exposition retrouvez le sur : &#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.ctestard.com/&#34;&#62;http://www.ctestard.com/&#60;/a&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000016</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/expositions/index.html#bv000016</guid>
  <category>A voir en ce moment</category>
</item>
<item>
  <title>Poussez la « Porte Bleue»</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Emanation du « Pôle des Métiers d&#39;art » de Niort, le concept des « Portes Bleues » est simple : offrir un espace de visibilté communautaire aux artisans d&#39;art d&#39;une même région.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Car rien n&#39;est plus pénalisant pour le créateur que de voir un amateur s&#39;en aller, déçu d&#39;avoir été mal reçu, soit par manque de disponibilité pratique (la finition d&#39;une oeuvre lorsque l&#39;on est dans une phase technique délicate demande une grande attention), soit par manque d&#39;attrait pour le contact commercial.&#60;br&#62;Si ce n&#39;est de devoir différer l&#39;achèvement d&#39;un travail pour avoir consacré trop de temps à l&#39;accueil du public. C&#39;est pourquoi de plus en plus souvent les artisans d&#39;art ne reçoivent que sur rendez-vous ou ne démontrent leur savoir faire au public que lors d&#39;expositions le leur permettant.&#60;br&#62;D&#39;autres font le choix de se regrouper pour optimiser leurs temps de travail et de contacts.&#60;br&#62;La création du réseau « Porte Bleue » est en quelque sorte un prolongement de de ces initiatives et offre la possibilité de mettre en commun les espaces de présentation des oeuvres au public, ainsi que le temps passé à le rencontrer. Quant au public, il trouve là une variété de créations propres à le séduire.&#60;br&#62;Fort de ses 200 adhérents, le Pôle des Métiers d&#39;Art de Niort est une structure originale créée en Région Poitou-Charentes pour soutenir l&#39;activité des artisans d&#39;art. Et les spécialités les plus diverses trouvent là de quoi se faire connaître pour autant qu&#39;elles constituent une forme d&#39;expression utilisant des techniques proprement artisanales, c&#39;est à dire ne produisant pas en grande série.&#60;br&#62;Il existe actuellement 5 boutiques « Porte Bleue » en région à Niort, Angoulême, Rochefort, Surgères et Ste Marie de Ré. Mais les responsables du Pôle des Métiers d&#39;Art, Olivier Courtot en tête, n&#39;excluent pas d&#39;en ouvrir d&#39;autres si les demandes se font jour et respectent les critères de qualité exigés par le réseau.&#60;br&#62;Une « porte bleue » propose toujours une large variété d&#39;objets et de techniques et c&#39;est bien ce qui intéresse les esprits curieux que sont généralement les enfants. C&#39;est pourquoi plusieurs d&#39;entre-elles ont mis ou vont mettre en place des ateliers d&#39;enfants, où ces derniers découvrent en les pratiquant des métiers traditionels. Et l&#39;on sait bien que c&#39;est ainsi que naissent les vocations, du contact avec l&#39;outil et la matière.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Julien ERTVELD&#60;/b&#62;&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/mapage1/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/mapage1/index.html#bv000002</guid>
  <category>Porte Bleue</category>
</item>
<item>
  <title>D-Liss, le design gourmand</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Une formation en oenologie à l&#39;Oisellerie d&#39;Angoulême, complétée par une formation au design à l&#39;école de Nantes, pour l&#39;une, la même école de design et le goût de la vie au coeur du vignoble de cognac, pour l&#39;autre, et voilà de bonnes raisons de faire équipe ensemble dans la  création de leur propre studio de design innovant&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;En fait de studio, deux bureaux à la maison et de solides réunions de travail sur site avec leurs clients sont les points forts de cette petite agence de création au nom agréablement gourmand: &#34;D-Liss design&#34; et au slogan bien marqué dans le terroir comme  un &#60;i&#62;&#34;distillateur de vos idées&#34;&#60;/i&#62;.&#60;br&#62;Aurélie Roy et Audrey Panouillot créent des formes d&#39;objets, des images, des logos, des sites Internet, pour des entreprises sachant unir comme elles savoir-faire et proximité.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/salon/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/salon/index.html#bv000002</guid>
  <category>VS Pack à Cognac</category>
</item>
<item>
  <title>L&#39;authentification holographique</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Le souci de bien des marques, c&#39;est la contrefaçon. Car si  se voir contrefait est une sorte de reconnaissance de la qualité et de la notoriété de son produit, c&#39;est surtout dommageable pour la marque. Car il ne s&#39;agit pas seulement de se voir simplement copier par une qualité moindre, l&#39;enjeu est très souvent celui de vies humaines. Un produit contrefait s&#39;agissant de médicaments, d&#39;équipements de sécurités, d&#39;aliments et, bien sûr, d&#39;alcool, engagent gravement la santé de ceux qui les utilisent. C&#39;est pourquoi les règles de traçabilité sont de plus en plus strictes. Et c&#39;est pourquoi, aussi, les sociétés se tournent vers la protection de leurs produits par hologrammes.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Spécialisée dans cette technique et leader sur le plan mondial, &#34;Hologram-Industries&#34; protège ainsi les billets de 100, 200 et 500 euros, une référence. C&#39;est elle également qui fabrique les hologrammes des passeports biométriques.&#60;br&#62;Le principe en est simple, il s&#39;agit d&#39;un cliché impossible à contrefaire, que l&#39;on implante sur le produit. Il peut assurer l&#39;inviolabilité d&#39;une capsule de vin ou de cognac, comme être incluse directement sur le flacon ou dans le produit, s&#39;il est manufacturé.&#60;br&#62;Henessy, Martell, Otard, Remy-Cointreau, Louis Royer, grandes marques de cognac, figurent avantageusement aux côtés des Renault, Bosch, Sagem, Cartier, Givenchy ou BP entre autres références internationales.&#60;br&#62;A l&#39;heure où le client exige une parfaite sécurité dans ses achats et n&#39;hésite pas à se tourner vers les tribun,aux pour obtenir réparation, la protection holographique apparaît comme l&#39;une des plus sûres et pas forcément, la plus onéreuse.</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/salon/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/salon/index.html#bv000003</guid>
  <category>VS Pack à Cognac</category>
</item>
<item>
  <title>Elles sont les clés de l&#39;Europe</title>
  <description>&#60;br&#62;Il est bien révolu, le temps où l&#39;on pouvait se contenter de son marché local pour faire prospérer son entreprise. Aujourd&#39;hui, il est souvent nécessaire de travailler avec l&#39;étranger tant dans son approvisionnement en matières premières qu&#39;en débouchés pour la vente de ses productions.&#60;br&#62;La crise financière qui touche la planète depuis un an n&#39;affecte pas seulement les grands groupes, elle touche également, par le biais de la sous-traitance les petites et moyennes entreprises.&#60;br&#62;Après avoir délocalisé à tout va, l&#39;on s&#39;aperçoit que cette délocalisation a un effet pervers : la réimportation des produits finis qui grève la balance commerciale extérieure. Ce qui fait dire benoîtement au premier ministre que « favoriser la relance par le pouvoir d&#39;achat n&#39;est pas une bonne chose, car les consommateurs achètent des produits d&#39;origine asiatique et n&#39;aident pas les entreprises françaises ». Il est bien gentil François Fillon, mais si les entreprises avaient continué à produire en France, les consommateurs nationaux achèteraient français et non asiatique ! L&#39;ennui c&#39;est que les grands actionnaires de ces entreprises pensent profits à court terme et se préoccupent peu des balances commerciales des États.&#60;br&#62;Nos entreprises locales et régionales n&#39;ont majoritairement pas ce genre de souci puisqu&#39;elles ne sont que 2 % à exporter. Le Poitou-Charente se classe 19e sur 22 au niveau des exportations, principalement en direction des USA, de l&#39;Espagne, l&#39;Allemagne, l&#39;Italie et le Royaume-Uni.&#60;br&#62;C&#39;est naturellement le cognac et ses dérivés qui constituent largement le principal atout, avec 28,2 % des exportations ; l&#39;industrie électrique représente à peine plus de 10 %, l&#39;équipement automobile, la construction navale compte chacune pour à peine plus de 3 %.&#60;br&#62;On sait les chefs d&#39;entreprises français peu enclins à se placer sur les marchés étrangers, mais peu à peu de jeunes entrepreneurs s&#39;ouvrent aux échanges internationaux et s&#39;ils souhaitent travailler avec d&#39;autres pays c&#39;est bien pour exporter leurs productions.&#60;br&#62;Ce qui les intéresse avant tout, c&#39;est de connaître les possibilités qui leur sont offertes dans chaque pays de vendre. Pourquoi s&#39;installer dans un pays européen si son marché est déjà saturé, même si les conditions d&#39;accueil sont attrayantes ? Comment savoir quelle est la région la plus favorable à son activité ?&#60;br&#62;Existe-t-il d&#39;autres entreprises du même secteur d&#39;activité capable de fabriquer sur place mes produits sous licence ?&#60;br&#62;Puis-je créer une unité de production ?&#60;br&#62;Quelle est la réglementation en vigueur et comment m&#39;y adapter ?&#60;br&#62;Quelles sont les aides possibles ?&#60;br&#62;Répondre au mieux à toutes ces questions et à bien d&#39;autres, telle est la vocation de « Network Enterprise Europe, Sud-Ouest France », un organisme spécialisé de la CRCI de Poitiers.&#60;br&#62;europe-sud-ouest.fr</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/entrepriseeurope/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/entrepriseeurope/index.html#bv000002</guid>
  <category>Entreprise-Europe-Sud-Ouest</category>
</item>
<item>
  <title>Un service Interrégional</title>
  <description>&#60;br&#62;Dirigé par Stéphanie Vincent il permet aux entreprises régionales intéressées de mieux aborder les spécificités des relations économiques avec l&#39;étranger. A 37 ans, la responsable du service Europe a déjà une longue expérience de ce genre de relations. Après 10 années passées à Bruxelles, entre autres parmi le corps des lobbyistes pour des régions européennes en restructuration comme les Lands est-allemands ; avoir mis en place un bureau Provence-Alpes-Côte d&#39;Azur, Stéphanie Vincent est arrivée en 2006 à Poitiers, pour créer « NEESOF ». La structure ainsi mise en place est à compétence interrégionale puisque son aire d&#39;influence concerne également le Limousin, l&#39;Aquitaine et Midi-Pyrénées avec lesquels sont menées en commun un certain nombre d&#39;actions.&#60;br&#62;Pour l&#39;assister dans sa tâche, Stéphanie Vincent peut s&#39;appuyer sur les compétences linguistiques et la grande connaissance des pays d&#39;Europe de l&#39;Est, de Maria Voronetskaja.&#60;br&#62;Estonienne, âgée de 25 ans, Maria est chargée de mission Europe à Poitiers depuis avril 2008.&#60;br&#62;Des études à Bordeaux où elle passe une licence en « Administration économique et sociale », un mastère en Droit international et mastère 2 en Ingenierie politique européen, elle intègre l&#39;espace « Aquitaine internationale » et « Euro-infocentre » à Bordeaux, avant de rejoindre le service Europe de la CRCI de Poitiers.&#60;br&#62;Ce sont donc bien deux vraies spécialistes des relations internationales pour les entreprises, bénéficiant de relais au sein des instances de l&#39;Union Européenne qui oeuvrent à aider les entrepreneurs régionaux dans leurs démarches.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/entrepriseeurope/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/entrepriseeurope/index.html#bv000001</guid>
  <category>Entreprise-Europe-Sud-Ouest</category>
</item>
<item>
  <title>Un site Internet dédié</title>
  <description>&#60;br&#62;La bonne information ne se conçoit plus sans un site Internet performant. Network enterprise Europe constitue en fait un ensemble constitué par la mise en commun des informations issues des différentes antennes régionales existantes. Le site permet donc de retrouver des informations générales sur les dernières directives européennes en matière économique et industrielle comme celle-ci, concernant les nouvelles normes de bateaux de plaisance et réglementant les installations électriques, la prévention des chutes d&#39;hommes à la mer et leur remontée à bord, les réchauds de cuisine ou la plaque du constructeur entre autres.&#60;br&#62;Le site recense également les infos spécifiques sur les réglementations françaises, les journées d&#39;informations, les foires et salons ou les entreprises à reprendre, les financements, partenariats, le lobbying européen, etc.&#60;br&#62;L&#39;outil constitue en quelque sorte le couteau suisse de l&#39;entreprise souhaitant travailler avec l&#39;Europe. Car si la conjoncture semble délicate sur le plan économique, la solution n&#39;est pas dans le repli sur soi. C&#39;est bien par la mise en commun des moyens européens que les entreprises pourront amortir le choc financier.&#60;br&#62;Face aux grandes entreprises multinationales qui profitent de la crise pour aggraver la situation de l&#39;emploi en licenciant afin de préserver les gains de leurs grands actionnaires et en sacrifiant sans vergogne leurs sous-traitants, ce n&#39;est qu&#39;en travaillant ensemble dans un réseau commun que les PME-PMI européennes pourront s&#39;en sortir au moindre mal.&#60;br&#62;Les « plans de relance » individualisés des pays européens ne suffiront pas seuls, tous les observateurs le disent. La seule solution étant d&#39;oeuvrer en commun. Mais face à des économies nationales tenues par les grands financiers, les rodomontades sarkoziennes, l&#39;isolationnisme de Merkel ou l&#39;inféodation aux volontés américaines de Brown ne pèsent pas lourd. Quant à Obama, il est clair que l&#39;intérêt des USA prime à ses yeux sur les relations, si bonnes soient-elles, avec les partenaires Européens ou Asiatiques.&#60;br&#62;La connaissance des réseaux internationaux est un atout non négligeable que les entreprises en volonté de développement dynamique ne peuvent négliger.&#60;br&#62;P. F&#60;br&#62;Site : http//:&#60;a target=&#34;_blank&#34; href=&#34;http://www.enterprise-europe-sud-ouest.fr&#34;&#62;www.enterprise-europe-sud-ouest.fr&#60;/a&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/entrepriseeurope/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/entrepriseeurope/index.html#bv000003</guid>
  <category>Entreprise-Europe-Sud-Ouest</category>
</item>
<item>
  <title>La traduction, une profession« sensible »</title>
  <description>&#60;br&#62;Une entreprise qui souhaite travailler à l&#39;export se heurte à un obstacle majeur, celui de la langue. Pourtant, il n&#39;est pas anodin de bien traduire ce que l&#39;on souhaite réellement exprimer. Chaque langue possède des nuances qu&#39;il est indispensable de maîtriser pour ne pas risquer les erreurs de compréhension.&#60;br&#62;Souvent ces entreprises utilisent des logiciels de traduction qui se contentent du mot pour mot et n&#39;analysent pas le contexte de la phrase ni sa grammaire, ce qui change parfois le sens du mot, avec de possibles conséquences inattendues. Conséquences éventuellement ennuyeuses pour ce qui concerne des technologies usant de composants ou de produits potentiellement dangereux. Car le plus souvent ces logiciels sont issus de l&#39;anglais et multiplient les strates de traductions, augmentant d&#39;autant les risques d&#39;erreur. Mais il est vrai que ces traductions approximatives sont en apparence moins onéreuses qu&#39;une traduction faite par une personne de métier. En apparence seulement, car la réimpression de notice pour corriger les erreurs ou les rappels d&#39;appareils mal montés ne constituent pas ce que l&#39;on peut appeler des opérations aidant à la rentabilité. Sans parler du préjudice d&#39;image pour l&#39;entreprise.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;h3&#62;Traduire dans sa langue maternelle&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;&#60;br&#62;La traduction est un métier à part entière, qui ne permet aucune erreur. Et encore moins en ce qui concerne les technologies. Pour Stéphanie Havet, fondatrice de « Translacom », créée le 1er mai 2008, c&#39;est une évidence.&#60;br&#62;Le plus souvent, un même traducteur pratique plusieurs spécialités. C&#39;est le cas de Stéphanie Havet. La traduction demande une mise à jour permanente de ses connaissances et de l&#39;évolution des langues. C&#39;est pourquoi la traductrice possède de nombreux ouvrages de référence et correspond via Internet avec des auteurs, des linguistes, des spécialistes du droit civil et commercial, des pays dont elle assure la traduction des ouvrages. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Se former, maintenir son niveau, progresser, demande beaucoup d&#39;investissements financiers, il est donc nécessaire d&#39;avoir un spectre assez large pour rentabiliser ces investissements permanents. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Forte de son expérience, elle intervient dans les domaines juridiques, commerce, marketing, presse, politique, environnement, tourisme, bien-être…&#60;br&#62;Cette diversité ne signifie pas pour autant dispersion, car il s&#39;agit bien de domaines de compétences affirmés.&#60;br&#62;Spécialiste en économie juridique, Stéphanie Havet pratique couramment le russe et l&#39;anglais (avec une préférence pour celui des USA), mais « Je traduis dans ma langue maternelle, le français », dit — elle. Un principe qui permet justement d&#39;apporter ces nuances qui font toute la richesse de sa langue, évite de graves contresens et rend la traduction vivante, agréable à lire, même sur des sujets apparemment aussi « rébarbatifs » que les technologie, l&#39;économie ou le droit. &#60;i&#62;&#60;b&#62;« Si l&#39;on souhaite par exemple transposer un ouvrage du français au russe, il est préférable faire appel à un traducteur d&#39;origine russe pour une traduction de qualité et il en est ainsi pour toutes les langues. L&#39;expérience montre qu&#39;il est très difficile de bien saisir toutes les nuances d&#39;une langue qui vous est étrangère, même si on la pratique assidûment. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Et de fait l&#39;on peut remarquer par exemple, qu&#39;un étranger effectue instinctivement les calculs un peu compliqués dans sa langue maternelle, même s&#39;il vit depuis longtemps en France.&#60;br&#62;De solides études de langues assorties de séjours en Russie et aux USA, une excellente formation juridique de l&#39;entreprise à l&#39;international font de S. Havet, une professionnelle reconnue dans ce domaine.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;article paru en mars 2009&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/entreprendre/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/entreprendre/index.html#bv000002</guid>
  <category>Translacom</category>
</item>
<item>
  <title>Merignac veut restaurer son orgue</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Commune de près de 800 habitants, près de Jarnac, en Charente, Mérignac dispose d&#39;un orgue, digne des plus grandes villes.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62; &#60;br&#62;La petite église St Pierre abrite un instrument construit en 1923 par les célèbres facteurs Mutin - Cavaillé - Coll. Installé à l&#39;origine en l&#39;abbaye des Bénédictines de Chantelle, dans l&#39;Allier, il est, depuis 1980 l&#39;accompagnateur des cérémonies religieuses de Mérignac. &#60;br&#62;Aujourd&#39;hui l&#39;instrument a besoin d&#39;une restauration afin de lui permettre de restituer dans toutes leurs qualités, des oeuvres de 17 et 18 èmes siècles en particulier.&#60;br&#62;Destiné au culte, mais également aux concerts et à une école de musique, l&#39;orgue demande d&#39;investir un peu plus de 135 000 euros pour sa restauration et la consolidation de son escalier et de la tribune.&#60;br&#62;Pour ce faire, L&#39;association des amis de l&#39;orgue Mutin - Cavaillé - Coll de Mérignac, a lancé une souscription, parrainée par &#34; La fondation du Patrimoine&#34;, de Poitiers, qui oeuvre pour la préservation du patrimoine historique privé.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/merignac16/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/merignac16/index.html#bv000002</guid>
  <category>Orgue Mutin Cavaillé Coll, de Mérignac</category>
</item>
<item>
  <title>Maison Médicale : Un intéressant montage financier</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;La commune de moins de 700 habitants a trouvé les moyens techniques et financiers pour offrir à ses habitants des services médicaux dignes d&#39;un chef lieu de canton.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;La désertification des campagnes entraîne le départ de services publics qui, eux-mêmes, amplifient cette désertification. Il en est de même pour les services médicaux. Le « numerus clausus », nombre de médecins autorisés à exercer, réduisant le nombre des étudiants admis dans les facs de médecines françaises à partir des années 80, a provoqué un manque criant de professionnels de santé dans les campagnes. Les médecins généralistes trouvent difficilement des successeurs pour reprendre leurs cabinets. En effet, les jeunes carabins préfèrent s&#39;installer en ville, y trouvant des conditions de travail et de rentabilité plus propices à leurs ambitions.&#60;br&#62;Face à ce manque de candidatures, certaines communes se désolent, croisent les mains, les doigts et finalement se découragent. Or si l&#39;on souhaite attirer des familles, il est indispensable de leur offrir quelques services de proximité ; L&#39;école, une garderie, un commerce multiservices ne sont pas tout. Un médecin, une pharmacie, des infirmières assurent le minimum de sécurité sanitaire attendu par les familles.&#60;br&#62;À Mérignac, commune de 700 habitants à quelques kilomètres de Jarnac, en Charente, l&#39;on disposait déjà d&#39;une pharmacie, de deux médecins, d&#39;un cabinet d&#39;infirmières et d&#39;un kiné depuis bien des années.&#60;br&#62;Mais M. Roblin, le pharmacien souhaitait s&#39;agrandir et envisageait de s&#39;installer ailleurs s&#39;il ne trouvait pas de solution sur place. L&#39;un des deux médecins, le Dr Conte souhaitait créer un cabinet commun avec une collègue, le Dr Martin, et pouvait également quitter la commune. Devant cet état de fait et face à l&#39;immobilisme des institutions, à commencer par la Communauté de Communes du Jarnacais qui ne voyait pas l&#39;intérêt de créer une maison médicale à Mérignac puisque Jarnac offre déjà ces services, le maire de Mérignac, Guy Rougier, soutenu par conseil municipal unanime, a opté pour une solution assez originale et inventive.&#60;br&#62;Le pharmacien disposant d&#39;un terrain pour y construire une nouvelle pharmacie en a cédé une partie à la commune pour y bâtir la maison médicale, agrandi par une surface complémentaire, acquise auprès d&#39;un autre propriétaire. La municipalité s&#39;est alors tournée vers les professionnels intéressés : kiné, médecins, infirmières et dentiste afin que chacun détermine, selon ses capacités financières, la surface de cabinet dont il aurait besoin. Cette surface correspondant au montant du loyer à payer par la suite. Ainsi fut déterminée la surface totale de la maison médicale dont le coût de construction et d&#39;aménagement est entièrement couvert, pour sa part communale, par les loyers. Les 56 % restant ont bénéficié de subventions.&#60;br&#62;Lancée en 2007, la construction s&#39;est achevée en juin 2008, retardée par la défaillance d&#39;une entreprise, d&#39;ailleurs coutumière de retards dans ses travaux. Ces trois mois de délai supplémentaires, sont autant de manque à gagner dans les loyers pour la commune et de revenus pour les locataires. Un seul professionnel, Antoine Amiot, le kinésithérapeute, avait pu s&#39;installer dès le début février, les médecins, les Drs Conte et Martin et le cabinet infirmier de Mme Réaux début mars, le dentiste, M. Diop, début juin.&#60;br&#62;Pour Antoine Amiot, le kiné, la formule « m&#39;a permis de pouvoir étudier de quelle manière agencer efficacement mon local ! J&#39;ai pu déterminer les espaces réservés à la musculation, aux massages, aux exercices de manière à pouvoir accueillir un associé sans avoir de problème de répartition des espaces. Il en a été de même pour mes collègues médecins, infirmières et dentiste dont chacun a pu optimiser dès la conception sur plan les surfaces dont il avait besoin. Ce fut également l&#39;occasion d&#39;investir dans du matériel neuf et performant. »&#60;br&#62;Après une année de fonctionnement, la maison médicale de Mérignac prouve que la formule est performante.&#60;br&#62;« Le parking est souvent complet » remarque le pharmacien.&#60;br&#62;Les deux médecins, qui pensaient suffire à la clientèle puisque le troisième médecin de la commune, le Dr Thébault, a préféré poursuivre son activité à domicile, devront faire appel à un remplaçant lors de congés prolongés.&#60;br&#62;Le Dr Diop, le dentiste, qui exerçait jusque-là dans le cadre de l&#39;hôpital Girac et de la polyclinique d&#39;Angoulême, a dû rapidement ouvrir son cabinet mérignacais à plein temps.&#60;br&#62;Et les autres praticiens ont également des carnets de rendez-vous débordants, leur clientèle s&#39;étendant de plus en plus.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« C&#39;est que l&#39;on vient de toutes les communes avoisinantes, car la facilité d&#39;accès, de stationnement et le regroupement des spécialités avec la pharmacie sont un atout majeur pour notre accueil »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;, constate Guy Rougier, dont la mairie voit grandir le nombre des demandes de permis de construire.&#60;br&#62;Car il ne suffit pas que les professionnels fassent preuve de bonne volonté, encore faut-il que la population encourage l&#39;initiative. D&#39;autres communes ont vu leurs structures se déliter par manque d&#39;activité ; les médecins renonçant à continuer à travailler dans des regroupements délaissés par les clients.&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;« Il ne s&#39;agissait pas d&#39;un pari hasardeux, confirme Guy Rougier, mais d&#39;une opération réfléchie, destinée à favoriser le maintien sur la commune de notre population, voire d&#39;attirer des personnes pour lesquelles un service médical de qualité est important. Qu&#39;il s&#39;agisse de jeunes ménages avec des enfants ou de personnes âgées ayant des difficultés à se déplacer, cette proximité est un atout. D&#39;ailleurs, nous avons des appels d&#39;autres communes à travers la France nous demandant des renseignements sur notre montage. »&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;La petite commune charentaise apporte donc à sa façon une certaine réponse à la lutte contre la désertification des campagnes. La conception mérignacaise n&#39;est pas forcément transposable partout, mais elle offre l&#39;avantage de n&#39;être onéreuse pour personne et de limiter les risques en matière d&#39;investissements. La commune voit ses emprunts couverts par les loyers ; les professionnels adaptent leurs engagements à leurs possibilités financières et les subventions accordées restent modestes au regard de l&#39;importance d&#39;une telle réalisation.&#60;br&#62;C&#39;est également cela, la santé de service public. Et c&#39;est bien ce qui a motivé Conseil Régional, pour apporter son soutient à cette création parmi la douzaine d&#39;initiatiatives lancées et soutenues en Région Poitou-Charentes.&#60;br&#62;                                             &#60;i&#62;Patrice Fougeray&#60;/i&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;h3&#62;Maison Médicale de Mérignac&#60;br&#62;&#60;/h3&#62;&#60;br&#62;Surface utile : 307.50 m2&#60;br&#62;Kiné : 88.20 m2&#60;br&#62;Médecins infirmières : 158.30 m2&#60;br&#62;Dentiste : 61 m2&#60;br&#62;Coût total : 547.200 2&#60;br&#62;Part communale : 450.000 euros empruntés sur 25 ans. Annuités couvertes par les loyers.&#60;br&#62;Loyers annuels : 27.300 euros&#60;br&#62;Prix du M2 : 7,50 euros&#60;br&#62;Subventions&#60;br&#62;Communauté de communes du Jarnacais : 11.700 euros&#60;br&#62;Conseil régional : 88.000 euros&#60;br&#62;Conseil général de la Charente : 130.000 euros&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;Article paru en mars 2009&#60;/i&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/merignac16/index.html#bv000003</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/merignac16/index.html#bv000003</guid>
  <category>Orgue Mutin Cavaillé Coll, de Mérignac</category>
</item>
<item>
  <title>Prochains concerts , 2010</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Dimanche 25 avril à 16h30&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Concert Gospel avec le groupe &#34;Gospel Mind&#34;.&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Dimanche 8 août  à 17h00&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Trompette et orgue : David Rouault , trompettiste solo de l&#39;orchestre de Maco (Chine)&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;i&#62;&#60;b&#62;Dimanche 19 septembre à 17h00&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;Voix et orgue : Chan,tal Dubarry (Mezzo-soprano)&#60;br&#62;&#60;br&#62;Organiste :&#60;br&#62; Dominique Lasnier&#60;br&#62;&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/amisdeloguedemer/index.html#bv000001</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/amisdeloguedemer/index.html#bv000001</guid>
  <category>Association des Amis de l&#39;Orgue Mutin Cavaillé-Coll</category>
</item>
<item>
  <title>Assemblée Générale</title>
  <description>Vendredi 5 février 2010 à 20h30, salle des mariages, ancienne mairie de Mérignac.&#60;br&#62;&#60;br&#62;Rapport moral&#60;br&#62;Rapport financier&#60;br&#62;Présentation de la saison 2010&#60;br&#62;Questions diverses</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/amisdeloguedemer/index.html#bv000004</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/amisdeloguedemer/index.html#bv000004</guid>
  <category>Association des Amis de l&#39;Orgue Mutin Cavaillé-Coll</category>
</item>
<item>
  <title>Mimi, Phiphi, Cricri</title>
  <description>&#60;i&#62;&#60;b&#62;Une soirée de variété française par le transformisme.&#60;/i&#62;&#60;/b&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;&#60;br&#62;Une soirée cabaret déjantée où l&#39;on rencontre quelques-uns des grands noms de la variété française, c&#39;est ce que propose le trio  « Mimi, Phiphi et Cricri ». Un serveur de restaurant, ancien artiste du cabaret Michou à Paris, un patron de restaurant, un propriétaire de chambres d&#39;hôtes, ces trois-là étaient faits pour se rencontrer. Laveissière, dans le Cantal, au pied du Plomb du Cantal, le restaurant de Philippe Meyniel organise des soirées spectacles plusieurs fois dans l&#39;année. C&#39;est là que s&#39;est produit le trio le 6 août dernier. Devenu patron du « Cheval Blanc » par suite de circonstances familiales, Philippe a repris une affaire que la famille gère depuis 7 générations. Mais sa vocation assumée, c&#39;est la chanson française. La ma, Bruel, Cloclo, Sardou... Son répertoire offre une large palette aux amateurs de bonne chanson.&#60;br&#62;Il s&#39;est associé à Michel et Jean-Christian pour monter une soirée cabaret de belle tenue, à la fois dynamique , humoristique et respectueuse des modèles proposés. &#60;br&#62;« Cricri », un fan de Dalida, reprend les chansons de son idole dans des tenues de scène que la créatrice Bambino n&#39;aurait pas reniées. La voix, l&#39;apparence, la gestuelle, évoquent sans imiter forcément. Il s&#39;agit d&#39;un hommage (réussit), pas d&#39;un clonage.&#60;br&#62;Quant à Michel, l&#39;ancien de « chez Michou », sa galerie de portraits féminins donne son rythme à la soirée. Mireille Mathieu, Nana Mouskouri, Rika Zaraï,  Annie Cordy, ( sa « Bonne du curé » ne manque pas d&#39;audaces), représentent quelques-unes des facettes d&#39;un programme constitué de près d&#39;une vingtaine de vedettes.&#60;br&#62;Et le public présent ne cache pas son plaisir en donnant de la voix et du geste pour soutenir les artistes.&#60;br&#62;Au final une agréable  soirée au cœur d&#39;un été très mitigé au niveau de la météo.&#60;br&#62;</description>
  <link>http://www.bourras-editions-communication.com/icietla/index.html#bv000002</link>
  <guid isPermaLink="true">http://www.bourras-editions-communication.com/icietla/index.html#bv000002</guid>
  <category>Petites rencontres de voyages</category>
</item>
</channel>
</rss>
